Massacre de Sivas

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L'hôtel Madimak en 2007

Le massacre de Sivas (en turc Madimak Olaylari ou Sivas Katliami) a eu lieu le à Sivas, une ville du centre de la Turquie. Il a entraîné la mort de 37 personnes, dont 33 intellectuels alévis.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le 17 avril 1993, le président de la république Turgut Özal est mort d'une crise cardiaque. Le 16 mai 1993, Süleyman Demirel a été élu le nouveau président de la république.

Le 26 mai l'écrivain Aziz Nesin, écrivain d'origine sunnite, a traduit le livre de Salman Rushdie, Les Versets sataniques et a commencé sa diffusion, au nom de la liberté d'expression, dans un journal, ce qui a amené beaucoup de protestations au niveau national. De plus, les Alevis sont marginalisés en Turquie et parfois victime d'actes violents[1].

Le 25 juin Tansu Çiller a pris ses fonctions en tant que première ministre à la tête de la coalition DYP-SHP.

6 jours plus tard, le 1er juillet, avec le soutien du Ministre de la Culture, le traditionnel festival de Pir Sultan Abdal a commencé à Sivas.

L'attaque du 2 juillet a eu lieu peu de temps après la traditionnelle prière du vendredi, quand la foule a franchi les barricades de la police. Ils ont entouré l'hôtel Madimak.

Le massacre[modifier | modifier le code]

Les victimes, qui s'étaient rassemblées pour un festival culturel alévi à Sivas en Turquie, ont été tuées quand une foule d'islamistes radicaux a mis le feu à l'hôtel Madimak où le groupe s'était regroupé.

L'incendie de l'hôtel a fait 37 victimes, y compris des musiciens, des poètes, des touristes et des membres du personnel de l'hôtel. La police n'est pas intervenue.

Aziz Nesin, écrivain d'origine sunnite, a réussi à s'échapper car les assaillants ne l'ont pas reconnu.

Liste des accusés[modifier | modifier le code]

  • Cafer Erçakmak: membre Refah Partisi du conseil municipal de Sivas

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Salman Rushdie, Joseph Anton, Plon (2012)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hamit Bozarslan, Histoire de la Turquie, de l'Empire à nos jours, Editions Tallendier, 2015, p.506

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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