Khanqah

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Khanqah (cf. persan khaneh : maison°; en arabe: زاوية [zāwīya]) fut d'abord un lieu destiné à abriter les spécialistes et savants religieux (‘ulamâ’), une sorte d'équivalent des couvents chrétiens. Ces établissements ont été ensuite réservés aux soufis.

En Turquie, on parle de « tekke » ou « tekké » ou encore « tekkyie », et on rencontre fréquemment. Ce type de bâtiment est en fait en général part d'un complexe architectural qui comprend aussi une mosquée et un tombeau d'un saint. Le tekke peut alors servir de lieu de culte pour les derviches tourneurs, et comprendre des cellules dans lesquelles les derviches peuvent loger. Les tekke peuvent être considérés comme le pendant soufi de la madrassa, lieu d'enseignement d'un islam plus « orthodoxe »[1]. La Tekke de Soliman II, à Damas, construite par l'architecte Sinan en 1560, est un parfait exemple de ce programme de bâtiments dans l'Empire ottoman, et une des plus belles réalisations architecturales de la Syrie[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Andrew Peterson, Tekke, London & New York, Routledge, , 342 p., p. 279.
  2. (en) John Warren, Damascus, Tekke of Süleyman II in G. Michell (Ed), Architecture of the Islamic World, London, Thames and Hudson, 1991 [1971], 288 p. (ISBN 978-0-500-27847-5), p. 233.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en)Gerhard Böwering, Matthew Melvin-Koushki, « ḴĀNAQĀH » in Columbia University, Encyclopædia Iranica, 2012 [2010].
  • (en)James Dickie (Yaqub Zaki), « Allah and Eternity: Mosques, Madrasas and Tombs » in George Mitchell (Ed) Architecture of the Islamic World. Its History and Social Meaning, London, Thames and Huson, 1991 [1971].

Articles liés[modifier | modifier le code]