Marjorie Perloff

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Marjorie Perloff
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Biographie
Naissance
Nom de naissance
Gabriele Mintz
Nationalité
Domicile
Formation

Ethical Culture Fieldston School College Oberlin (Ohio), Barnard College, New York, Bachelor of Arts en 1953

Université Catholique d'Amérique, Washington DC, Master of Arts en 1956, Doctorat (Ph.D) en 1965.
Activité
philosophe, critique d'art, essayiste et universitaire américaine
Mère
Ilse Schüller-Mintz (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Université de Stanford

2001- à maintenant : Professeur émérite à l'Université de Stanford, 1990-2000 : Professeur titulaire de chaire à l'Université de Stanford, 1986-90 : Professeur d'anglais et de littérature comparée à l'Université de Stanford, 1976-86 : Professeur d'anglais et de littérature comparée à l'Université de Californie du Sud, 1971-76 : Professeur associé à l'Université du Maryland,

1966-71 : Assistante à la Catholic University of America,
Membre de
Œuvres principales

Edge of Irony: Modernism in the Shadow of the Habsburg Empire Unoriginal Genius: Poetry by Other Means in the New Century Wittgenstein's Ladder: Poetic Language and the Strangeness of the Ordinary

The Poetics of Indeterminacy: Rimbaud to Cage

Marjorie Perloff[1] (née Gabriele Mintz le à Vienne en Autriche) est une philosophe, critique d'art, essayiste et universitaire américaine[2]. Elle a enseigné à l'université Stanford avant de prendre sa retraite. Elle est membre de Académie américaine des arts et des sciences et de la Société américaine de philosophie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marjorie Perloff, née Gabriele Mintz est née à Vienne, en Autriche le 28 septembre 1931. Elle est issue d'une famille juive laïcisée qui a dû fuir l'Autriche lors de l'Anschluss en 1938. La famille Mintz est passée par la Suisse et les Pays-Bas avant de s'installer définitivement à New York. Là Gabriele prendra le prénom de Marjorie car ses camarades de classe avaient pris l'habitude de la surnommer "Marge".

Après avoir achevé ses études secondaires à la Ethical Culture Fieldston School[3] et au College Oberlin (Ohio), elle entre au Barnard College, New York où elle obtiendra son Bachelor of Arts en 1953 (Magna cum laude), enfin elle s'inscrit à l'université Catholique d'Amérique (Catholic University of America) à Washington, elle y soutiendra avec succès son Master of Arts en 1956, puis son Doctorat (Ph.D) en 1965.

Marjorie Perloff est l'une des plus grandes critiques américaines de la poésie contemporaine. Son travail a pour objet l'écriture des poètes expérimentaux et d'avant-garde dans le contexte des grands courants modernistes et postmoderniste dans les arts, y compris les arts visuels. 

Marjorie Perloff est une pédagogue, elle n'a jamais usé d'un style "savant" imperméable aux profanes.

Marjorie Perloff est passionnée par les intenses débats sur la langue, la poésie, la culture et les nouvelles technologies appliquées aux média.

Elle s'est penchée sur la littérature dite "post-Holocauste" qui a rejeté les normes littéraires et esthétiques occidentales traditionnelles, entraînant des textes violents comme ceux de Henry Miller et Norman Mailer, ou bien ceux indéterminés, dépersonnalisés comme ceux de Samuel Beckett ou de John Cage. Cette approche critique pose la possibilité d'une sorte d'écriture "post-esthétique", fondé sur l'échec de la "grande" culture du siècle même celle des grands modernistes comme Ezra Pound, T.S Eliot, Rainer Maria Rilke, Thomas Mann, etc. Cette écriture "post-esthétique" anti-élitiste, anti-autoritariste si elle fut politique et polémiste, elle n'a pas encore été capable de définir un style, un jeu spécifique.

À la suite du succès de Jacques Derrida il y a eu une montée du poststructuralisme aux États-Unis, et très vite la notion "d'instabilité sémantique" est devenue dominante dans les sciences humaines, et la critique littéraire. Ainsi, dans sa phase ultérieure, le postmodernisme devient peu à peu un style plutôt que "l'anarchie" polémique précédente célébrant la transgression, le déclin de tout pathos, la dissolution du sujet. Marjorie Perloff souligne le fait que pourtant, c'est le modernisme, dit défunt, qui fut une des expressions anti-staliniennes majeures, utilisée également pour les déplorations de l'Holocauste et d'Hiroshima.... D'où une invitation à revisiter le modernisme trop vite enterré par le postmodernisme. Elle pose la question : avant de se dire post moderniste ne faut-il pas auparavant avoir été moderniste ? Le postmodernisme n'est-il pas un dépassement du modernisme plutôt que sa négation ? Ne faut-il pas cesser l'exécration post-structuraliste ? Son livre sur le philosophe Ludwig Wittgenstein est pour elle un moyen de réinterroger de façon rigoureuse et méthodique le langage et son rapport au sens. Quête qui la conduit à construire un nouveau paradigme de la poétique basé sur la reconnaissance du fait que les émotions les plus secrètes et profondes du poète sont exprimés dans une langue qui déjà appartient à la culture, la société et de l'environnement du poète. Posture qui la conduit à critiquer l'uniformisation de la critique littéraire par les post-structuralistes et post-colonialistes pour retrouver l'élan de la théorie littéraire initiée par Aristote

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Philosophie et essais[modifier | modifier le code]

Articles (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Poetry on the Brink, Reinventing the Lyric, paru dans la Boston Review, 2012[7],
  • Language, pour la revue The Chronicle of Higher Education, 2011[8],
  • Unoriginal Genius: Walter Benjamin’s Arcades as Paradigm for the New Poetics, paru dans la revue Études Anglaises[9], 2008[10],
  • Avant-Garde Tradition and Individual Talent: The Case of Language Poetry, paru dans la Revue Française d'Études Américaines[11], 2005[12],
  • In Defense of Poetry, pour la Boston Review, 2000[13],
  • A Ritual for Being Born Twice': Sylvia Plath's The Bell Jar, pour la revue  "Contemporary Literature", Vol. 13, No. 4, 1972[14].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ironists of a Vanished Empire, par Adam Kirsch pour la New York Review of Books, 2017[5],
  • On Marjorie Perloff, par Fred Moten pour la revue Entropy, 2015[17]
  • Becoming Marjorie Perloff, par Brian reed pour la revue Jacket2, 2012[18],
  • The Gray Area: An Open Letter to Marjorie Perloff, par Matvei Yankelevich pour la Los Angeles Review of Books, 2012[19],
  • Futurism and schism, interview menée par Charles Bernstein pour la revue Jacket2, 2012[20],
  • Marjorie Perloff: A bibliographic essay, par Gordon Faylor pour la revue Jacket2, 2012[21],

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Still Time for Surprises », sur epc.buffalo.edu (consulté le 26 septembre 2017)
  2. (en-US) « Marjorie Perloff », sur Poetry Foundation, (consulté le 26 septembre 2017)
  3. (en) « Ethical Culture Fieldston School », Wikipedia,‎ (lire en ligne, consulté le 26 septembre 2017)
  4. (en) « Marjorie Perloff | Department of English », sur english.stanford.edu (consulté le 26 septembre 2017)
  5. a et b Adam Kirsch, « Ironists of a Vanished Empire », The New York Review of Books,‎ (ISSN 0028-7504, lire en ligne, consulté le 26 septembre 2017)
  6. Stephen Burt, « Must poets write? », London Review of Books,‎ , p. 33–34 (ISSN 0260-9592, lire en ligne, consulté le 26 septembre 2017)
  7. (en) « Boston Review — Marjorie Perloff: Poetry on the Brink », sur bostonreview.net (consulté le 26 septembre 2017)
  8. (en-US) Marjorie Perloff, « Language », The Chronicle of Higher Education,‎ (ISSN 0009-5982, lire en ligne, consulté le 26 septembre 2017)
  9. « Editions Klincksieck : Études anglaises », sur www.klincksieck.com (consulté le 26 septembre 2017)
  10. (en) Marjorie Perloff, « Unoriginal Genius: Walter Benjamin's Arcades as Paradigm for the New Poetics », Études anglaises, vol. 61, no 2,‎ , p. 229–252 (ISSN 0014-195X, lire en ligne, consulté le 26 septembre 2017)
  11. « AFEA », sur www.afea.fr (consulté le 26 septembre 2017)
  12. Marjorie Perloff, « Avant-Garde Tradition and Individual Talent: The Case of Language Poetry », Revue française d’études américaines, vol. no 103, no 1,‎ , p. 117–141 (ISSN 0397-7870, lire en ligne, consulté le 26 septembre 2017)
  13. « Marjorie Perloff: In Defense of Poetry », sur bostonreview.net (consulté le 26 septembre 2017)
  14. « Gale Literary Databases - Document », sur www.sylviaplath.de (consulté le 26 septembre 2017)
  15. « Academy Member Connection », sur www.amacad.org (consulté le 26 septembre 2017)
  16. (en) « marjorie perloff »
  17. (en-US) « ON MARJORIE PERLOFF », ENTROPY,‎ (lire en ligne, consulté le 26 septembre 2017)
  18. (en) « Becoming Marjorie Perloff | Jacket2 », sur jacket2.org (consulté le 26 septembre 2017)
  19. (en-US) « The Gray Area: An Open Letter to Marjorie Perloff - Los Angeles Review of Books », Los Angeles Review of Books,‎ (lire en ligne, consulté le 26 septembre 2017)
  20. (en) « Futurism and schism | Jacket2 », sur jacket2.org (consulté le 26 septembre 2017)
  21. (en) « Marjorie Perloff: A bibliographic essay | Jacket2 », sur jacket2.org (consulté le 26 septembre 2017)
  22. (en) « Marjorie Perloff: A celebration | Jacket2 », sur jacket2.org (consulté le 26 septembre 2017)
  23. « PennSound: Marjorie Perloff », sur writing.upenn.edu (consulté le 26 septembre 2017)