Slobodan Despot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Slobodan Despot
Slobodan Despot.jpg
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Conjoint
Fabienne Despot (jusqu'au XXe siècle)Voir et modifier les données sur Wikidata

Slobodan Despot, né le à Sremska Mitrovica (Voïvodine, ex-Yougoslavie, actuellement Serbie), est un éditeur et écrivain suisse d'origine serbe.

Il est le cofondateur et le directeur des éditions Xenia à Sion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Voïvodine en Yougoslavie (actuelle Serbie), Slobodan Despot émigre en Suisse dans les années 1970. Il entame des études à l'Université de Lausanne qu'il ne termine pas[1], puis travaille pendant quinze ans comme traducteur pour les éditions L'Âge d'Homme. Il a notamment traduit du russe les derniers livres du dissident soviétique Alexandre Zinoviev, La Grande Rupture et La Suprasociété globale et la Russie.

À partir de 2005[2], il dirige sa propre maison d'édition : Xenia[3]. De 2007 à 2013, il tient une chronique régulière dans Le Nouvelliste, journal valaisan[4].

Il a été marié à Fabienne Despot, ancienne présidente de la section cantonale vaudoise de l'Union démocratique du centre[5].

À partir de 2013 il est chargé de communication du conseiller d’État valaisan (2013-2017) Oskar Freysinger (UDC)[4]. Ce mandat prend fin en mars 2017, lorsque le conseiller d’Etat n’est pas réélu. Quatre mois plus tôt, Slobodan Despot et Oskar Freysinger défrayaient la chronique en Valais en engageant le survivaliste d’extrême droite Piero San Giorgio en tant que consultant pour des questions de sécurité cantonale[6].

Antipresse[modifier | modifier le code]

En 2015, Slobodan Despot crée, avec l'éditeur Jean-François Fournier, une « lettre d'information numérique » sous le nom d'Antipresse. Le journal Le Temps rapporte les propos suivants des deux fondateurs d'Antipresse au moment de son lancement : « le rôle du milieu médiatique dans l’Occident d’aujourd’hui est comparable à celui de la presse officielle en URSS »[7].

Antipresse définit sa raison d'être comme suit : « L'Antipresse est née de notre sentiment d'étouffement et de désarroi face à l'appauvrissement constant de l'information des médias de grand public, au déclin de leur langue et de leur style, à leur incohérence intellectuelle, à leur parti pris devenu structurel, à leur éloignement préoccupant de la réalité vécue par la plupart des gens. »[8]. Malgré cette opposition à la presse traditionnelle, Slobodan Despot tient des chroniques régulières[réf. nécessaire] dans les médias suisses et français comme dans l'émission radio Les Beaux parleurs de la Radio télévision suisse[9], le journal dominical Le Matin Dimanche, le magazine Marianne[10], le bimestriel Éléments[11]

Le Décodex du journal Le Monde, un outil de vérification de l'information, émet les plus grandes réserves à propos de ce blog antipresse.net. Selon Le Monde, « Ce site diffuse un nombre significatif de fausses informations et/ou d'articles trompeurs »[12]. Afin d'expliquer son classement, Le Monde reprend un article de Libération qui décrypte le fonctionnement de sites dits de « réinformation ». Sur son blog, Slobodan Despot dénonçait une soi-disant manipulation d'images de la part des médias, sans effectuer de vérification. Selon lui, seuls les médias russes se seraient intéressés à cette manipulation. En effectuant une enquête journalistique, Libération prouve que la manipulation n'en est pas une[13]. Pour le journal Le Temps, antipresse.net appartient à « une constellation de lieux d’expression de la droite dure » et trouve « un écho certain auprès d’un public méfiant à l’égard de la classe politique et enclin à adhérer aux théories du complot »[14].

L’entreprise américaine NewsGuard, qui note les sites d’information selon des critères de crédibilité et de transparence, considère qu’Antipresse « enfreint gravement les principes journalistiques de base » en publiant « des allégations trompeuses et fausses, y compris sur les vaccins et le COVID-19 »[15].

Le blog de Paul Jorion a censuré et blacklisté en 2022, en le motivant[16], un de ses contributeurs habituels qui avait proposé un texte de Slobodan Despot tiré de l'Antipresse.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Essais
Photographie
  • Slobodan Despot (textes et photographies) (préf. Jean-François Fournier et Jean Raspail), Valais mystique, Vevey, éd. Xenia, , 112 p., 23 cm (ISBN 978-2-88892-070-0).
    Ouvrage absent du catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, mais présent dans celui de la Bibliothèque nationale suisse. La couverture comporte la mention « 24 itinéraires spirituels ».
    • Slobodan Despot (textes et photographies) (préf. Jean-François Fournier et Jean Raspail), Valais mystique, Vevey, éd. Xenia, (ISBN 978-2-88892-162-2).
      Version audio, lue par l'auteur, comportant des textes inédits dans la précédente édition imprimée. Durée non connue. La couverture comporte la mention « 24 itinéraires spirituels ».
Romans
Préface

Préface du livre de Patrick Gilliéron Lopreno, Eloge de l'invisible, 2018[17]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie et actualités de Slobodan Despot France Inter », sur www.franceinter.fr (consulté le )
  2. V. Yersin & D. Vuataz, « Le porte-parole », sur www.viceversalitterature.ch, (consulté le )
  3. Xavier Lambiel, « Slobodan Despot, l’idéologue énigmatique d'Oskar Freysinger », Le Temps,‎ (lire en ligne).
  4. a et b « Slobodan Despot au service d’Oskar Freysinger », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Yelmac Roulet, « Fabienne Despot, le gâchis d'une ambition », Le Temps, jeudi 6 août 2015, page 7.
  6. nxp/ats, « Le nouveau consultant survivaliste de Freysinger », 20 minutes,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Xavier Lambiel, « Antipresse ou le discours numérique du cercle d’Oskar Freysinger », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  8. « Le magazine • ANTIPRESSE », sur ANTIPRESSE (consulté le )
  9. « Les beaux parleurs », sur rts.ch, (consulté le )
  10. « Slobodan Despot - Marianne », sur www.marianne.net (consulté le )
  11. « Slobodan Despot - Éléments » (consulté le )
  12. « Décodex: vérification de sources d'informations, pages Facebook et chaînes YouTube | Le Monde.fr », sur Le Monde.fr (consulté le )
  13. Valentin Graff, « Le mythe de la «petite Syrienne qu’on sauve tout le temps» », sur Libération, (consulté le )
  14. Céline Zünd, « La droite pamphlétaire étend sa toile en Suisse », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  15. « antipresse.net » [PDF], sur antipresse.net, (consulté le )
  16. " [P.J. Se trouvait ici le renvoi vers un site complotiste 4 étoiles dirigé par une personnalité d’extrême-droite bien connue, auteur du billet que vous vouliez nous faire connaître. Les lecteurs du Blog de PJ n’y auront malheureusement pas droit ici.] " [lire en ligne]
  17. https://www.swissinfo.ch/fre/photographie_copy-of-lopreno---un-philosophe-qui-pense-avec-la-lumière-/44450914

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :