Oskar Freysinger

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Oskar Freysinger
Oskar Freysinger en 2007.
Oskar Freysinger en 2007.
Fonctions
Conseiller d'État (Valais)
Élection 17 mars 2013
Législature législature 2013-2017
Conseiller national
[1][1]
Législature 47e (2003-2007)
48e (2007-2011)
49e (2011-2015)
Député au Grand Conseil valaisan
[1]
Législature 2001-2005
Conseiller communal de Savièse
Biographie
Date de naissance (57 ans)[1]
Lieu de naissance Sierre (Valais)
Parti politique Union démocratique du centre (UDC)
Profession enseignant dans une école de maturité[1]

Oskar Freysinger, né le , est un homme politique suisse, membre de l'Union démocratique du centre (UDC).

Il est fondateur de l'UDC Valais en 1999 et conseiller d'État valaisan entre 2013[2] et 2017[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Oskar Freysinger est né à Sierre de père autrichien et de mère valaisanne.

Oskar Freysinger effectue sa formation à l'école allemande de Sion. Pendant son passage à l'école normale, il rencontre Arthur Fibicher qui lui donne le goût des lettres. Il entre à l'université de Fribourg, en classes de littérature, de philologie allemande et de littérature française, puis obtient un diplôme de maître de gymnase en 1985.

Il a publié plusieurs ouvrages et gagné le Prix Rilke, ex-aequo avec deux autres personnes, avec un poème soumis de manière anonyme. Voir aussi sa polémique avec la Société des autrices et auteurs suisses[4].

Sa mère est la nièce du fameux pilote des glaciers Hermann Geiger. Son épouse Ghislaine, née Héritier, originaire de Savièse, est la mère de leurs trois enfants Fanny, Yoann et Laura[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Il est enseignant d'allemand au lycée-collège de la Planta de 1987 à 2014. Entre 1998 et 2002, il est président du Groupement des professeurs d’allemand du canton du Valais (GPAVR). De 1997 à 2001, il est conseiller communal à Savièse pour le parti démocrate-chrétien avant de cofonder l’UDC Valais, un parti de droite, dont il est le président de 1999 à 2002. Il est élu député au Grand Conseil du canton du Valais de 2001 à 2003[6].

Au Conseil national[modifier | modifier le code]

Oskar Freysinger est conseiller national de décembre 2003 à décembre 2015. Il ne s'est pas représenté aux élections fédérales de 2015[7].

Au Conseil d'État[modifier | modifier le code]

En 2013, Oskar Freysinger est élu au Conseil d'État du Canton du Valais au sein duquel il dirige le Département de la formation et de la sécurité.

Sa gestion du service de l'enseignement est critiquée, notamment pour la nomination de proches (3 sur 600 nominations, au cours de son mandat, dont son éditeur Slobodan Despot, comme chargé de communication externe[8]), de membres de son parti, dont Kevin Pelluchoud [réf. nécessaire] et Ariane Doyen, comme collaboratrice scientifique, cette dernière ne scolarisant pas ses enfants dans les écoles publiques[9].

Jean-Marie Cleusix, le chef du service valaisan de l’enseignement nommé par Oskar Freysinger en 2013, démissionne en 2016 à la suite de révélations d'impôts impayés et de nombreuses critiques (dont un « rapport accablant » du Grand Conseil qui a voté à 90 % pour demander sa suspension)[10].

En 2016, Oskar Freysinger engage comme consultant externe dans un groupe de travail sur les risques, l'auteur survivaliste Piero San Giorgio, considéré comme proche de milieux d’extrême droite[11],[12]. Cette nomination suscite de nombreuses réactions de la part du monde politique valaisan notamment de la part de la présidente du gouvernement valaisan Esther Waeber-Kalbermatten qui se dit « profondément choquée par des propos indignes de notre civilisation »[13],[14]. Le 2 décembre 2016, le Conseil d'État renonce définitivement aux services de ce consultant[15],[16].

En 2017, il se représente comme candidat au Conseil d'État pour la législature 2017-2021. Le 5 mars, au premier tour, il occupe le sixième rang avec 30 857 voix[17]. Au second tour, il n'est pas réélu[18] en demeurant à la sixième place, derrière le candidat PLR élu Frédéric Favre.

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Il est l'un des parlementaires à l'origine, et le principal porte-parole[19] de l'Initiative populaire « Contre la construction de minarets »[20], adoptée par votation le 29 novembre 2009 à 57,5 %[21]. Il a également participé, le 18 décembre 2010, aux « Assises contre l'islamisation de l'Europe »[22],[23].

Dès 2001, il a été co-organisateur de la marche blanche à Sion. Il a déposé des interventions contre la pédocriminalité au Conseil national et s'est aussi engagé pour les deux initiatives de cette association[24],[25].

Par ailleurs, il s'oppose à l'avortement, qui a donné lieu selon lui à un « génocide invisible »[26],[27]. Selon un principe similaire, il est opposé à la peine de mort, considérant que « le droit à la vie n'est pas négociable »[28]. Il lance une pétition populaire pour une Suisse neutre, notamment dans le conflit ukrainien[29].

Critiques et polémiques[modifier | modifier le code]

Après la publication de son recueil Brüchige Welten en 2004, Oskar Freysinger demande son adhésion à l'association des Autrices et auteurs de Suisse. Cette dernière lui refuse l'entrée, motivant sa décision par une incompatibilité entre les buts des auteures et auteurs de Suisse et les prises de position publiques de l'intéressé. Cette affaire a été très médiatisée par les quotidiens suisses[30].

En 2007, à la suite des attaques contre l'UDC du rappeur Stress, Freysinger se confronte avec le chanteur sur les ondes de la Radio suisse romande. Par la suite, le politicien compose également la chanson Dé-stressez qui s'en prend au rappeur[31].

En 2009, lors d'un débat sur l'initiative contre les minarets dans l'émission Infrarouge de la TSR, Oskar Freysinger a un échange houleux avec Daniel Cohn-Bendit, député européen français écologiste[32]. En 2013, Oskar Freysinger estime que Daniel Cohn-Bendit s’ingère tout le temps dans les affaires intérieures de la Suisse et qu'il se comporte comme une autorité tutélaire, voire coloniale[33].

À la suite du succès de l'initiative contre les minarets, Freysinger est invité à donner deux conférences à l'étranger qui font polémique, en raison des positions jugées islamophobes de leurs organisateurs. En octobre 2010, les communes de Bruxelles et de Schaerbeek refusent la présence de l'orateur valaisan. La conférence qu'il devait donner sur le thème « l'islam, une menace ? » s'est finalement tenue au parlement flamand, à l'invitation du leader du Vlaams Belang, Filip Dewinter[34]. Le 18 décembre 2010, Freysinger participe aux « Assises internationales sur l'islamisation » à Paris. La presse de Suisse romande souligne à cette occasion la présence, parmi les organisateurs de la manifestation, du Bloc identitaire, mouvement classé à l'extrême-droite[35],[36].

Oskar Freysinger a fréquemment été la cible d'attaques personnelles, qui ont pu donner lieu à des plaintes du politicien. En 2007, lors de la campagne pour les élections fédérales, le journal Le Confédéré, proche du parti radical valaisan, publie un encart réunissant les portraits de Freysinger et d'Adolf Hitler accompagnés du slogan « Autrichiens, on a déjà donné », en réponse à une affiche de l'UDC Valais jugée discriminatoire à l'égard des musulmans. Après une réaction de l'Ambassade d'Autriche[37] et une plainte déposée par Freysinger, le Tribunal fédéral condamne en 2011 l'ancien rédacteur en chef, Adolphe Ribordy, pour atteinte à l'honneur, confirmant une première décision de la justice valaisanne. Dans un arrêt rendu à l'unanimité de la Cour de droit pénal, le TF a confirmé la condamnation avec sursis d'Adolphe Ribordy à 120 heures de travail d'intérêt général pour diffamation. Il a jugé que le photomontage procède d'un amalgame et jette clairement le soupçon qu'Oskar Freysinger, dont le père est un Autrichien, témoignerait de la sympathie pour l'idéologie nazie. « On cherche ce qu'il y aurait d'amusant à laisser croire qu'une personne partage la vision d'un génocidaire » relève le Tribunal Fédéral[38].

En 2010, une caricature publiée par le journal satirique lausannois Vigousse est l'objet d'une plainte d'Oskar Freysinger. En réponse à une prise de position de l'UDC sur l'école primaire, le dessinateur Pitch figure un personnage, portant la queue de cheval emblématique de Freysinger et un brassard rouge, envoyant une file d'écoliers vers une usine à la cheminée fumante en s'écriant « Tous à la douche »[39]. En 2012, la justice vaudoise rejette la plainte de Freysinger, estimant que la référence au nazisme était uniquement suggérée et que le caractère satirique de la publication rendait impossible une lecture du dessin au premier degré[40],[41].

Le 5 septembre 2011, à l'issue d'un débat avec Hani Ramadan à l'Uni Dufour (Genève), Freysinger se fait entarter par un étudiant ; le politicien réagit en soulignant que « la liberté de jeter des tartes fait partie de la démocratie[42]. »

Drapeau militaire allemand (Reichskriegsflagge) de 1903 semblable à celui que Freysinger possède.

Le 24 mars 2013, les images du magazine de la SRF Reporter[43] témoignent de la présence d'un drapeau militaire du IIe Reich décorant la cave d'Oskar Freysinger. Pavillon de guerre de l'armée allemande jusqu'à la Première Guerre mondiale, ce drapeau est aujourd'hui utilisé par les groupes nationalistes allemands. Interrogé sur sa signification, le politicien explique avoir acheté le drapeau lors d'une exposition sur un sous-marin à Lübeck et qu'il s'agit pour lui d'un simple objet décoratif, sans lien avec une idéologie[44]. Plusieurs intervenants dans les médias suisses ont toutefois souligné la légèreté de Freysinger, pourtant enseignant d'allemand[45],[46].

Publications[modifier | modifier le code]

Oskar Freysinger au Salon du Livre 2011 de Genève

Oskar Freysinger écrit en français et en allemand.

Il sort en Brüchige Welten (en allemand), un recueil de nouvelles, paraboles et satires. Paru chez Rotten Verlag, Viège puis, le 13 septembre 2005, Outre-pensées (en français) aux éditions de la Matze. En mai 2006 sort son premier roman intitulé Schachspirale (en allemand) aux éditions de la Matze.

Le 13 à la vigne à Farinet, Oskar Freysinger a présenté son livre Le nez dans le soleil, une sorte de monologue qui met en scène un paysan et son petit-fils et montre l'attachement des Valaisans pour leur pays. L'ouvrage est préfacé par l'avocat genevois Marc Bonnant[47].

En , Oskar Freysinger est admis au sein de l'Association des écrivains serbes, sous la présidence de Marko Ruzicic[48].

Il obtient un prix de poésie du Festival Rilke de Sierre en 2009[49] et le prix culturel de Savièse, en 2010[50].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Brüchige Welten, Rotten Verlag, 2004.
  • Outre-pensées, La Matze, 2005.
  • Schachspirale, La Matze, 2006.
  • sous le pseudonyme de Janus : L'évasion de C.B., Xenia, 2008.
  • Le nez dans le soleil, La Matze, 2009.
  • sous le pseudonyme de Janus : Canines, Xenia, 2010 .
  • Antifa, Tatamis, 2011.
  • I-mages, recueil de poèmes sur des photos de son ami Slobodan Despot, Xenia, 2011.
  • Garce de vie, Attinger, 2012.
  • Wabers Schwarm, Weltbild, 2012.
  • Löwenzahn, Weltbild, 2012.
  • Schöpfung, poèmes de Hans W. Kopp traduits en français par Oskar Freysinger, Xénia, 2009
  • Sur Oskar Freysinger : « Oskar et les minarets » de Slobodan Despot, Favre, 2010.
  • De la frontière, Xénia, 2013.
  • L'Essaim, Attinger, 2014.
  • Le remède suisse. Petit traité de métaphysique politique, Xenia, 2016.

Cinq de ses ouvrages ont été traduits en serbe[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Biographie de Oskar Freysinger sur le site Web de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. Curriculum vitæ d'Oskar Freysinger, www.vs.ch (page consultée le 18 juin 2014).
  3. « Le Valais a un nouveau Conseil d'Etat, sans Oskar Freysinger », rts.ch,‎ (lire en ligne)
  4. http://www.infrarouge.ch/ir/89-apres-hirschhorn-freysinger-retour-censure
  5. http://www.mamuz.ch/ghis.html
  6. http://www.udc.ch/g3.cms/s_page/79460/s_name/directionparti
  7. Départs du Conseil national, ch.ch, consulté le 12 novembre 2014
  8. « Communiqué de l'Etat du Valais du 26 août 2013 », sur www.vs.ch,
  9. Marie Parvex, « Le PS s'insurge contre les choix d'Oskar Freysinger », Le Temps, mercredi 18 juin 2014, page 8.
  10. Xavier Lambiel, « La démission de Jean-Marie Cleusix met fin à une erreur de casting », Le Temps, vendredi 29 juillet 2016.
  11. Xavier Lambiel, « Pour se préparer au pire, le Valais consulte un sulfureux survivaliste », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  12. « Le survivaliste qui murmure à l’oreille d’Oskar Freysinger », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  13. Sylvain Besson, « Oskar Freysinger, le dérapage de trop », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  14. « Piero San Giorgio: Esther Waeber-Kalbermatten dénonce le choix d'Oskar Freysinger », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  15. « Affaire San Giorgio: le Département de la formation et de la sécurité ne fera plus appel au consultant externe », sur www.lenouvelliste.ch (consulté le 2 décembre 2016)
  16. « Sous pression, Oskar Freysinger renonce aux conseils du survivaliste », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  17. « Cantonales 2017: Oskar Freysinger figure au-delà du cinquième rang dans 47 communes au premier tour », Le Nouvelliste, 6 mars 2017
  18. « Cantonales 2017: le classement final dans la course au Conseil d'Etat », Le Nouvelliste, 19 mars 2017
  19. France 24, « Oskar Freysinger, figure de proue des anti-minarets, a le triomphe modeste », France 24, (consulté le 13 juin 2010).
  20. « Comité d'initiative contre la construction de minarets », www.minarets.ch (consulté le 13 juin 2010).
  21. ATS, « Votations fédérales: l'initiative anti-minarets acceptée à 57,5 % », Le Matin, (consulté le 13 juin 2010).
  22. « Le Suisse Freysinger fait un tabac aux « Assises contre l'islamisation » », Le Nouvel Observateur, 18 décembre 2010.
  23. http://www.francisrichard.net/article-oskar-freysinger-a-paris-le-18-decembre-aux-assises-sur-l-islamisation-61806163.html
  24. http://journal.24heures.ch/actu/suisse/imprescriptibilite-fixee-12-ans-fait-debat-2011-06-22
  25. http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/2e70ca6e-cc33-11e0-a9d0-f0fa8a8b5f39/A_c%C5%93ur_ouvert_contre_la_p%C3%A9dophilie
  26. http://www.dailymotion.com/video/xh1l0v_oskar-freysinger-a-propos-du-debat-sur-l-avortement_news
  27. Enquête & Débat, Oskar Freysinger : « L'absence de débat sur l'avortement démontre un manque de liberté d'expression », 15 février 2011.
  28. http://archives.24heures.ch/actu/suisse/initiative-veut-retablir-peine-mort-2010-08-20
  29. http://www.rts.ch/info/suisse/6037774-oskar-freysinger-lance-une-petition-pour-preserver-la-neutralite.html
  30. Francesco Biamonte, « À la Une : À propos de « l'affaire Freysinger » » (consulté le 5 mars 2013).
  31. Oskar Freysinger allume Stress dans une chanson de 5 minutes, 17 août 2007, 20 minutes (Suisse).
  32. http://www.20min.ch/ro/entertainment/television/story/Gros-clash-entre-Freysinger-et-Cohn-Bendit-sur-la-TSR-11286360
  33. « Entretien exclusif avec Oskar Freysinger », sur www.lesobservateurs.ch, .
  34. http://www.rts.ch/info/suisse/2565917-le-romand-freysinger-au-parlement-flamand.html
  35. http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f39bf712-f292-11df-903d-be13e2434cbc%7C0#.UTXRVBknzwc
  36. http://www.lecourrier.ch/oskar_freysinger_coqueluche_des_identitaires_francais?page=3&engine=1
  37. http://www.cicad.ch/fr/affaire-ribordy-freysinger-lambassadeur-dautriche-intervient.html
  38. http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Ribordy-perd-son-proces-contre-Freysinger-27877657
  39. http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/13221662
  40. http://www.rts.ch/info/suisse/4428683-une-plainte-d-oskar-freysinger-contre-une-caricature-dans-vigousse-rejetee.html
  41. http://1dex.ch/2012/11/13/oskar-et-vigousse-les-hors-la-loi-de-la-justice
  42. http://www.rts.ch/info/suisse/3377960-debat-a-geneve-freysinger-entarte-a-l-universite.html
  43. http://www.srf.ch/sendungen/reporter/oskar-der-rattenfaenger
  44. http://www.tagesanzeiger.ch/schweiz/standard/Freysingers-dekorative-Kriegsflagge/story/10226065
  45. Marie Parvex, « Le drapeau néonazi d’Oskar Freysinger », Le Temps, mardi 26 mars 2013.
  46. Aussi 24 heures : http://www.24heures.ch/suisse/Oskar-Freysinger-a-un-drapeau-du-IIe-Reich-dans-sa-cave-/story/26029113.
  47. « Oskar Freysinger vendange en sa qualité d'écrivain », journal 20 Minutes,‎ (lire en ligne)
  48. Stéphane Kovacs, « Oskar Freysinger, le pourfendeur des minarets », Le Figaro, (consulté le 13 juin 2010).
  49. Vincent Pellegrini, « Les lauriers d'Oskar », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne).
  50. article|titre=Prix culturel de la commune de Savièse pour Oskar Freysinger|périodique=Rhône FM|date=01 mai 2010|lire en ligne=http://www.rhonefm.ch/fr/informations/infos-a-chaud/prix-culturel-de-la-commune-de-saviese-pour-oskar-freysinger-313-26871

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