Mont Rose

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45° 56′ 25″ N 7° 52′ 06″ E / 45.94028, 7.86833 ()

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Mont Rose
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Géographie
Altitude 4 634 m, Pointe Dufour
Massif Alpes valaisannes
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la Suisse Suisse
Région autonome
Région
Canton
Vallée d'Aoste
Piémont
Valais
Provinces
District
Verbano-Cusio-Ossola, Verceil
Viège
Géologie
Roches Roches métamorphiques
Vue du mont Rose.

Le mont Rose (titsch gressonard Gletscher ou Glescher, littéralement « montagne glacée » ou « glacier »[1] ; en italien, Monte Rosa) est le second plus haut massif des Alpes après le massif du Mont-Blanc, situé à la frontière entre la Suisse et l'Italie. Son point culminant est la pointe Dufour (4 634 m), plus haut sommet de Suisse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de mont Rose n'indique pas la couleur de la neige de cette montagne, ni même lorsque les derniers rayons du soleil l'éclairent le soir, comme c'est le cas pour les Dolomites italiennes. Le nom vient du patois valdôtain rouésa, ou rouja, qui signifie « glacier » (du latin rosia), tout comme le mot Gletscher dans le patois gressonard (Greschòneytitsch).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le mont Rose comporte dix pics distincts :

La pointe Dufour qui culmine à 4 634 mètres, en est le sommet le plus haut. Au sommet de la Signalkuppe est situé le plus haut bâtiment et refuge d'Europe, la cabane Reine Marguerite, à 4 559 mètres. S'y trouvent aussi un relais météorologique et un centre de recherche sur les pathologies liées à l'altitude.

Sept vallées de Suisse et d'Italie entourent le mont Rose :

Panorama (de gauche à droite) sur les neuf pics du mont Rose, le Liskamm, Castor, son jumeau Pollux, le Breithorn (à droite de la chaîne de falaises) et le Petit Cervin.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première carte de géographie physique, précise et détaillée, du mont Rose date du milieu du XIXe siècle. Elle est l'œuvre des deux explorateurs allemands originaire de Berlin, les frères Adolph et Hermann Schlagintweit[2], pour leur ouvrage Untersuchungen über die physicalische Geographie und die Geologie der Alpen (« Observations sur la géographie physique et la géologie des Alpes ») qu'ils illustrent de plusieurs croquis du massif. En 1853 les deux frères envoient à l'Académie des sciences, une communication intitulée Observations sur la hauteur du Mont Rose et des points principaux de ses environs, dans laquelle ils présentent les résultats d'une série de mesures d'altitude qu'ils ont effectuées à l'aide d'un baromètre. Les précédentes mesures d'altitude des sommets du mont Rose avaient été faites par trigonométrie.

La première ascension a lieu le 1er août 1855, par Charles Hudson, J. Birkbeck, Ulrich Lauener, C. Smyth, J. G. Smyth, E. J. Stevenson, J. Zumtaugwald et un porteur.

Alpinisme[modifier | modifier le code]

Vue sur la face est du mont Rose depuis le Mottarone, de gauche à droite pyramide Vincent, Schwarzhorn, Ludwigshöhe, pointe Parrot, pointe Gnifetti, Zumsteinspitze, pointe Dufour, Nordend

Ascensions[modifier | modifier le code]

Les accès les plus faciles aux sommets du mont Rose se font de Gressoney-La-Trinité et d'Alagna Valsesia. Des habitants de ces deux vallées furent les premiers à faire l'ascension de cimes qui portent désormais leur nom en leur honneur. C'est le cas de Giovanni Gnifetti, curé d'Alagna, avec la pointe Gnifetti. La cabane Reine Marguerite permet de réaliser l'ascension des dix sommets du mont Rose en trois jours, ce qui est considéré comme une des plus belles courses des Alpes.

Tour du mont Rose[modifier | modifier le code]

Le tour du mont Rose, inauguré en 1995, est un circuit de randonnée de haute montagne[3]. Il est divisé en sept étapes d'une durée estimée à environ sept heures chacune.

Équipements[modifier | modifier le code]

Le mont Rose est équipé d'un refuge innovant et à l'architecture spectaculaire, la cabane du Mont Rose, mis en service en 2010. Cette construction se distingue par son degré d'autonomie énergétique et sa capacité à respecter l'environnement. Elle est constituée d'un bâtiment sur cinq niveaux dont trois sont situés le long d'une façade inclinée de 80 m2 qui récupère la chaleur solaire. Le projet a été élaboré par l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ ou ETH) en collaboration avec le Club alpin suisse (CAS), l’Université de Lucerne et le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA)[4].

Le mont Rose est également équipé du plus haut refuge gardé des Alpes, la cabane Reine Marguerite[5], installée près de la frontière italo-suisse, à 4 559 m d'altitude.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André-Louis Sanguin, Les Minorités ethniques en Europe, L'Harmattan, 1993, 369 pp. (ISBN 2-7384-1953-4), p.267-268
  2. Dr. G. de Tribolet, Les progrès des sciences naturelles en Suisse depuis 1848, Revue suisse, 1855, tome XVIII, p. 504
  3. Grands parmi les grands : le tour du mont-Rose, article de la revue mensuelle Les Alpes du Club alpin suisse, n°7, 12/07/2006
  4. Nouvelle cabane du mont Rose CAS
  5. Refuge Margherita / Signalkuppe, refuges.info