Stéphanie Bataille

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Stéphanie Bataille

Naissance (46 ans)
Paris
Activité principale comédienne
Activités annexes directrice déléguée du théâtre Antoine
Formation cours Florent

Stéphanie Bataille est une humoriste et comédienne française, née à Paris[réf. nécessaire] le 7 juin 1973.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Elle est la fille du comédien Étienne Draber et d'une mère fonctionnaire internationale à l'UNESCO. Son frère est fleuriste et poète[1].

Durant sa jeunesse, Stéphanie Bataille souhaite devenir comédienne. Pour rassurer ses parents, elle suit des études d'histoire de l'art à partir de 1984 mais s'initie en parallèle à l'art dramatique au cours Florent[1]. Elle subvient à ses besoins en faisant des petits boulots, et travaille notamment en tant que vendeuse chez Hermès[2],[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

À l'écran[modifier | modifier le code]

En 1991, elle passe une audition et entre à la Comédie-Française, où elle tient un petit rôle dans le drame historique Le roi s'amuse de Victor Hugo, mis en scène par Jean-Luc Boutté. Bataille fait ses débuts sur les écrans, elle tourne dans Alliance cherche doigt de Jean-Pierre Mocky et apparaît dans des séries télévisées telles Madame le Proviseur et Navarro[2],[3].

Sur scène[modifier | modifier le code]

En 2003, Stéphanie Bataille commence l'écriture d'un « one-woman-show », intitulé Les Hommes. L'année suivante, elle interprète son spectacle pour la première fois à Lyon[3]. Il est mis en scène par Roger Louret, et parrainé par l'humoriste Guy Bedos. Bataille joue son spectacle en province, puis est à l'affiche du Palais des glaces, à Paris, pendant dix mois[4]. Élie Semoun l'invite en première partie de son spectacle à l'Olympia[3],[4].

Stéphanie Bataille joue à plusieurs reprises dans Les Monologues du vagin, pièce de la dramaturge Eve Ensler. D'abord en 2004, au théâtre du Rond-Point, dans le cadre du « V-day » organisé au profit de l'association féministe Ni putes ni soumises, puis en 2007 au théâtre Michel[5]. L'année suivante, à l'occasion de la journée de la femme, elle participe à une représentation donnée à bord d'un avion de Vueling Airlines durant un vol Paris-Barcelone. Bataille joue des scènes de la pièce en compagnie d'Emmanuelle Boidron, Éva Darlan et Séverine Ferrer. Elle joue également les Monologues à La Nouvelle-Orléans, au bénéfice des victimes de l'ouragan Katrina, ou encore dans le cadre du festival d'Avignon[5]. Elle reprend la pièce en 2010, en compagnie d'Alexandra Kazan et Catherine Arditi. Elles sont à l'affiche du théâtre Michel à Paris durant deux mois[6].

Stéphanie Bataille interprète la collectionneuse d'art et mécène Peggy Guggenheim dans la pièce que lui a dédié Lanie Robertson, Peggy Guggenheim, femme face à son miroir[7]. La pièce est créée en 2011 au théâtre de la Huchette[7], puis reprise au théâtre Montparnasse et au théâtre Michel[8].

Depuis 2017, Stéphanie Bataille interprète Madame Marguerite dans la pièce du même nom, mis en scène par Anne Bouvier et d'après le texte de Roberto Athayde[9], au Lucernaire, au théâtre Antoine et au théâtre de Poche puis au théâtre du Collège de la Salle[9] dans le cadre du festival d'Avignon 2018[10].

Autres activités[modifier | modifier le code]

En 2008, Stéphanie Bataille présente le talk-show 23 la v'là sur la chaîne de proximité NRJ Paris[5]. Elle fait partie de la Bande à Ruquier et intègre le jury de l'émission télévisée On n'demande qu'à en rire en avril 2014, et les Grosses Têtes en juin 2015.

Une heure quatorze, le premier roman de la comédienne, paraît en 2010 chez L'Éditeur[6]. Depuis 2011 Stéphanie Bataille est directrice déléguée du théâtre Antoine[7].

Elle est marraine de l'association féministe Ni putes ni soumises et se dit « très attentive à la condition de la femme dans le monde »[5],[1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Armelle Héliot, « Stéphanie Bataille, la suractive des planches », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 25 / dimanche 26 novembre 2017, page 39.
  2. a et b Caroline Geskens, « Stéphanie Bataille, une fille qui a du chien ! », La Dernière Heure,
  3. a b c et d Sandrine Leveugle, « Stéphanie Bataille, une comédienne gourmande de la vie et des gens », Plurielles.fr,
  4. a et b « Lot-et-Garonne. Le retour de Stéphanie Bataille », La Dépêche du Midi,
  5. a b c et d Emmanuelle Hirschauer, Julie Destouches, « Monologues du vagin : 4 comédiennes témoignent », Femme actuelle,
  6. a et b Julie Malaure, « Les colères de Stéphanie », Le Point,
  7. a b et c Nathalie Simon, « Troublante Peggy Guggenheim, femme face à son miroir », Le Figaro,
  8. Marion Cocquet, « Peggy Guggenheim reste en scène », Le Point,
  9. a et b Brigitte Hernandez, « Madame Marguerite donne une bonne leçon ! », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juillet 2018)
  10. « Madame Marguerite - Programme du OFF 2018 - Avignon Festival & Compagnies », sur www.avignonleoff.com (consulté le 20 juillet 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]