Breguet 790 Nautilus

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Breguet 790 Nautilus
Constructeur Drapeau : France Société anonyme des ateliers d'aviation Louis Breguet
Rôle Hydravion de reconnaissance
Statut projet abandonné
Premier vol
Équipage
3
Motorisation
Moteur Hispano-Suiza 12Xirs
Nombre 1
Type 12 cylindres en V
Puissance unitaire 720
Dimensions
Envergure 17,00 m
Longueur 12,64 m
Hauteur 4,03 m
Surface alaire 33,00 m2
Masses
À vide 2 665 kg
Maximale 3 400 kg
Performances
Vitesse maximale 310 km/h (à 2 100 m)
Vitesse de décrochage 150 km/h
Plafond 6 000 m
Rayon d'action 900[1] km
Armement
Interne 150 kg de bombes
Externe 1 mitrailleuse Lewis Mark I de 7,5 mm[2]

Le Breguet 790 Nautilus, est un hydravion à coque triplace de reconnaissance côtière français des années 1930. Seuls deux prototypes furent construits. La construction des 45 exemplaires de série prévus ne fut jamais terminé, en raison de la capitulation de la France en [1].

Conception[modifier | modifier le code]

En 1937, la Marine nationale française lança un appel d'offres pour la conception d'un hydravion de patrouille côtière. L'avionneur Breguet répondit en présentant le Breguet 790. Cet hydravion à coque, de construction entièrement métallique, était un monoplan à aile haute[1] monomoteur à hélice propulsive. Le groupe propulseur était placé sur une nacelle centrale fixé par des haubans à l'extrados de la voilure. La stabilité sur l'eau était assurée par deux balancines fixes accrochées à l'intrados de la voilure. Les trois membres d'équipage prenaient place dans un cockpit entièrement vitré placé à l'avant du fuselage[2].

Engagements[modifier | modifier le code]

Le premier vol eut lieu à l'hydrobase de Biscarrosse en septembre 1939. Les essais menés par la Marine commencèrent au début de l'année 1940. Très rapidement, le Bréguet 790 se révéla un hydravion instable et peu performant. La Marine ayant réceptionné deux prototypes, elle continua les essais. D'abord menés dans le sud-est de la France à Saint-Raphaël (Var)[3], ils se poursuivirent à Biscarrosse. La commande initiale, qui portait sur un total de 75 appareils fut finalement ramenée à 45 unités au moment de l'entrée en guerre de la France. Avec la reddition française en juin 1940, la production des Breguet 790, qui devait être assurée par l'Arsenal de Toulon, fut suspendue puis, sur ordre de l'occupant, annulée. Les deux prototypes terminèrent leur carrière à Biscarrosse[2].

Variantes[modifier | modifier le code]

Deux versions, qui ne restèrent qu'au stade de l'étude, furent proposées par Breguet. Identiques extérieurement au Br.790, elles s'en différenciaient seulement par la motorisation :

  • Le Br.791 devait être doté d'un moteur Gnome et Rhône 14M.
  • Le Br.792 aurait été équipé de deux moteurs Béarn de 360 ch et doté d'une voilure repliable, car il était prévu pour être embarqué sur les bâtiments de ligne de la Marine[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bruno Parmentier, « Breguet Bre 790 'Nautilus' », .
  2. a, b, c et d vigi, « Breguet 790 Nautilus », .
  3. Eric Vienne, « Bréguet 790 Nautilus », .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William Green, War Planes of the Second World War: Volume Five Flying Boats, Londres, Macdonald, (ISBN 0-356-01449-5)

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