Issime

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Issime
Le chef-lieu (Duarf) vu du hameau Hubbal
Le chef-lieu (Duarf) vu du hameau Hubbal
Noms
Nom allemand Eischeme
Nom francoprovençal Eichima
Nom alémanique Éischeme
Administration
Pays Drapeau d'Italie Italie
Région Valle d'Aosta-Stemma.svg Vallée d'Aoste 
Province Blason ville It Aoste.svg Aoste 
Syndic Christian Linty
2007
Code postal 11020
Code ISTAT 007036
Code cadastral E369
Préfixe tel. 0125
Démographie
Gentilé issimois (français)
eischemera (Éischemtöitschu)
schummerou (patois gabençois)
Population 426 hab. (31-12-2010[1])
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 00″ N 7° 51′ 00″ E / 45.68333, 7.8500045° 41′ 00″ Nord
       7° 51′ 00″ Est
/ 45.68333, 7.85000
  
Altitude Min. 960 m — Max. 960 m
Superficie 3 500 ha = 35 km2
Divers
Saint patron Saint Jacques et saint Sébastien
Localisation

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Liens
Site web http://www.comune.issime.ao.it/

Issime est une commune du Val d'Aoste en Italie.

Sommaire

Géographie [modifier]

Issime se trouve dans la moyenne vallée du Lys (ou de Gressoney), une des vallées latérales de la Doire Baltée, qui remonte jusqu'au pied du massif du Mont-Rose.

Le chef-lieu, Duarf, se situe au bord du Lys (en Töitschu, Lyesu).

Le territoire de la commune se divise traditionnellement en trois parties :

  • Le Tiers de la plaine, allant du gouffre de Guillemore jusqu'au hameau Zuino (exclu) ;
  • Le Tiers dessus, correspondant à l'actuelle commune de Gaby ;
  • Le Tiers de la montagne, comprenant les trois vallons de Saint-Grat, de Bourines et de Tourrisson.

La commune de Gaby, appelée historiquement Issime-Saint-Michel (localment, Überlann, c'est-à-dire "terre haute", dû à sa position, en amont du chef-lieu) a été constituée en 1952.

Sommets [modifier]

Dans le vallon de Bourines :

  • Mont Néry
  • Weiss Weib (littéralement, la Dame blanche)

Dans le vallon de Saint-Grat :

  • Pic Vlou (Vluhuare, dans le patois local, le Töitschu)
  • Pic Torché
  • Mont Voghel (Vuagalhuare ou Blett, en Töitschu)
  • Siahuare (appelé Pic des Allemands ou Tête des lacs par les habitants de Challand-Saint-Victor)
Localisation de la commune d'Issime à l'intérieur de la Vallée d'Aoste


Histoire [modifier]

Pendant l'époque pré-romaine, Issime fut intéressé par des colonies de bergers et d'agriculteurs liées surtout à l'exploitation minière.

Le toponyme latin est Axima[2].

Au Moyen Âge, Issime devint le chef-lieu de la maison de Vallaise, qui octroya les franchises au village en 1227 par un statut local qui resta en vigueur jusqu'en 1773.

À partir du XIIIe siècle, le siège du tribunal fut fixé sur la place du Duarf (le chef-lieu), où un juge et deux conseillers administraient la justice. Aussi dans le domaine religieux, Issime joua un rôle de premier plan, en tant que siège unique de paroisse pour la haute vallée du Lys jusqu'en 1660.

Les Walser s'intégrèrent à la population autochtone, de langue et de culture franco-provençale, en créant une nouvelle culture, bien vivante encore de nos jours dans l'architecture, les traditions et la langue. Les meilleurs exemples de cette union sont les maisons walser (Städel) du vallon de Saint-Grat (Sen-Kroasch-Gumbu, en Töitschu) et du vallon de Bourines (Burrunun Gumbu, en Töitschu).

Monuments et lieux d'intérêt [modifier]

  • L'église Saint-Jacques (saint patron avec Saint Sébastien) est caractérisée par sa façade décorée à fresque avec des scènes du Jugement dernier, les mystères du Rosaire autour du parvis, ses fonts baptismaux en style roman et surtout son maître-autel en style baroque (le deuxième par dimensions de la Vallée d'Aoste après celui d'Antagnod à Ayas) avec ses 182 statues ;
  • Sur le promontoire en face de l'église paroissiale, la Herrenhaus, ancienne maison forte des Vallaise.

Économie [modifier]

Cette commune, avec celles de Gaby, Gressoney-Saint-Jean et Gressoney-La-Trinité, forment la Communauté de montagne Walser - haute vallée du Lys, dont le siège se situe au chef-lieu issimois (appelé Duarf).

Culture [modifier]

Les Walsers [modifier]

La communauté d'Issime, tout comme celle de Gressoney-La-Trinité et de Gressoney-Saint-Jean, a été fondée par les Walser, qui se déplacèrent à partir du XIIIe siècle, favorisés par le climat relativement doux dans les Alpes à cette époque. Leur mouvement à partir du Valais, intéressa la vallée du Lys et le haut Valsesia, au Piémont, et il fut encouragé sans doute par les seigneurs féodaux locaux, souhaitant peupler des vallées encore inhabitées afin de contrôler les cols alpins. En contrepartie, les Walser obtinrent des droits et libertés.

Les Walser, originaires de l'Oberland bernois, sont germanophones, et constituent donc une exception dans la vallée d'Aoste francophone. Ils parlent un patois d'origine alémanique, appelé Eischemtöitschu.

La culture walser est représentée aussi par l'architecture typique (voir le lien externe au fond de l'article), caractérisée par les Städel, des maisons complètement en bois, s'appuyant sur des « champignons » en pierre. Sur le territoire d'Issime, elles peuvent être admirées surtout au vallon de Saint-Grat.

Les communes d'Issime, de Gressoney-La-Trinité et de Gressoney-Saint-Jean constituent la Walsergemeinschaft Oberlystal (Communauté walser de la haute vallée du Lys), dont fait partie aussi Gaby, qui a subi l'influence des gens walser, tout en maintenant au cours des siècles un parler francoprovençal. Gaby a toujours fait partie de la paroisse d'Issime, et était appelé autrefois Issime-Saint-Michel ou Überland.

Le Töitschu issimois et l'association Augusta [modifier]

Article détaillé : Alémanique.

Malgré la présence de beaucoup de points en commun avec le Greschòneytitsch parlé dans les deux communes de Gressoney-Saint-Jean et Gressoney-La-Trinité, le Töitschu, dénomination dérivant du mot « Deutsch » (en allemand, allemand), a conservé des traits linguistiques très archaïques au cours des siècles. Cela est dû à l'isolement de cette commune de la Suisse, Issime étant situé entre les deux communes francophones et francoprovençales de Gaby en amont et de Fontainemore en aval.

Des exemples de töitschu sont :

  • Vergelzgott (= merci) ;
  • Chrigschma (= soldat) ;
  • Heersij (=fiancé(e))

A Issime siège l'association Augusta, pour l'étude et la défense de la culture walser.

Événements [modifier]

Fêtes, foires [modifier]

  • Fête de la Saint-Jacques, le saint patron, la dernière semaine de juillet ;
  • Fête de la Saint-Sébastien, le saint patron d'hiver ;
  • Fête de la Sainte-Cécile, la patronne des musiciens, d'habitude à novembre, organisée par la fanfare walser locale, la Musikkapelle « La Lira » (Voir lien externe au fond de l'article) ;
  • Z'Wacht im Duarf, qui signifie en Töitschu « La veille au chef-lieu », d'habitude au début de février ;
  • La fête de l'Association Augusta, au printemps, avec la présentation de la revue du même nom publiée depuis 1969.

Sport [modifier]

Sur la commune d'Issime se déroule la marche du Dondeuil.

Administration [modifier]

Le terme "syndic" se traduit dans le patois alémanique local, le Töitschu, par Hoptma.

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
20 mai 2002 21 mai 2007 Emanuela Vassoney   Syndique
21 mai 2007 en cours Christian Linty Liste Civique Syndic
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Hameaux [modifier]

Les noms des hameaux sont indiqués avec leur nom officiel, en français, et leur nom en Töitschu, entre parenthèses.

Grand Praz (Gran Proa), Crest (Krecht), Chincheré (Tschentschiri), Bioley (Biouley), Seingles (Zéngji), Seingles Dessus (Z’uabra Zéngji), Plane (Pioani), Ribola (Ribulu), Vecchaus (Vetschus), Riccourt (Rickurt), Riccourt Dessus (Z’uabra Rickurt), Rollie (Rolji), Crose (Kruasi), Riva (Réivu), Preit (Preite), Tontinel (Tuntelentsch), Fontaineclaire (Funtrunkieeru), Chef-lieu (Duarf ou Hauptort), Grand Champ (Gran Tschamp), Cugna (Künju), Nicche (Nicke), Zan (San), Ceresole (Di Zinnisili), Praz (Proa), Proasch (Proasch), Champriond (Tschendriun), Stein (Stein), Riccard (Rickard)

Communes limitrophes [modifier]

Arnad, Brusson, Challand-Saint-Anselme, Challand-Saint-Victor, Fontainemore, Gaby, Lillianes, Perloz, Sagliano Micca (BI)

Galerie de photos [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Vallée d'Aoste autrefois, recueil d'ouvrages de Robert Berton, 1981, Sagep éd., Gênes.

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]

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