Ayas (Italie)

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Ayas
Blason de Ayas
Héraldique
Le hameau Antagnod, vu depuis Barmasc
Le hameau Antagnod, vu depuis Barmasc
Nom alémanique Ajàts
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Valle d'Aosta-Stemma.svg Vallée d'Aoste 
Province Blason ville It Aoste.svg Aoste 
Syndic Giorgio Munari
2006
Code postal 11020
Code ISTAT 007007
Code cadastral A094
Préfixe tel. 0125
Démographie
Gentilé ayassins
Population 1 359 hab. (31-12-2010[1])
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 00″ N 7° 41′ 00″ E / 45.81667, 7.6833345° 49′ 00″ Nord 7° 41′ 00″ Est / 45.81667, 7.68333  
Altitude Min. 1 698 m – Max. 1 698 m
Superficie 12 900 ha = 129 km2
Divers
Saint patron Martin de Tours
Fête patronale 11 novembre
Localisation

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Liens
Site web http://www.comune.ayas.ao.it/

Ayas est une commune de la Vallée d'Aoste, en Italie, située dans la vallée du même nom.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est la dernière commune de la vallée du même nom, qui remonte de la Doire baltée jusqu'au pied des sommets des Alpes pennines qui le séparent de la vallée de Zermatt, notamment :

Un glacier important est le Grand glacier de Verraz, d'où prend sa source l'Évançon.

Le mont Dzerbion s'oppose au mont Rose et sépare la commune d'Ayas de celle de Saint-Vincent.

Localisation de la commune d'Ayas à l'intérieur de la Vallée d'Aoste.


Histoire[modifier | modifier le code]

Le toponyme latin est Agatius[2].

Ayas était peuplé par les Salasses, jusqu'à la conquête de la part des Romains (env. 25 av. J.-C.). Ensuite, le val d'Ayas devint un passage pour rejoindre le Valais, sous le nom de Krämertal, la vallée des marchands.

En 515, Ayas est cédé aux moines de l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune, dans le Valais. C’est ainsi qu’un peuplement Walser, notamment à Saint-Jacques (également appelé Canton des Allemands par les Ayassins), apporte des caractéristiques particulières dans le domaine architectural (en similitude avec celle du Valais et de Gressoney-Saint-Jean), de l’habillement ou la linguistique (patois d'origine franco-provençale très particulier, qui se différencie des autres parlers valdôtains).

En 1200, le fief de Graines est vendu à la famille de Challant, les vicomtes d'Aoste, le val d'Ayas prenant alors le nom de Vallée de Challant-Ayas. Les Challant gardent le contrôle de la vallée jusqu'au XVIIIe siècle, qui passe faire partie ensuite au Duché d'Aoste.

Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, comme pour toutes les communes valdôtaines, Ayas aussi est intéressé par des flux migratoires vers la France et la Suisse romande.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, Ayas est intéressé par le tourisme, comme d'ailleurs tout le val d'Ayas, en particulier avec le développement des installations de ski à Champoluc et aux environs.

La division de la paroisse d'Ayas, d'où sont nées les paroisses de Champoluc et d'Antagnod, remonte au XXe siècle.

Activités[modifier | modifier le code]

Les sabotiers d'Ayas sont renommés pour leur habileté dans le travail du bois pour la fabrication des sabots (en patois ayassin, tsôques).

Monuments et lieux d'intérêt[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Des rascards sont présents sur tout le territoire de la commune, en témoignage de la présence de la civilisation walser dans le passé ;
  • La Maison Merlet et la Maison Fournier (ou Maison Challant) à Antagnod ;
  • La Villa Rivetti à Antagnod, faite construire par l'industriel biellais Giuseppe Rivelli, aujourd'hui siège de la maison communale ;
  • L'ancien bourg de Champoluc ;
  • L'ancien bourg d'Antagnod, où se situe, entre autres, la bibliothèque communale ;
  • Le Courtaud.

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin-de-Tours à Antagnod, place François-Marie Dandrès, accueillant plusieurs pièces intéressantes, entre autres, le maître autel (1713, œuvres de sculpteurs du Valsesia) entièrement en bois, sans doute le plus richement décoré de la Vallée d'Aoste, et l'orgue ;
  • L'église Sainte-Anne à Champoluc, qui aujourd'hui accueille un cinéma, a été autrefois la principale église du village ;
  • L'église Saint-Jacques au hameau du même nom ;
  • Le sanctuaire de Barmasc, qui remonte à 1744. En origine dédiée à Marie-Madeleine, il a toujours été dénommés Notre-Dame de Barmasc par les Ayassins. Le nom a été changé en Notre-Dame du Bon-Secours par le curé François-Marie Dandrès ;
  • L'église Notre-Dame des Douleurs à Lignod, accueillant une fresque du XIXe siècle du Jugement dernier par Franz Curta de Gressoney-Saint-Jean.

Associations[modifier | modifier le code]

À Champoluc se situe le siège de la Compagnie des guides de montagne de Champoluc-Ayas.

Personnalités liées à Ayas[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Dans cette commune se pratique le tsan, l'un des sports traditionnels valdôtains.

Administration[modifier | modifier le code]

Les syndics successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 2003 30 mai 2006 Renato Becquet   Syndic
30 mai 2006 en cours Giorgio Munari Liste civique Syndic
Les données manquantes sont à compléter.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu d'Ayas est composé par les deux villages d'Antagnod et de Champoluc, où se trouvent aussi les installations de sport d'hiver.

Les autres hameaux et villages sont : Bisous, Mandrou, Magnéaz, Palouettaz, Palenc, Champlan, Frachey, Saint-Jacques, Pra Sec, Rovinal, Drole, Blanchard, Péyo, Réze, Crojettaz, Fiére, Suttsun, Cunéaz, Crest, Frantse, Mascognaz, Pilaz, Magnéchoulaz, Eriou, Périasc, Périasc d'aval, La Crouch, Trochey, Meytére, Cornu, Corbet, Lignod, Borbey, L'Ojel, Goil deseut, Goil damon, Piéit, Granon, Graines.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Brusson, Chamois, Châtillon, Gressoney-La-Trinité, Gressoney-Saint-Jean, La Magdeleine, Saint-Vincent, Valtournenche, Zermatt (Valais)

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Louis Bonin. Vallée de Challand - Brusson - Guide et folk-lore. Mondovì, Mondovì Tipografia Commerciale, 1928
  • Saverio Favre, Luigi Capra, Giuseppe Saglio, Les sabotiers d'Ayas : métier traditionnel d'une communauté valdôtaine, Priuli & Verlucca éd., Ivrée, 1995
  • Claudine Remacle, Construire en montagne: l'exemple d'Ayas à travers les prix-faits du XVIIe et du XVIIIe siècle, Archivum Augustanum, 2, 2002, p. 59-111.
  • Pierre-Joseph Alliod, Grammaire du patois d'Ayas, Aoste : Duc, 1998
  • Saverio Favre, Les mystères du jugement et de l'antéchrist dans l'ancien carnaval d'Ayas, Société académique, religieuse et scientifique du Duché d'Aoste, 8, 2003, p. 73-128

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Vallée d'Aoste autrefois, recueil d'ouvrages de Robert Berton, 1981, Sagep éd., Gênes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Ayas (Italie).

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]