Fatima Zahra

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fatima.
Fatima Zahra
Fatimah Calligraphy.png
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 28 ans)
MédineVoir et modifier les données sur Wikidata
nom dans la langue maternelle
فاطمة بنت محمدVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Frères
Ibrahim ibn Muhammad
Qasim ibn Mouhammed
Abd-Allah ibn Muhammad (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sœurs
Conjoint
Enfants
Autres informations
Religion
Fatimah Calligraphy.png

Fatima-Zahra (fātima, فاطمة[1]; zahra ou az-zahraʾa, الزهراء, la resplendissante), est la fille du prophète de l'islam Mahomet et de sa première femme Khadija, née à La Mecque vers 606 et morte à Médine le 28 août 632 (3 joumada ath-thania 11 AH).

Considérée par Mahomet comme la reine des femmes du Paradis, il s'agit de l'un des personnages féminins les plus symboliques de la religion musulmane.

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon la tradition de l'islam, elle était la fille préférée de Mahomet, qui l'a appelée la « Reine des femmes du Paradis »[2] Dans un autre hadith, Mahomet dit : « Il n'y a eu que quatre femmes accomplies : Assiya (épouse du Pharaon qui a choisi de suivre Moïse), la vierge Marie, Khadija (première épouse de Mahomet) et Fatimazahra. »[3] Il a également déclaré : « Fatimazahra est une partie de moi, et celui qui met Fatimazahra en colère, c'est moi qu'il met en colère »[4]. Elle fait aussi partie des ahlul bayt, la famille du Prophète. Elle a épousé Ali, cousin de Mahomet et futur quatrième calife bien guidé des Sunnites, qui lui a donné deux garçons, Hassan et Husayn (ou Hussein) et deux filles Zaynab (Zaynab la Grande) et Oum Kaltoum (Zaynab la Petite). Elle meurt six mois après Mahomet, en colère contre Abu Bakr selon les sources sunnite et chiite à cause de l'affaire de Fadak ; Boukhari, grand savant sunnite rapporte à ce propos : « Fatima fille du prophète courroucée, évita depuis cette époque Abou Bakr et ne cessa de l’éviter jusqu'à sa propre mort, survenue six mois après celle de l’envoyé de Dieu »[5].

Une oasis offerte par Mahomet en héritage à 'Ali et Fatima est confisquée par le calife Abu Bakr, qui rejeta leur témoignage, invoquant une parole de Mahomet selon laquelle les prophètes ne laissent aucun héritage. Fatima récusa cette narration, citant notamment des versets du Coran où il est attesté que les prophètes ont des héritiers : « Et Salomon hérita de David » (Le Coran, « La Fourmi », XXVII, 16, (ar) النمل) ; l'invocation de Zacharie : « Je crains [le comportement] de mes héritiers, après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob. » (Le Coran, « Marie », XIX, 5-6, (ar) مريم) ; etc. Considérant que c'était une mesure injuste prise contre elle et sa famille, Fatimazahra n'adressa plus la parole au calife jusqu'à sa mort, et demanda à 'Ali de l'enterrer secrètement[6].

Les différents surnoms ( Batul « la vierge »…) qu’on lui attribue témoignent du respect que lui portent les musulmans, qu'ils soient sunnites ou a fortiori chiites. Son nom est à l'origine de la dynastie des Fatimides (909-1171), qui prétendaient en être les descendants. À noter aussi que d'après la tradition, l'actuelle famille royale Jordanienne appartenant à la dynastie des Hachimites et l'actuelle famille royale marocaine appartenant à la dynastie des Alaouites seraient descendantes directes du prophète Mahomet par la voie de sa fille Fatimazahra.

Autres étymologies[modifier | modifier le code]

Selon "Lissan al-Arab", son nom signifierait « celle qui a été sevrée avant deux ans[7]». On lui donne également comme interprétation « qui sèvre » ou « celle qui se tient à l'écart du péché».

En Afrique noire, on trouve les formes Fatimata, Fadima, Fatoumata ou Fatou, Fadimoutou et Fanta au Mali.

Martyre[modifier | modifier le code]

Les chiites imamites commémorent le deuil de Fatima Zahra martyre pendant 20 jours chaque année.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vacca, V. Fāṭima. Encyclopaedia of Islam Online. Éd. P.J. Bearman, Th. Bianquis, C.E. Bosworth, E. van Donzel and W.P. Heinrichs. Brill Academic Publishers. (ISSN 1573-3912).
  • Hassan Amin, Islamic Shi'ite Encyclopedia. Beirut: SLIM Press, 1968-73.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ghita El Khayat-Bennai, Le Livre des prénoms du monde arabe, Casablanca, Eddif,‎ , 247 p. (ISBN 978-2-908801-82-8, LCCN 96968779, lire en ligne), p. 51
  2. Boukhari Tome 2 page 824
  3. rapportée par Hakim et Ahmed
  4. Boukhari Tome 2 page 826
  5. Boukhari tome 2 page 381
  6. Boukhari tome 3 page 169
  7. Du verbe arabe faṭama, ﻓﻄﻢ, « sevrer ».