Persécution des Alévis

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La communauté alevi bektachi a principalement été persécutée sous l'Empire ottoman.

Historique[modifier | modifier le code]

Au début du XVe siècle[1], l’oppression ottomane envers les alévis devient insupportable et ces derniers soutiennent le Chah Ismail Ier d'origine turkmène. Ses partisans, qui portent un bonnet de couleur rouge avec douze plis en référence aux 12 imams du chiisme duodécimain se font appeler Qizilbash. Les Ottomans qui s’étaient persanisés et arabisés considéraient comme ennemis les Qizilbash (alévis) d'origine turkmène[1].

En 1826 : abolition du corps des Janissaires et fermeture des tekke (couvents de derviches) bektachis [2],[3],[4]

Depuis l'avènement de la République de Turquie et l'inscription de la laïcité dans la constitution, la situation s'est améliorée même si périodiquement des pogroms sont lancés à l'égard de cette communauté:

Le gouvernement turc ne reconnait toujours pas officiellement l'alévisme comme un culte et les cemevi n'ont aucune reconnaissance juridique. Selon les sources, les Alévis seraient de 12 à 15 millions, soit entre 15 et 20% de la population de la Turquie[5]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/cmr_0008-0160_1979_num_20_2_1359?_Prescripts_Search_tabs1=standard&
  2. http://janissaire.hautetfort.com/archive/2008/05/14/les-janissaires-1979-de-vincent-mansour-monteil.html
  3. The World of the Alevis: Issues of Culture and Identity, Gloria L. Clarke
  4. http://ovipot.hypotheses.org/1348
  5. Le Nouvel Observateur du 21 au 27 novembre 2013, p.78

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]