Eugène Chavant

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Plaque commémorative Eugène Chavant à Grenoble

Eugène Chavant né le 12 février 1894 à Colombe, mort le 28 janvier 1969 à Grenoble est un résistant français, Compagnon de la Libération.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mécanicien de formation, il travaille aux établissements Neyret-Beylier comme simple ouvrier, il est alors enrôlé durant la première guerre mondiale au 11e dragon puis au 20e bataillon de chasseur à pied. À la fin de la guerre, il est titulaire de la médaille militaire, de la Croix de guerre et de quatre citations.

Militant socialiste entre les deux guerres, il est maire de Saint-Martin-d'Hères de février 1938 à février 1941. Un poste qu'il quitte pour entrer dans la clandestinité.

Durant la Seconde Guerre mondiale, combattant de l'ombre, il s'impose par son courage, ses vues claires et ses conseils pertinents. Il participe au mouvement de résistance Franc-Tireur en 1942 sous le pseudonyme de Clément et devient ainsi le chef civil du plateau du Vercors. Il se comporte comme un vrai chef en contrôlant toute la maintenance de la Résistance (ravitaillement, transport, sécurité, parachutages...). Le 14 juillet 1944, il proclame même la République du Vercors. Mais devant les attaques allemandes, s'estimant abandonné, il n'hésite pas à critiquer Alger à la veille du débarquement pour leur dire "Alors quoi?, est-ce que vous vous moquez de nous?"

Il est membre du Comité Départemental de Libération National de l'Isère. À la Libération, on lui propose le poste de préfet qu'il refuse. Il préfère se retirer dans une retraite digne et triste avec le sentiment d'avoir été abandonné par les Alliés, ce qui augmente encore son prestige.

Le général De Gaulle le fait Compagnon de la Libération le 20 novembre 1944.

À Grenoble, il est commémoré par le nom d'une station de tramway à proximité d'un mémorial en sa mémoire et par le nom d'un cinéma multiplexe. Il repose depuis 1969, date de sa mort, au Mémorial National de Saint-Nizier-du-Moucherotte, près de son homologue, chef militaire du plateau du Vercors, François Huet.

Source[modifier | modifier le code]

  • Les rues de Grenoble, Paul Dreyfus, Editions Glénat, p.61

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colonel Pierre TanantVercors, Haut lieu de France, Arthaud [1948, 1950, 1957, 1964, 1966, 1971] et Lavauzelle [1983]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notice biographique sur le site de l'Ordre de la libération