Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet

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Le « Point d'interrogation », un Breguet XIX.
Biplan Breguet de type R.U1 No.40 (1911) Musée des arts et métiers, Paris.
Breguet XIV.
Breguet Alizé.
Breguet Atlantic.
Breguet Br.470 Fulgur de la compagnie aérienne LAPE (« Líneas Aéreas Postales Españolas », en français Lignes aériennes postales espagnoles, en activité de 1932 à 1939).

La Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet, généralement plus simplement désignée « Breguet Aviation », ou « Breguet », est un constructeur aéronautique français créé en 1911 par Louis Breguet. Ce fabricant d'avions, mais aussi de planeurs ou d'hélicoptères, est actif pendant six décennies avant d'être absorbé par Dassault Aviation, en 1971.

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier appareil construit seul par Louis Breguet est le Breguet no 1 de 13,70 mètres d'envergure, qui peut voler à 60 km/h et dispose d'un moteur V8 Renault de 60 chevaux. Son premier vol est réalisé le 28 juin 1909[1].

Outre quelques hydravions, la société produit sur le site de Villacoublay, dès 1916, un avion militaire performant : le Breguet XIV. Il en sera construit près de 6 000 exemplaires. Elle est également l'une des deux entreprises du complexe militaro-industriel français à fabriquer des mines marines durant l'entre-deux-guerres.

Le Breguet XIX, lancé en 1922, fut construit à 2 000 exemplaires. Le Point d'Interrogation de Costes et Maurice Bellonte, qui traversa l'Atlantique en 1930, était un XIX dit « Point d'Interrogation », ou « Breguet Super Bidon ».

Après les Breguet 27, 521, 730, les usines Breguet s'étendent au Havre et à Nantes. En 1939, après sa nationalisation en SNCAN et SNCAO, Breguet rachète Latécoère et parvient à sortir plus de deux cents bombardiers Breguet Br.693 avant l'armistice.

Dès 1945, de nouveaux prototypes sont à l'étude, dont le 763 nommé Breguet Deux-Ponts, avion civil de transport robuste et efficace. Après son premier vol en 1949, Air France en utilisera douze exemplaires de 1953 à 1971, sur les lignes d'Afrique du Nord et de Méditerranée.

Parallèlement, Breguet prend une part active à la popularisation de l'aviation légère sportive par la production en série de planeurs économiques, robustes et performants : le Breguet 900 en est le père.

Néanmoins, ces succès techniques allaient de pair avec des difficultés financières importantes. Louis Breguet décédé en 1955, c'est Sylvain Floirat qui prendra la tête de l'entreprise.

Plusieurs prototypes avancés sont lancés : l'avion ADAC Breguet 940, le Vultur, tous deux à aile soufflée. Ils donneront naissance aux avions de série Breguet 941 et Breguet Br.1050 Alizé.

Lors de la participation au concours OTAN d'un avion léger d'appui tactique, Breguet développe le Breguet Br.1001 Taon qui s'adjuge un record de vitesse mais n'est pas retenu.

En 1961, le Breguet Atlantic, avion de patrouille maritime, fait son premier vol. C'est un développement européen qui sera suivi d'une petite série et de plusieurs évolutions.

En 1966, Breguet participa avec British Aircraft Corporation (BAC) au programme Jaguar, puis au programme Alpha Jet avec Dornier.

En 1971, elle est rachetée par la société Avions Marcel Dassault qui prend le nom d'Avions Marcel Dassault - Breguet Aviation (AMD-BA).

Usines[modifier | modifier le code]

Cérémonie de baptême le aux Ateliers Bréguet (Colomiers) du Breguet Atlantic.

En 1959, Breguet a acheté 13 hectares en bordure de l'aéroport de Toulouse Blagnac. Sur ce terrain, 3 100 mètres carrés de bâtiments furent construits pour l'avion Atlantic[2] [3].

Avions construits par la société Breguet avant son rachat par Dassault aviation[modifier | modifier le code]

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

Planeurs par la société Breguet[modifier | modifier le code]

Les Coupes Breguet[modifier | modifier le code]

Les Coupes des Avions Breguet, offertes par la Société anonyme des ateliers d'aviation Louis Breguet, sont créées en 1958 pour récompenser des performances dans le domaine du vol à voile. Dans l'esprit de leur initiateur, ces coupes doivent participer au développement du vol à voile sportif français, en incitant les pilotes à sortir des limites du vol local.

À partir de 1962, la vitesse réalisée lors de circuits triangulaires est également prise en compte en plus des distances parcourues grâce à des bonifications qui débutent à partir de 50 km/h. Pour leur 6e édition, en 1963, les compétitions sont dotées de deux Coupes dont une Coupe-Challenge ainsi que de prix en espèces totalisant 10 000 francs, et répartis par moitié entre les trente premiers au classement individuel, et les huit premiers au classement par clubs. Cette année-là, les épreuves se déroulent du 15 au [4].

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]