Breguet 905 Fauvette

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Breguet 905 Fauvette
Vue du planeur
Le premier prototype, probablement aux championnats du monde de Lezno

Premier vol 15 avril 1958
Classe de compétition Standard
Nombre construit 50
Équipage 1
Dimensions
Profil NACA 63420 à l'emplanture NACA 63613 en bout d'ailes
Envergure 15 m
Longueur 6.3 m
Allongement 20
Masses et charge
Masse à vide 148 kg
Charge alaire maximale 24.5 kg/m2
Masse maximale 275 kg
Performances
Vitesse maximale 200 km/h
Vitesse de décrochage 54 km/h
Finesse 30 à 78 km/h
Taux de chute minimal 0.6 m/s à 65 km/h m/s
Facteur de charge +5.33 -2.13

Le Breguet Br 905 Fauvette est un planeur monoplace de compétition en classe standard, conçu et fabriqué en France à partir de la fin des années 1950. 50 ont été construits, mais la plupart restèrent au sol après un accident structurel en 1969. Quelques-uns restent en état de vol.

Conception et développement[modifier | modifier le code]

Après les succès du Breguet 901 aux championnats du monde de vol à voile de 1954 et 1956, Jean Cayla a conçu le 905 pour le championnat 1958. C'est un planeur de Classe Standard de 15 m d'envergure. Comme son prédécesseur, le 905 est un monoplan à aile médiane cantilever mais sa structure contient du plastique armé de fibre de verre, plus de mousse plastique et de moins en moins d'entoilage. Il est aussi muni d'un empennage papillon. L'aile, vue en plan, est trapézoïdale, avec des bouts d'aile carrés terminés par de petits saumons. La composante structurelle majeure est le longeron principal, complété par un caisson de torsion jusqu'au bord d'attaque coffré avec un sandwich formé de deux couches de contreplaqué de 0,6 mm autour d'une mousse plastique (Klegecell). Les ailerons et les aérofreins Schempp-Hirth sont fixés sur cette boîte de torsion. L'ensemble de l'extrados et les parties externes de l'intrados sont coffrés en contreplaqué supporté par un doublage interne en Klegecell. Le reste est entoilé. Les ailerons à fente occupent les 45 % extérieurs du bord de fuite de l'aile. Il n'a pas de volets. Chaque aile complète pèse 34 kg[1],[2].

Le fuselage de la Fauvette est construit en trois parties. Le nez, avec une coque en mousse plastique sur une structure en acier contient le poste de pilotage avec un siège peu incliné. Il est fermé par une haute verrière monobloc qui donne à la Fauvette un profil un peu bossu. La partie centrale dispose également d'un châssis en acier, recouvert par une coque moulée en polystyrène. Les ailes, le poste de pilotage et les deux côtés du fuselage sont fixés sur ce châssis. Derrière le poste de pilotage, la partie supérieure du fuselage est formée d'un carénage en polystyrène qui se raccorde à la forme conique de la partie arrière du fuselage fabriquée en sandwich contreplaqué/mousse plastique. L'empennage en V est formé de deux plans trapézoïdaux. Les surfaces fixes sont en sandwich contreplaqué/mousse, les surfaces mobiles sont entoilées. La Fauvette a une roue fixe et un sabot de queue.

Le Type 905 Fauvette vola pour la première fois le 15 avril 1958[3].

Breguet 906 Choucas[modifier | modifier le code]

Breguet a aussi conçu et construit une version biplace de la Fauvette, le 906 Choucas. Le Choucas, qui vola pour la première fois le 26 octobre 1959, était plus grand et plus lourd que la Fauvette, avec 18 m d'envergure, une longueur de 8 m et un poids à vide de 245 kg. En 1962, une production de 100 pièces fut envisagée mais la commande fut annulée, et un seul Choucas a été construit.

Historique opérationnel[modifier | modifier le code]

Le 905 a participé aux Championnats du Monde de vol à voile de Leźno en Pologne en 1958 comme prévu, mais il n'a pu rééditer le succès précédent de Breguet, et se contentera de la 9e place sur 24 en classe Standard. Il était piloté par Camille Lebar. La Fauvette a été apprécié par ceux qui l'ont piloté, avec des commandes souples un bon taux de roulis et un bon comportement général.

Breguet dimensionna la ligne de production pour une cinquantaine de planeurs. Tous ont été livrés à des clients dans plusieurs pays Européens et en Amérique du Nord avant la fin janvier 1961. La Fauvette était disponible prête à voler ou en kit. Quelques une ont été livrées à des privés en 1959. Par exemple, le 12 juin 1959 Tony Goodhart établit un nouveau record britannique de distance avec 617 km dans sa Fauvette. Le 5ème prototype a également participé aux Championnats Nationaux Italiens[4].

Le 11 août 1969, une Fauvette perdit sa queue pendant un remorquage, tuant le pilote. Les enquêteurs ont constaté que le collage entre le fuselage et l'empennage avait cédé, et ce type de planeur a été interdit de vol. Malgré une modification étudiée pour renforcer le collage la plupart des Fauvette n'ont plus jamais volé. Le renforcement ajoutait 32 kg. Des quelques exemplaires modifiés, certains restent enregistrés. En 2010, cinq Fauvette restaient enregistrées sur les registres européens des aéronefs civils[5] et il y en avait deux au Royaume-Uni en 2012[6].

Variantes[modifier | modifier le code]

Données issues de Breguet production[7]

905
Un Prototype.
905PS
Planeurs de présérie. trois construits.
905S
Planeurs de série. 42 construits prêts à voler ou en kit.
905SA
Trois construits.
905BM
Un construit.
906 Choucas
Plus grand, version biplace. Un seul construit.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Martin Simons, Sailplanes 1945-1965, Königswinter, EQIP Werbung & Verlag GmbH, , 205–7 p. (ISBN 3 9807977 4 0)
  2. (en) John W R Taylor, Jane's All the World's Aircraft 1962-63, London, Sampson Low, Marston & Co. Ltd, , p. 321
  3. (en) « Club and gliding news », Flight, vol. 73,‎ , p. 587 (lire en ligne)
  4. (en) « Goodright's Fauvette » (consulté le 19 avril 2012), p. 262, 265, 273
  5. Dave Partington, European registers handbook 2010, Air Britain (Historians) Ltd, (ISBN 978-0-85130-425-0)
  6. « CAA register - Breguet 905 » (consulté le 19 avril 2012)
  7. « Breguet production » (consulté le 19 avril 2012)