Phare de l'Île Vierge

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Phare de l’île Vierge
Image illustrative de l'article Phare de l'Île Vierge

Coordonnées 48° 38′ 19.7″ N 4° 34′ 01.47″ O / 48.638806, -4.56707548° 38′ 19.7″ N 4° 34′ 01.47″ O / 48.638806, -4.567075  
Pays Drapeau de la France France
Localisation Plouguerneau, Finistère
Construction 1897-1902
Hauteur 82,5 m (foyer à 75 m)
Élévation 84 m
Portée 27 milles (52 km)
Feux 1 éclat blanc, 5 s.
Optique lentille de Fresnel
Lanterne lampe halogène 650 W,
Aide sonore oui
Électrification 1956
Automatisation oui (2010)
Gardienné non
Visiteurs oui
Protection Logo monument historique Classé MH (2011)

Géolocalisation sur la carte : Finistère

(Voir situation sur carte : Finistère)
Phare de l’île Vierge

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Phare de l’île Vierge

Le phare de l'île Vierge, l'un des plus hauts du monde, est un phare maritime construit sur un îlot dénommé « Île Vierge » à 1,5 km de la côte. Il est situé en Finistère-Nord dans l'archipel de Lilia (commune de Plouguerneau). Ce phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1],[2].

L'Île Vierge[modifier | modifier le code]

L'île Vierge vue de la côte

L'Île Vierge (en breton : Enez-Werc'h) marque la limite orientale entre la Manche et l'Iroise. Située à environ 1,5 km de la côte au nord de Lilia, elle relève de la commune de Plouguerneau. Sa superficie est de 6 ha.

L'île serait un ancien sanctuaire druidique[3]. Au XVe siècle, les frères mineurs Cordeliers de l'Observance fondèrent un couvent sur l'île Vierge ; ils y restèrent une soixantaine d'années avant de s'installer en 1509 à l'abbaye Notre-Dame des Anges à l'Aber Wrac'h. L'origine du nom de l'île vient probablement de là, la chapelle du couvent étant dédiée à la Vierge Marie.

Par la suite, l'Île Vierge sert de point de défense de la côte, avant d'être achetée en 1844, avec ses dépendances, son droit de pâture et de sécherie du goémon par l'État au sieur Goyon de Coëpel[4].

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Ancien phare[modifier | modifier le code]

Construit entre 1842 et 1845 à partir de pierres granitiques prises sur place, c'est une tour carrée haute de 33 mètres, avec à sa base un bâtiment rectangulaire de deux étages, de 31 m de haut. Servant, ainsi que le sémaphore de l'Île Wrac'h et le feu du clocher de Plouguerneau à signaler l'entrée de l'Aber Wrac'h, il est allumé pour la première fois le . Son premier feu était un feu fixe blanc ayant une portée de 14 milles. Équipé selon le système de Fresnel, il fonctionna d'abord à l'huile de colza, puis aux huiles minérales. Son feu resta en activité durant la durée des travaux du phare actuel[5].

Il était aussi doté d'une corne de brume. La sirène actuelle, de 1 200 W de puissance est toujours en activité. Il sert désormais d'amer.

Les logements de gardiennage y sont installés. Un radiophare complète l'installation.

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Phare actuel[modifier | modifier le code]

La construction du phare[modifier | modifier le code]

La construction du phare de l'Île Vierge (photo prise en 1899)

Charles Le Goffic, dans la revue Le Monde illustré décrit le chantier :

« Sept maçons et dix-huit manœuvres participaient, en 1899, à la construction du phare. Les maçons viennent du Cap Sizun qui est renommé en Bretagne pour l'excellence de ses ouvriers. Payés à raison de 4 fr. 50 par jour, ils habitent l'île été comme hiver. L'entrepreneur des travaux, M. Le Corre, a fait construire pour eux des baraquements en planches (...). Une cantine est annexée aux baraquements: contre une faible somme mensuelle de huit francs, les maçons y font tremper leur soupe trois fois par jour. Quand aux manœuvres, qui sont presque tous des pêcheurs sans emploi, leur salaire varie entre 2 fr. et 2 fr. 50. La plupart sont de Plouguerneau ; ils apportent leurs provisions avec eux et une barque les ramène à terre chaque soir[6]. »

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Les caractéristiques du phare[modifier | modifier le code]

Construit de 1897 à 1902, d'une hauteur de 82,5 m, il est le plus haut phare d'Europe[7] et le plus haut phare du monde en pierre de taille. Il balaie tout le nord du Finistère à 52 km à la ronde. L'intérieur est tapissé de 12 500 carreaux d'opaline provenant des usines Saint-Gobain.

C'est une tour à triple paroi, tronconique à l'extérieur, cylindrique à l'intérieur, en moellons de granit, sur un soubassement de pierre supportant une lanterne de grande taille.

Il y a au total 397 marches : 5 marches en granit, à l'extérieur du phare, pour accéder du socle à la tour, 360 marches suspendues en pierre de taille, toutes uniques et faites sur-mesure, pour monter au sommet de la tour cylindrique et enfin, 32 marches en fer pour atteindre la lanterne.

On peut le visiter, l'accès à l'île se faisant par bateau ou à pied (uniquement lors des grandes marées).

Il a été électrifié en 1956 et doté d'aérogénérateurs en 1967, ces derniers seront finalement retirés en 1994.

La dernière relève de gardiens a eu lieu le vendredi 29 octobre 2010, après quoi le phare est devenu totalement automatisé. Il est télé-opéré depuis le phare du Créac'h sur l'île d'Ouessant[8].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]