Paul Jorion

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Paul Jean Maurice Jorion (né le [1] à Bruxelles-Ixelles[2]), de nationalité belge, est un anthropologue, expert financier, essayiste, chroniqueur et professeur associé à l'Université catholique de Lille. Conscient des faiblesses des mortgage-backed securities, il annonce dès 2005 la crise financière mondiale à venir, ce qui lui assurera la notoriété lorsqu’éclatera la crise des subprimes en 2008.

Origine et formation scolaire[modifier | modifier le code]

Paul Jorion est né le à Ixelles. Son père Edmond Jorion, un Wallon de Charleroi, était un haut fonctionnaire[3] qui enseignait le droit à l'Université libre de Bruxelles[4]. Sa mère était originaire des Pays-Bas [5]. Paul Jorion a obtenu son diplôme d'études secondaires dans un lycée belge avec le latin et les mathématiques comme matières principales[6].

Études, doctorat et activités académiques[modifier | modifier le code]

Jorion a obtenu des diplômes en sociologie et en anthropologie sociale à l'Université libre de Bruxelles[7]. Son mémoire de maîtrise portait en 1968 sur le mouvement Provo à Amsterdam[8],[9], sa thèse de doctorat traitait de la pêche côtière en Bretagne[10]. Pendant ses études à Bruxelles, il a également suivi des cours du philosophe Chaïm Perelman et de l'historien Jean Stengers[11],[12],[13].

Son projet de doctorat l'a aussi conduit à Paris. À l'École pratique des hautes études il suivit les cours de mathématiques pour chercheurs en sciences sociales de Georges-Théodule Guilbaud[6], qui fut un précurseur de la diffusion et de l'application des méthodes et techniques mathématiques dans le domaine des sciences humaines[14]. En outre, il suivit les séminaires de Claude Lévi-Strauss au Collège de France[15] et de Jacques Lacan à la Sorbonne[3]. Il eut l’occasion de s’entretenir avec Lacan à l'Université catholique de Louvain en 1972[16],[17].

De à [18], il a fait des études de terrain sur l'Île-d'Houat en Bretagne, au large du Golfe du Morbihan, en tant qu’aspirant du Fonds de la recherche scientifique belge[19]. Il y a vécu comme observateur participant avec les pêcheurs locaux et a étudié leur travail, leur système de gestion de la pêche et leurs formes de transmission des connaissances. Il a rassemblé ses connaissances dans sa thèse de doctorat[10],[20], qu'il a soutenue en 1977 à l'Université libre de Bruxelles[21]. Une version révisée de la thèse a été publiée en 1983 sous le même titre[22]. De 1974 à 1976 et de 1978 à 1979, il a été inscrit à l'Université de Cambridge[23] en tant que boursier de la Fondation Wiener - Anspach[24]. La sociologue Geneviève Delbos a mené des recherches parallèles sur la conchyliculture et les marais salants. En 1984, sur la base de leurs recherches antérieures sur la vie et le travail sur le littoral breton, ils publièrent ensemble des études sur la transmission des connaissances empiriques ainsi que des connaissances scientifiques à la génération suivante[25]. Plus tard, Paul Jorion revint sur son objet de recherche, l'Île de Houat, et démontra dans une étude commandée par le Ministère de la Culture que les processus locaux de formation des prix ne pouvaient pas être expliqués par les outils de la science économique établie[26].

Après son doctorat, Jorion a enseigné l'anthropologie sociale en tant que professeur junior aux universités de Bruxelles (1977-1979) et de Cambridge (1979-1984)[27].

En collaboration avec Edmund Leach et deux mathématiciennes, il s'est également intéressé à l'algèbre de la parenté, c'est-à-dire à l'étude des relations de parenté humaines à l'aide de méthodes et de concepts de l’algèbre[28]. À cette fin, il a développé une variété de dual d’un graphe, formalisée par Elaine Lally sous le nom de P-graphe[29]. En utilisant une technique imaginée par Guilbaud, Jorion a développé, grâce à une bourse de la Nuffield Foundation[29], l'analyse automatisée des généalogies. Il a ainsi résolu avec Gisèle de Meur et Trudeke Vuyk les cas des Pende du Kasaï et celui des Murngin australiens avec Sir Edmund Leach[30],[31],[32]. En 1992, Jorion a poursuivi ses études dans ce domaine avec l'anthropologue social Douglas R. White à l'Université de Californie à Irvine[29].

Il s'est également intéressé aux mathématiques, à la physique et à l'histoire de ces disciplines[33], car il avait l'intention de rédiger une autre thèse de doctorat à Cambridge, sous la direction d'Edmund Leach, qui porterait sur l'histoire de l'anthropologie dans une perspective épistémologique. Il devait se concentrer sur Bronisław Malinowski[34]. Ce projet sur le père fondateur de l'anthropologie sociale britannique n'a finalement pas abouti.

Il n'obtint pas de poste fixe en tant que professeur ordinaire, car dans le cadre de la politique scientifique très conservatrice de Margaret Thatcher, les budgets et les postes étaient de plus en plus réduits, en particulier dans le domaine des sciences humaines et sociales[3],[35],[36].

Pour 1987/1988, Jacques-Alain Miller, gendre de Lacan, lui a offert un poste temporaire au département de psychanalyse de l'université Paris VIII[37],[27]. De 1987 à 1991, il a suivi une formation en psychanalyse auprès du jésuite Philippe Julien, un spécialiste de Freud et de Lacan[38],[39].

En 1997, il a donné des cours en tant que Regents' Lecturer à l'Université de Californie, Irvine[40],[41]. À partir de 2004, il a été membre du programme interfacultaire Human Complex Systems de l'Université de Californie à Los Angeles[42].

De 2012 à 2015, il a été titulaire de la nouvelle chaire Stewardship of Finance (→ Investissement socialement responsable) à la Vrije Universiteit Brussel[43],[44]. Son cours inaugural a été publié sous forme de livre[45]. La résiliation anticipée par l'université[44] a été suivie d'une action en justice[46].

Depuis [47], il est professeur associé à l'Université catholique de Lille dans le domaine de recherche ETHICS (Ethics on experiment, Transhumanism, Human Interactions, Care & Society)[48].

Activités dans la coopération au développement[modifier | modifier le code]

De 1984 à 1987, Jorion a participé à des projets de développement en Afrique pour l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Pour cette organisation, il s'est rendu dans des pays côtiers d'Afrique occidentale et centrale comme le Bénin[49], le Liberia, la Sierra Leone, le Ghana, le Togo[50] et la République populaire du Congo[51]. Le contenu de ses visites portait principalement sur des questions de pêche[49],[52]. Il s'est montré critique vis-à-vis des directives de la FAO concernant les projets[53].

Activités dans l’intelligence artificielle et la psychanalyse[modifier | modifier le code]

Jorion a travaillé de 1988 à 1990 et au-delà sur les questions d'intelligence artificielle (IA). Il a travaillé dans le Laboratoire d'informatique pour les sciences humaines (LISH) de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme à Paris[54] ainsi que dans un projet d'IA de British Telecom[3],[55], où il a développé le logiciel Anella (Associative Network with Emergent Logical and Learning Abilities) aux capacités logiques et d'apprentissage émergentes à l'aide du P-Graph, en particulier sur la façon dont le P-graphe est compatible avec l'architecture d'un réseau neuronal biologique[56]. Il a rapidement mis en évidence la valeur des réflexions théoriques de Freud pour le travail sur l'intelligence artificielle[57],[58]. Anella était véritablement "inspiré par la métapsychologie freudienne"[59].

Travail dans le secteur bancaire et financier[modifier | modifier le code]

À la demande de Laure Adler, Jorion a fait de l'intelligence artificielle le sujet de quatre émissions de radio dans les Nuits magnétiques, un programme radiophonique de France Culture[60]. Elles ont été diffusées en et rediffusées durant l'été 1989. Jean-François Casanova, un cadre supérieur de la Banque de l'Union européenne industrielle et financière[61], avait entendu les émissions et lui proposa un poste. Jorion a ensuite travaillé pendant environ 18 ans dans la finance, d'abord en Europe (Paris, Londres et Amsterdam), puis aux États-Unis de 1998 à 2007[62]. Ses tâches comprenaient des activités de programmation pour des opérations à terme, des systèmes de négociation automatisés, des titrisations et des systèmes automatisés de gestion des risques. C'est notamment aux États-Unis qu'il a acquis une connaissance approfondie de la titrisation des prêts immobiliers[3],[63], où il a travaillé entre autres pour IndyMac, Wells Fargo et Countrywide[64]. Chez IndyMac, il a été l'un des développeurs du logiciel e-MITS (Electronic Mortgage Information and Transaction System)[27], qui a considérablement accéléré le traitement des demandes de prêts immobiliers pour cette entreprise[65],[66]. En 2009, deux ans après la fin de son activité dans le secteur financier américain, il est rentré en Europe[67].

Prévision de la crise financière mondiale[modifier | modifier le code]

Lorsque la crise financière mondiale a éclaté, début [68], Jorion s'est fait connaître du jour au lendemain. Il comptait parmi les rares experts[69] qui avaient vu venir une crise grave. Dès 2004/5[70],[71], il avait identifié les problèmes des titrisations des prêts immobiliers et leurs conséquences possibles[69],[64],[72]. Il a proposé son manuscrit sur ce sujet à plusieurs éditeurs en 2005. Seule l'introduction a été publiée à l'époque[69], le livre correspondant (Vers la crise du capitalisme américain ?) a été publié dans son intégralité en [73]. En 2008, il a approfondi le sujet dans deux autres livres.

Livres et essais[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1970, Jorion s'est exprimé dans un grand nombre d'articles et de livres. Les thèmes de ces publications sont vastes et traitent notamment d'anthropologie, de sociologie, d'épistémologie, de philosophie, de psychanalyse, de mathématiques, d'intelligence artificielle, d'économie de la pêche, d'argent, de prix, d'économie financière, de criminalité économique, de stratégies d'investissement, d'économistes, de transhumanisme et de post-humanisme. Il s'agit principalement d'articles scientifiques et de livres spécialisés, dont certains ont été traduits. Une bande dessinée[74] exprime également sa vision de l'économie financière[75].

Chroniques et blog[modifier | modifier le code]

Jorion est chroniqueur. Parmi les médias dans lesquels il a régulièrement publié des articles, on trouve Le Monde[74], L'Écho[76], Trends-Tendances[77], La Quinzaine littéraire[78],[79] et BFM Business[80],[3]. Depuis , il tient un blog. Pendant la crise de l'euro (2010), celui-ci a atteint 364 000 lecteurs[67]. Pendant un temps, Jorion a été considéré comme la « star de la blogosphère »[64]. Dans ce blog, Jorion donne son point de vue critique sur la pensée néolibérale et les institutions en place[81].

Positions[modifier | modifier le code]

Dans ses études correspondantes, Jorion plaide pour que les connaissances des classiques de la psychanalyse, notamment de Sigmund Freud et de Jacques Lacan, soient intégrées dans la science et la pratique de l'intelligence artificielle[58].

En tant qu'expert financier, il se montre très critique à l'égard de la doctrine dominante en matière de sciences économiques. Il considère comme absurde la conception de l'économie de marché comme forme ultime de développement économique et l'idée d'acteurs du marché agissant de manière entièrement utilitariste (→ Homo oeconomicus). Selon lui, la science économique est depuis la fin du XIXe siècle "une vaste entreprise d'endoctrinement financée par le monde des affaires et les banquiers"[82].

Il demande l'interdiction de la spéculation financière[83], en particulier l'exclusion des acteurs des marchés à terme, qui n'ont pas d'intérêt réel dans les marchandises négociées, mais seulement un intérêt spéculatif, c'est-à-dire qu'ils ne font que parier sur les fluctuations des cours[84]. Il voit dans l'économie financière qui s'accumule sans limites un danger central pour l’humanité[74],[85],[86].

Selon l'anthropologue Jorion, les crises actuelles, notamment les menaces écologiques, rendent la survie de l'humanité improbable[87]. Les innovations techniques ne pourraient pas endiguer la logique de profit dangereuse du système économique. La colonisation de planètes étrangères entrerait en conflit avec les exigences du corps humain. Il est en revanche envisageable que des robots intelligents succèderaient aux hommes. Les progrès rapides de l'intelligence artificielle permettraient de développer des machines capables de résister aux conditions d'un environnement hostile à l’homme[88].

Comités[modifier | modifier le code]

Paul Jorion a fait partie d'un groupe de réflexion dirigé par Jacques Attali, qui a rédigé en 2012 un mémorandum pour un ordre économique alternatif adressé au président de la République française[41],[89],[90].

En 2015, Jorion était membre du Haut Comité pour l'avenir du secteur financier belge. Ce groupe d'experts, créé par le ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt, s'est penché sur le secteur financier belge, le rôle de Bruxelles en tant que centre financier ainsi que sur la fiscalité et la réglementation du secteur financier. Le comité a présenté un rapport à ce sujet[91].

Depuis début 2020[92], Jorion est membre de deux commissions du projet AI4People de l'Atomium – European Institute for Science, Media and Democracy, une association à but non lucratif qui fournit des analyses et des conseils aux gouvernements et aux décideurs. Il s'y occupe des questions éthiques liées à l'intelligence artificielle dans les secteurs de la banque, de la finance et de l’assurance[93].

En , Jorion a été élu à l'Assemblée statutaire de Greenpeace France, le lien central entre la base et la direction[94].

Distinction[modifier | modifier le code]

En 2018, il a reçu le Prix des Reclusiennes pour son livre L'argent, mode d'emploi, paru en 2009[95].

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

  • (avec Burnand-Galpin): Comment sauver le genre humain. Fayard, Paris 2020 (ISBN 978-2-213-71684-8).
  • La chute de la météorite Trump. Haute trahison, tome 2. Editions du Croquant, Vulaines-sur-Seine 2020 (ISBN 978-2-36512-277-1).
  • La chute de la météorite Trump. Un objet populiste mal identifié, tome 1, septembre 2015 – avril 2018. Editions du Croquant, Vulaines-sur-Seine 2019 (ISBN 978-2-36512-227-6).
  • Mes vacances à Morro Bay. Fayard, Paris 2019 (ISBN 978-2-213-71265-9).
  • Défense et illustration du genre humain. Fayard, Paris 2018 (ISBN 978-2-213-70189-9).
  • Se débarrasser du capitalisme est une question de survie. Fayard, Paris 2017 (ISBN 978-2-213-70451-7).
  • Vers un nouveau monde. La Renaissance du Livre, Waterloo 2017 (ISBN 978-2-507-05525-7).
  • À quoi bon penser à l’heure du grand collapse? Fayard Paris 2017 (ISBN 978-2-213-70551-4).
  • Le dernier qui s'en va éteint la lumière. Fayard, Paris 2016 (ISBN 978-2-213-69903-5).
  • Penser tout haut l'économie avec Keynes. Odile Jacob, Paris 2015 (ISBN 978-2-7381-3089-1).
  • (avec Bruno Colmant): Penser L’économie autrement. Conversations avec Marc Lambrechts. Fayard, Paris 2014 (ISBN 978-2-8185-0516-8).
  • Comprendre les temps qui sont les nôtres. 2007–2013. Odile Jacob, Paris 2014 (ISBN 978-2-7381-3089-1).
  • (avec Grégory Maklès): La survie de l’espèce. Futuropolis, Paris 2012 (ISBN 978-2-7548-0725-8).
  • Misère de la pensée économique. Fayard, Paris 2012 (ISBN 978-2-08-134731-1).
  • Why Stewardship of Finance?. Intersentia, Cambridge 2012 (ISBN 978-1-78068-122-1)
  • La Guerre civile numérique. Conversation avec Régis Meyran. Textuel, Paris 2011 (ISBN 978-2-84597-420-3).
  • Le capitalisme à l’agonie. Fayard, Paris 2011 (ISBN 978-2-213-65488-1).
  • Le prix. Édition du Croquant, Bellecombe-en-Bauges 2010 (ISBN 978-2-914968-76-8).
  • Comment la vérité et la réalité furent inventées. Gallimard, Paris 2009 (ISBN 978-2-07-012600-2).
  • L’argent, mode d’emploi. Fayard, Paris 2009 (ISBN 978-2-213-64404-2).
  • La crise. Des subprimes au séisme financier planétaire. Fayard, Paris 2008 (ISBN 978-2-213-63860-7).
  • L'implosion, la finance contre l'économie. Ce que révèle et annonce «la crise des subprimes». Fayard, Paris 2008 (ISBN 978-2-213-63741-9).
  • Vers la crise du capitalisme américain? La Découverte, Paris 2007 (ISBN 978-2-7071-5092-9).
  • Investing in a Post-Enron World. McGraw-Hill, New York etc. 2003 (ISBN 0-07-140938-6).
  • Principes des systèmes intelligents. Masson, Paris, Milan, Barcelone 1990 (ISBN 2-225-81938-6).
  • (avec Geneviève Delbos): La transmission des savoirs. Édition de la Maison des sciences de l'homme, Paris 1984 (ISBN 2-7351-0113-4).
  • Les Pêcheurs d’Houat. Anthropologie économique, Hermann, Paris 1983.
  • Quelques considérations relatives au phénomène «provo». Amsterdam 1965–1967, Amsterdam/Bruxelles 1968–1969.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. notice BnF no FRBNF11909001
  2. Informations sur Jorion aux éditions Turia + Kant, consulté le .
  3. a b c d e et f Nicolas Cori, « Prophète en subprimes » [archive du ], sur Libération, (consulté le ).
  4. Informations de Paul Jorion sur son père, billet de blog de Jorion du , consultées le .
  5. Paul Jorion: Se souvenir de sa naissance (article sur son blog), , consulté le .
  6. a et b (en) Paul J. M. Jorion, « What do mathematicians teach us about the world? An anthropological perspective », Dialectical Anthropology, vol. 24, no 1,‎ , p. 45–98, ici p. 45 (JSTOR 29790591).
  7. Paul Jorion et Laura Ferré, « Anthropologue inclassable », Journal des anthropologues, nos 126–127,‎ , p. 335–349, ici p. 335 et p. 344 (lire en ligne, consulté le ).
  8. Informations de Paul Jorion sur son blog, entrée du , consulté le .
  9. Paul Jorion: Quelques considérations relatives au phénomène «provo». Amsterdam 1965–1967, Amsterdam/Bruxelles, Mémoire de maîtrise, 1968–1969. Mentionné par exemple dans: Nicolas Pas: Images d'une révolte ludique. Le mouvement néerlandais Provo en France dans les années soixante. In: Revue Historique. Volume 307, numéro 2 (634) (), p. 343–373, ici p. 369, Note 89.
  10. a et b (notice BnF no FRBNF34729297)
  11. Référence aux études chez Perelman, entrée de blog de Jorion le , consulté le .
  12. Référence à Stengers chez Jorion dans son contribution au blog du , consulté le .
  13. Pour Stengers, voir Ginette Kurgan-Van Hentenryk, « Jean Stengers, l'homme et son œuvre », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 82, nos 1–2,‎ , p. 15–26 (lire en ligne, consulté le ).
  14. Pour ce mathématicien, voir Julien Pomart, « Fonds Georges-Théodule Guilbaud », sur archivesfmsh.hypotheses.org, (consulté le ).
  15. Gérard Chouquer, « Comment la vénté et la réalité furent inventées by Paul Jorion », Annales. Histoire, Sciences sociales, vol. 65, no 4,‎ , p. 1031–1033 (JSTOR 40801870).
  16. Entrée de blog de Jorion du , consulté le .
  17. Voir Séance extraordinaire de l’École belge de psychanalyse, le . Quarto (Supplément belge de La lettre mensuelle de l’École de la cause freudienne), 1981, numéro 5, p. 4–22. (aejcpp.free.fr).
  18. “La mer et les jours” (1958). Article de blog de Paul Jorion, .
  19. Philippe Carrer, Œdipe en Bretagne. Essai d'ethnopsychiatrie, Toulouse, (ISBN 2-7089-7813-6, présentation en ligne), p. 128.
  20. Jonathan Pasque, « Flocons d'écumes et vague en creux », sur France 3 Bretagne, (consulté le ).
  21. (notice BnF no FRBNF42710014)
  22. Voir la critique de Jean Rieucau dans: Norois. numéro 137 (), p. 137 et suiv. (persee.fr).
  23. Paul Jorion, A quoi bon penser à l'heure du grand collapse, Paris, Fayard, (ISBN 978-2-213-70551-4, lire en ligne), p. 54.
  24. Aperçu des bourses pour Paul Jorion, consulté le .
  25. Voir le compte-rendu de Charles-Henry Pradelles de Latour dans: L'Homme, volume 25 (1985), numéro 96, p. 151-153 (persee.fr).
  26. Paul Jorion: Le Pêcheur rencontre l’Économie. Paris 1989 (culture.gouv.fr PDF).
  27. a b et c Informations de Paul Jorion sur son CV dans son blog, consulté le .
  28. Pour l'algèbre de parenté, voir (en) « Kinship Algebra », sur analytictech.com, (consulté le ).
  29. a b et c (en) Douglas R. White et Paul Jorion, « Representing and Computing Kinship: A New Approach », Current Anthropology, vol. 33, no 4,‎ , p. 454–463 (JSTOR 2743874).
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  36. Pour le contexte de cette politique, voir (en) Michael Posner, « Social Sciences under Attack in the UK (1981–1983) », La Revue pour l'histoire du CNRS, vol. 7,‎ , p. 1–13 (lire en ligne, consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]