Khanqah

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Khanqah (cf. persan khaneh : maison ; en arabe: خانقاه) fut d'abord un lieu destiné à abriter les spécialistes et savants religieux musulmans (‘ulamâ’), une sorte d'équivalent des couvents chrétiens. Ces établissements ont été ensuite réservés aux soufis.

Ce terme est exclusivement usité au Moyen-Orient. L'équivalent du khanqah au Maghreb est appelé zaouia.

Description[modifier | modifier le code]

Une khanqah est le lieu de vie de mystiques musulmans, mais aussi un lieu de retraite temporaire pour des personnages « civils ». Elle peut se trouver en ville ou en rase campagne, selon l'ordre qui y vit, et comporte généralement une ou plusieurs mosquées et des cellules. Elle peut également abriter une école et sert souvent de lieu funéraire pour son fondateur.

Le cas du tekke[modifier | modifier le code]

En Turquie, on parle de « tekke » ou « tekké » ou encore « tekkyie ». On rencontre fréquemment de tels bâtiments. Des tekke existent aussi dans les anciennes provinces moyen-orientales et balkaniques de l'Empire ottoman.

Ce type de bâtiment est en fait en général partie d'un complexe architectural qui comprend aussi une mosquée et le tombeau d'un saint. Le tekke peut alors servir de lieu de culte pour les derviches tourneurs, et comprendre des cellules où les derviches logent. Les tekke peuvent être considérés comme le pendant soufi de la madrassa, lieu d'enseignement d'un islam plus « orthodoxe »[1].

La Tekke de Soliman II, à Damas, construite par l'architecte Sinan en 1560, est un parfait exemple de ce programme de bâtiments dans l'Empire ottoman, et l'une des plus belles réalisations architecturales de la Syrie[2].

Exemples de khanqah[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux khanqah, on peut citer :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Andrew Peterson, Tekke, London & New York, Routledge, , 342 p., p. 279.
  2. (en) John Warren, Damascus, Tekke of Süleyman II in G. Michell (Ed), Architecture of the Islamic World, London, Thames and Hudson, 1991 [1971], 288 p. (ISBN 978-0-500-27847-5), p. 233.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en)Gerhard Böwering, Matthew Melvin-Koushki, « ḴĀNAQĀH » in Columbia University, Encyclopædia Iranica, 2012 [2010].
  • (en)James Dickie (Yaqub Zaki), « Allah and Eternity: Mosques, Madrasas and Tombs » in George Mitchell (Ed) Architecture of the Islamic World. Its History and Social Meaning, London, Thames and Huson, 1991 [1971].

Articles liés[modifier | modifier le code]