Nagaland

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25° 40′ N 94° 07′ E / 25.67, 94.12 ()

Nagaland
Sceau
Sceau
Localisation de l'État en Inde
Localisation de l'État en Inde
Administration
Pays Drapeau de l'Inde Inde
Capitale Kohima
Plus grande ville Dimapur
Création
Langue officielle Anglais
Gouverneur Ashwani Kumar
Ministre en chef Neiphiu Rio (NPF)
Démographie
Population 1 978 502 hab. (2011[1])
Densité 120 hab./km2
Rang 26e rang (0.16 %)
Géographie
Coordonnées 26° 13′ 45″ N 94° 39′ 09″ E / 26.229167, 94.6525 ()26° 13′ 45″ Nord 94° 39′ 09″ Est / 26.229167, 94.6525 ()  
Superficie 16 527 km2
Rang 25e rang (0.5 %)

Le Nagaland est un petit État du nord-est de l'Inde. Sa capitale est Kohima. Le Nagaland est divisé en sept districts administratifs. Le nom vient des Naga, ethnie locale répartie entre seize groupes et trente tribus qui constituent 84 % de la population. Les minorités ethniques sont les Chin (au nombre de 40 000), les Assamais (220 000) et les Bengalis de religion musulmane (14 000). Plus de 85 % de la population professe le christianisme, principalement baptiste. Le christianisme est aussi majoritaire dans les États voisins du Mizoram et du Meghalaya et représente une importante minorité dans l'État de Manipur : ceci les distingue profondément du reste de l'Inde dont les populations sont très majoritairement de religion hindoue.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’Histoire ignore tout de la contrée correspondant à l’actuel Nagaland jusqu’au XIXe siècle. Les peuplades – les Nagas - qui l’habitaient étaient des chasseurs-cueilleurs et se consacraient aux activités traditionnelles des peuples premiers (chasse, cueillette, agriculture vivrière). Les guerres tribales étaient fréquentes et les Nagas étaient coupeurs de têtes. Chaque tribu, chaque clan vivait isolément et avait ses propres traditions. C’est une ethnie de type mongoloïde que certains indices permettent de rapprocher des indigènes des Philippines et d'Indonésie, sans aucune certitude cependant.

Contrairement à l'Assam qui fut dirigé par plusieurs dynasties de râjas, comme l'atteste le pèlerin chinois Xuanzang, au VIIe siècle, la région de l’actuel Nagaland n'a pas connu d'organisation administrative avant l'arrivée des Britanniques et l'intégration du territoire dans le domaine du Raj britannique au cours de la première moitié du XIXe siècle. Les Britanniques mirent fin à la pratique de la coupe de têtes et aux guerres tribales et introduisirent les Nagas aux rudiments de la civilisation. Kohima devint le centre administratif en 1887, des forces de police furent installées et des impôts instaurés. En fait, l'administration du pays démarra vraiment en 188?, des centres administratifs secondaires furent établis à Wokha puis à Mokokchung.

Les Nagas furent évangélisés par des missionnaires baptistes venus d'Amérique. La conversion au christianisme, l'alphabétisation, l'initiation à l'anglais furent les causes d'une évolution morale et culturelle considérable, et de la perte irrémédiable des traditions ancestrales.

Les Nagas furent peu concernés par la Première Guerre mondiale, même si certains d'entre eux participèrent aux combats en Europe sous le drapeau britannique. Par contre, lors de la Seconde Guerre mondiale, la région fut occupée par les Japonais, et les Nagas restèrent loyaux envers la Couronne.

C'est à partir du début des années 1920 qu'un début de conscience nationale prit corps parmi certaines élites. Lors de l'indépendance de l'Inde, la région fut incorporée de gré ou de force dans l'Union Indienne, considérée comme héritière naturelle de l'Empire britannique, bien que le pays des Nagas, comme d'ailleurs les régions voisines, n'ait en commun avec celle-ci qu'une relative proximité géographique, à l'exclusion de toute communauté ethnique, culturelle, religieuse ou linguistique. L'action persévérante des autonomistes parvint pourtant à obtenir, sinon l'indépendance, au moins une certaine autonomie.

Le Nagaland est devenu un État fédéré le 1er décembre 1963. Auparavant, le statut de cette région était en question depuis 1956. Les mouvements indépendantistes, cependant, ne baissent pas la garde.

Le , des attentats indépendantistes avec deux explosions de bombes dans les États de l'Assam et du Nagaland ont fait au moins 57 morts et plus de 100 blessés. Les autorités ont accusé deux organisations indépendantistes, le United Liberation Front of Asom et le National Democratic Front of Boroland.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Nagaland est un des plus petits États de l'Union Indienne en superficie. C'est une région de collines et de montagnes (avant d'obtenir son statut d'État fédéral, il se nommait District des Collines nagas).

Il est entouré par trois autres États indiens : Assam au nord-ouest, Arunachal Pradesh au nord, et Manipur au sud, ainsi que par la Birmanie à l'est.

Le pays est situé entre 25°6' et 27°4' de latitude nord, entre 93°20' et 95°15' de longitude est. Sa superficie est de 16 527 km².

Il est parcouru par les rivières Dhansiri, Doyang, Dikhu, Milak, Zungki et Tizu. Le point culminant est le Saramati, à 3 841 m d'altitude.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Nagaland locator map.svg

Le Nagaland est divisé en huit districts :

Démographie[modifier | modifier le code]

Jeunes femmes Sumi (Naga) en costume traditionnel

Population : 1 978 502 habitants (recensement 2011[1])

Capitale : Kohima (77 000 habitants)

Économie[modifier | modifier le code]

En 2004 le PIB du Nagaland était de 1,4 milliards de dollars. Le secteur primaire, qui emploie 90% de la population, domine l'économie du Nagaland. Les principales cultures sont le riz, le maïs, le millet, le tabac, la canne à sucre ainsi que la pomme de terre. La pratique du jhum (labourage) a conduit à l'érosion des sols et à une baisse de la fertilité, particulièrement dans l'est de l'état. L'artisanat (tissage, potteries) est également une source de revenus. Le tourisme reste limité, principalement à cause des insurrections qui ont secoué le Nagaland au cours des cinq dernières décennies.

Culture[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Bien que la langue officielle soit l'anglais, les langues locales appartiennent au groupe tibéto-birman.

Elles se répartissent en cinq groupes qui ne forment pas un clade dans la famille tibéto-birmane : le terme naga est une désignation générale utilisée par les colonisateurs et n'a pas de réelle valeur du point de vue linguistique ou même ethnographique.

Ces cinq groupes sont :

  • Naga du nord (Chang, Phom, Konyak, Khiamngan, Wancho, Tangsa), langues qui s'apparentent au jingpo et au bodo-garo
  • Ao Naga (Ao Chungli, Ao Mongsen, Lotha, Sangtam, Yimchunrü)
  • Angami Naga (Angami, Mao, Pochuri, Rengma, Simi, Kheza)
  • Zelianrong Naga (Zeme, Liangmai, Nruangmei, Khoirao, Puiron, Maram)
  • Tangkhul Naga.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Nagaland Population Census data 2011 », Gouvernement de l'Inde (consulté le 16 août 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]