Breguet Br.903

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Breguet 903
Constructeur Drapeau : France Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet
Premier vol jamais
Nombre construit 1
Équipage 1 pilote
Dimensions
Envergure 24.2 m
Longueur 11.42 m
Hauteur 2.6 m
Surface alaire 41.64 m2
Allongement 14.1
Masses et charge
Masse à vide 680 kg
Charge alaire maximale 18.65 kg/m2
Masse maximale 775 kg
Performances
Vitesse maximale 360 km/h
Finesse 30
Taux de chute minimal 0.7 m/s à 65 km/h m/s

Le Breguet 903, aussi connu sous le sigle S-10, est un planeur stratosphérique, conçu en France après la Seconde Guerre mondiale. Il fut construit à un seul exemplaire avant que le projet soit abandonné.

Conception[modifier | modifier le code]

Le Breguet 903 était un planeur destiné à effectuer des vols à très haute altitude (plus de 12 000 m), en particulier pour des recherches météorologiques et de physique de l'atmosphère. Il était prévu de le lâcher à l’altitude maximum permise par un avion remorqueur volant à plus de 200 km/h[1].

Sa conception initiale remonte avant la Seconde Guerre mondiale. Elle fut améliorée en 1945 en tenant compte des recherches effectuées en Allemagne nazie durant le conflit sur les planeurs de haute altitude, notamment le DFS 228. Elle fut effectuée initialement à l’Arsenal de l'aéronautique, par une équipe comprenant entre autres les ingénieurs Raymond Jarlaud, Roger Cartier et Bernard Schneider. Après abandon par l'Arsenal, le contrat de la construction fut repris par la "Société d'Études VIctor MInié Aéronautique" (SEVIMIA) où le planeur reçut le sigle S·10. Début , la Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet, qui avait créé un département « planeurs », reprit à son tour l'étude et la réalisation du S-10, sous le nom de Breguet 903, Breguet ayant conçu une série de planeurs désignés Breguet 900 à Breguet 906[1].

La construction du prototype fut poursuivie à l'usine d'Aire-sur-Adour sous la direction de Roger Cartier, le programme étant toujours sous la responsabilité de Raymond Jarlaud. L'appareil, dont la construction fut anormalement longue, ne vola jamais. Il subit des essais statiques, puis des essais de résistance de la cabine à la pression et au froid, dans le laboratoire des usines Chausson. La cabine étanche fut ensuite expérimentée en caisson à Brétigny en 1958. Mais l'intérêt offert par le projet semblait désormais limité. On était devenu moins optimiste quant à l'altitude qu'il pourrait atteindre. Le programme fut définitivement abandonné début 1960[1].

Description[modifier | modifier le code]

La voilure et le fuselage étaient en majorité composés de bois, tant la structure que le revêtement en contreplaqué. La voilure était construite en 3 tronçons, dont la partie centrale était fixée sur le fuselage. Elle était munie de freins de piqué sur l’extrados et l’intrados. Des volets de courbure à fente et des ailerons occupaient tout le bord de fuite.

Le fuselage était également composé de 3 parties démontables :

  • à l’avant une cabine étanche cylindrique, en acier inoxydable, largable en vol s’il fallait évacuer l’appareil ;
  • une partie centrale en tubes soudés, supportant la voilure et le train d'atterrissage ;
  • et une partie arrière en bois recouvert de contreplaqué.

Le train d'atterrissage comportait une roue principale escamotable dans le fuselage, une roulette de queue, et des balancines rétractables dans les ailes.

L’appareil disposait de systèmes très modernes pour l’époque et pour un planeur : air conditionné, alimentation en oxygène par bouteilles, émetteur-récepteur radio VHF[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Jean Cuny et Pierre Leyvastre, Les Avions Breguet (1940/1971), Larivière DOCAVIA, , p. 117-119.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Cuny et Pierre Leyvastre, Les Avions Breguet (1940/1971), Larivière collection DOCAVIA, , p. 117-119.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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