Breguet 17

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Breguet 17
Première version du Breguet 17 C2 (avion n°022) avec gouvernail de direction au bord de fuite droit. Les mitrailleuses Lewis ne sont pas montées dans la tourelle du mitrailleur arrière.
Première version du Breguet 17 C2 (avion n°022) avec gouvernail de direction au bord de fuite droit. Les mitrailleuses Lewis ne sont pas montées dans la tourelle du mitrailleur arrière.

Constructeur Drapeau : France Bréguet aviation
Rôle chasseur d’escorte
Statut retiré du service
Premier vol
Mise en service 1921
Date de retrait 1926
Équipage
2 (1 pilote, 1 mitrailleur)
Motorisation
Moteur Renault 12Kb
Nombre 1
Type moteur V12
Puissance unitaire 450
Dimensions
Envergure 14,28 m
Longueur 8,1 m
Hauteur 3,42 m
Surface alaire 45,3 m2
Masses
À vide 1 225 kg
Maximale 1 840 kg
Performances
Vitesse maximale 225 km/h
Plafond 7 500 m
Armement
Interne 2 mitrailleuses Vickers de 7,7 mm
Externe 2 mitrailleuses Lewis de 7,7 mm en poste arrière
1 Lewis tirant vers le bas et l’arrière

Le Breguet 17 est un avion militaire biplan français de la Première Guerre mondiale, chasseur d’escorte à long rayon d’action dérivé du bombardier Breguet XIV.

Conception[modifier | modifier le code]

Comme le Breguet 16, le Breguet 17 C2 est un dérivé du célèbre Breguet XIV, dont il est une version réduite dans le rôle de chasseur[1] d’escorte à long rayon d’action, d’où son sigle : « C » pour chasse, « 2 » car il est biplace. Contrairement au Breguet 16, l’équipage dispose de deux postes séparés[2].

Les deux plans de la voilure ont la même envergure (12,56 m) mais le plan supérieur, avec ses ailerons compensés, atteint 14,28 m. Curieusement, seul le plan supérieur est doté d’ailerons. En ce qui concerne l’empennage, la gouverne de tangage était équilibrée, mais pas celle de lacet, du moins dans un premier temps. Son dessin sera revu, et son bord de fuite, droit à l’origine, présentera une forme plus élaborée[2].

Le prototype est équipé d’un moteur Renault 12Ka de 400 cv ou 420 cv, qui sera remplacé sur la version de série par un 12Kb de 450 cv. L’échappement ne se fait plus par une cheminée verticale comme sur le Breguet XIV, mais par un collecteur horizontal qui décharge les gaz d’échappement sur le côté droit, dégageant ainsi le champ de vision du pilote[2].

L’armement se compose de :

  • deux mitrailleuses Vickers fixes de 7,7 mm synchronisées, actionnées par le pilote, tirant vers l’avant à travers le disque de l’hélice en rotation.
  • Deux mitrailleuses Lewis orientables à l’arrière, armement défensif habituel des appareils Alliés de cette époque.
  • La mitrailleuse Lewis ventrale arrière, qui avait été installée sur un nombre réduit de Breguet 14 A2, fait partie de la configuration de base[2]. Elle tirait à travers une trappe dans le plancher du poste du mitrailleur.

Engagements[modifier | modifier le code]

Les essais de l’appareil ont lieu à Villacoublay où Breguet a ses ateliers, comme ceux du Breguet 14. Louis Breguet assiste au premier vol, en [1]. Les essais statiques ont lieu en et ne sont réussis qu’après renforcement d’un longeron. L’appareil dépasse 220 km/h et malgré l’armistice, sa construction en série est décidée[1]. Les essais officiels de la définition série ont lieu en .

Lors du meeting aérien de Buc (Yvelines) en , le Breguet 17 C2 se classe premier dans toutes les catégories ː

  • record de vitesse ascensionnelle : montée à 2 000 m en 7 minutes et redescente en 9 minutes.
  • record d’altitude homologué : montée à 7 000 m avec 250 kg de poids utile[3].

Il se signale par plusieurs raids et records :

Plusieurs dizaines d’exemplaires sont construits et répartis dans plusieurs escadrilles, mais les militaires préfèrent le Hanriot HD.3. Un emploi comme chasseur de nuit est envisagé, mais jamais concrétisé. Les Breguet 17 C2 serviront jusqu’au milieu des années 1920. Un exemplaire est conservé par Breguet pour des essais de moteurs[2].

Variantes[modifier | modifier le code]

Autres caractéristiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Gérard Hartmann, « Vers les sommets : Breguet 1919-1939 », sur La coupe Schneider et hydravions anciens. Dossiers historiques hydravions et moteurs (consulté le 14 septembre 2017).
  2. a, b, c, d, e et f Henri Lacaze, Histoire de l'aviation n°34 : Les Avions Breguet, vol. 1 - L'ère des Biplans, Lela Presse, , 272 p. (ISBN 978-2-9140-1788-6, lire en ligne), p. 153.
  3. Renault moteurs d’aviation, (lire en ligne), p. 4.
  4. Les moteurs d’aviation Renault, (lire en ligne), p. 10.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]