Prix du menteur en politique

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Prix du menteur en politique
2016 (remis en janvier 2017)
Prix remis
  • Grand vainqueur du Prix
  • Prix spécial du jury
  • Prix « Un certain regard » et autres catégories
Description Prix satirique récompensant les pires mensonges des hommes politiques français[1]
Organisateur Thomas Guénolé
Pays Drapeau de la France France
Date de création [1]
Site officiel thomas-guenole.fr

Le Prix du menteur en politique est un prix satirique récompensant les pires mensonges des personnalités politiques françaises, créé par le politologue Thomas Guénolé le .

Selon le jury du prix, « cette distinction est décernée avec humour pour inciter la classe politique à moins mentir, pour sensibiliser le journalisme politique à l’importance du fact-checking et pour encourager le grand public à vérifier la véracité de ce que dit le personnel politique »[2].

Le jury est composé principalement de journalistes politiques spécialisés en fact-checking (vérification par les faits), de droite comme de gauche[1], issus des rédactions des quotidiens, sites d'actualité[1] et radios françaises[3].

Le prix est destiné à être annoncé au début de chaque année, pour les mensonges politiques de l’année précédente. Ainsi, le Prix 2014 a été décerné en février 2015[4].

Palmarès 2014[modifier | modifier le code]

Palmarès proclamé en [4].

Grand vainqueur du Prix[modifier | modifier le code]

Prix spécial du jury [modifier | modifier le code]

Prix « Un certain regard »[modifier | modifier le code]

Prix du « Jeune espoir »[modifier | modifier le code]

Jury 2014[modifier | modifier le code]

Présidé par le politologue Thomas Guénolé, le jury était composé de cinq journalistes : Mélissa Bounoua (Slate), Camille Dahan (RMC), Alexandre Devecchio (FigaroVox, Le Figaro), Samuel Laurent (Les Décodeurs, Le Monde) et Cédric Mathiot (Désintox, Libération)[1].

Palmarès 2015[modifier | modifier le code]

Palmarès proclamé le [7].

Note : Nicolas Sarkozy (Les Républicains), ayant remporté le Prix du menteur politique en 2014, bénéficiait cette année d’un « totem d’immunité »[8].

Grand vainqueur du Prix[modifier | modifier le code]

  • Marine Le Pen, « pour son accumulation d'affirmations fausses sur les migrants (par exemple sur l'ampleur de la vague d'arrivants, sur leur sexe et leurs motivations, sur le faux assaut de migrants contre des pompiers à Calais, par martelage de cette question lors des régionales alors que ce n'est pas une compétence régionale…) ou sur le djihadisme »[9].

Prix spécial du jury[modifier | modifier le code]

Prix « Un certain regard » (ex aequo)[modifier | modifier le code]

  • Claude Bartolone« pour avoir accusé Valérie Pécresse de défendre "la race blanche" »[11].
  • Pierre Lellouche, « pour avoir réussi l'exploit de produire un "droit de réponse à la bienpensance" aux articles ayant pointé son intox sur les indemnités accordées aux réfugiés... dans lequel il reconnaît avoir dit n'importe quoi »[11]

Prix « Robocop »[modifier | modifier le code]

Prix du « Cumulard de l'année »[modifier | modifier le code]

Prix du « Meilleur second rôle féminin » [modifier | modifier le code]

  • Lydia Guirous, « éphémère porte-parole du parti Les Républicains, pour avoir prétendu que la France est le pays européen qui accueille le plus d'étrangers »[10].

Prix du « Meilleur second rôle masculin » [modifier | modifier le code]

Prix du « Meilleur costume » [modifier | modifier le code]

  • Bernard Cazeneuve, « pour avoir exagéré le nombre de reconduites à la frontière afin d'assurer qu'il est plus ferme que la droite lorsqu'elle était au pouvoir »[11].

Prix spécial de l'« Audace statistique » [modifier | modifier le code]

  • François Hollande, « pour avoir tenté de vanter le "bon bilan" de plus de 3 000 perquisitions sous état d'urgence alors qu'elles ont abouti à... seulement 4 vraies procédures antiterroristes »[12].

Prix du « Jeune espoir » [modifier | modifier le code]

  • Laurent Wauquiez, « pour sa spectaculaire accumulation de mensonges, sur lui-même pour se construire un personnage public globalement factice, et sur de multiples sujets politiques (par exemple sur les relations politiques entre Charles de Gaulle et Guy Mollet) »[14].

Jury 2015[modifier | modifier le code]

Présidé par Thomas Guénolé, le jury était composé de six journalistes : Mélissa Bounoua (Slate), Alexandre Devecchio (FigaroVox, Le Figaro), Hugo Domenach (Le Point), Samuel Laurent (Les décodeurs, Le Monde), Cédric Mathiot (Désintox, Libération) et Antoine Krempf (Le Vrai du faux, France Info)[7].

Palmarès 2016[modifier | modifier le code]

Palmarès proclamé le 19 janvier 2017[3],[15],[16].

Grand vainqueur du Prix[modifier | modifier le code]

Robert Ménard, « pour son incroyable constance dans le mensonge lorsqu’il évoque l’immigration »[3].

À la suite de cette nomination, le site Boulevard Voltaire, fondé par Robert Ménard, réagit en avançant que le juré se compose de journalistes « quasi exclusivement de gauche » et « ne désigne que des personnalités de droite ou aux idées conservatrices »[17].

Premier Dauphin[modifier | modifier le code]

  • Manuel Valls, « pour son retournement de veste spectaculaire (49.3, heures supplémentaires défiscalisées) en devenant candidat à la primaire du PS en 2017 »[3].

Prix spécial du jury[modifier | modifier le code]

Prix « Un certain regard » pour des mensonges particulièrement absurdes ou bizarres[modifier | modifier le code]

Prix « Jacques Dutronc » du plus beau retournement de veste[modifier | modifier le code]

Prix du « Naufrage en politique »[modifier | modifier le code]

  • Maud Fontenoy « pour avoir prétendu que 12 000 chercheurs français sont partis aux Etats-Unis faute de pouvoir chercher en France des techniques non polluantes d’extraction du gaz de schiste »[3].

Prix du « Grand Remplacement »[modifier | modifier le code]

Prix du « Jeune espoir » (ex aequo)[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Bay, « pour son accumulation de mensonges sur la réquisition des logements HLM, sur la loi travail et le communautarisme, sur le nombre de postes de policiers créés sous Hollande, pour avoir prétendu que 95% des dégradations de lieux de culte visaient les chrétiens, sur un supposé « mythe » du réfugié de guerre, sur les peines de prison non exécutées, ou encore sur l'élection de Donald Trump »[16].
  • Florian Philippot, pour avoir prétendu notamment « que la France ne peut plus expulser des étrangers délinquants de son territoire (...) que les étrangers en situation irrégulière n’avaient pas droit à une aide médicale avant 2000 (...) que la loi n’accorde aucun droit aux sans-papiers »[16].

Prix du meilleur menteur politique à l’étranger[modifier | modifier le code]

Jury 2016[modifier | modifier le code]

Présidé par Thomas Guénolé, le jury était composé de huit journalistes : Mélissa Bounoua (Slate), Hélène Decommer (L’Express), Alexandre Devecchio (FigaroVox, Le Figaro), Hugo Domenach (Le Point), Antoine Krempf (Le Vrai du faux, France Info), Delphine Legouté (Marianne), Pauline Moullot (Désintox, Libération) et Estelle Schmitt (France Inter)[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une rubrique de fact-checking du journal Libération.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Nicolas Sarkozy sacré meilleur menteur en politique de l'année », Arthur Berdah pour L'Express.fr - 6 février 2015.
  2. « Sarkozy, un "prix du menteur" pour ses 17 bobards », Juliette Deborde, Baptiste Bouthier, Sarah Bosquet et Cédric Mathiot, Libération.fr, 6 février 2015.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Robert Ménard remporte le Grand Prix 2016 du "menteur en politique" », Pauline Moullot, Libération.fr, 19 janvier 2017.
  4. a et b « Nicolas Sarkozy remporte le prix du menteur en politique », Hugo Domenach, L'Express.fr, 6 février 2015.
  5. « 17 fois en cure de Désintox », Juliette Deborde, Sarah Bosquet, Baptiste Bouthier et Cédric Mathiot sur le site Liberation.fr - 27 novembre 2014.
  6. « Nicolas Sarkozy lauréat du « prix du menteur en politique » », Le Figaro.fr, 6 février 2015.
  7. a et b « Marine Le Pen, lauréate du prix du menteur en politique », Le Monde.fr, 5 février 2016.
  8. « Marine Le Pen remporte le prix du menteur en politique de l'année », Antoine Krempf, Franceinfo.fr, 5 février 2016.
  9. a et b « Marine Le Pen remporte le prix du menteur en politique de l'année », sur Le Point.fr (consulté le 5 février 2016)
  10. a et b « Marine Le Pen remporte le prix du menteur en politique de l'année », sur France info.fr (consulté le 5 février 2016)
  11. a, b et c Julien Rebucci, « Marine Le Pen remporte enfin une élection : celle du menteur en politique de l'année », sur Les Inrocks.com,‎
  12. a et b « Marine Le Pen remporte le prix 2015 du mensonge en politique », sur Libération.fr (consulté le 5 février 2016)
  13. « Cette distinction politique dont Christian Estrosi se serait bien passé », sur Nice Matin.com,‎ 5 février 2016.
  14. « Prix 2015 du menteur en politique : Wauquiez sacré dans la catégorie "jeune espoir" », sur Lyonmag.com,‎
  15. Simon Edelson, « Robert Ménard, lauréat 2016 du prix du menteur en politique », sur Le Point.fr (consulté le 24 janvier 2017)
  16. a, b et c « Et le Grand prix du menteur politique 2016 est attribué à... Robert Ménard ! », Delphine Legouté, Marianne.net, 19 Janvier 2017.
  17. « Le prix du menteur en politique : quelle mascarade ! », bvoltaire.fr, 21 janvier 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles de presse[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]