Bataille de Tchaldiran

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Bataille de Tchaldiran
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La Bataille de Tchaldiran, miniature persane du Selimnameh conservée au musée de Topkapi (1525)
Informations générales
Date 23 août, 1514
Lieu Tchaldiran,Iran
Issue Victoire ottomane
Belligérants
Safavid Flag.pngSéfévides Ottoman flag alternative 2.svgEmpire ottoman
Commandants
Safavid Flag.png Ismail Ier,
Safavid Flag.png Mouhammed Khan Estaglo
Ottoman flag alternative 2.svg Selim Ier,
Ottoman flag alternative 2.svg Hersekli Ahmed Pacha,
Ottoman flag alternative 2.svg Hadim Sinan Pacha,
Ottoman flag alternative 2.svg Yunus Pacha,
Ottoman flag alternative 2.svg Lütfi Pacha,
Ottoman flag alternative 2.svg Piri Mehmed Pacha
Forces en présence
55 000 hommes 60 000 hommes
Pertes
5 000 hommes 2 000 hommes

Guerres entre Perses et Ottomans

Coordonnées 39° 05′ 20″ nord, 44° 19′ 37″ est

Géolocalisation sur la carte : Iran

(Voir situation sur carte : Iran)
Bataille de Tchaldiran

La bataille de Tchaldiran (ou Chaldoran ou Çaldıran), dans la première des guerres ottomano-persanes, eut lieu le 23 août 1514 à Chaldoran (province d'Azerbaïdjan occidental, Iran) et se termina par une victoire décisive de l’Empire ottoman sur les Séfévides. En conséquence, les Ottomans s'emparèrent de la moitié orientale de l’Anatolie. Le sultan ottoman Sélim Ier, commandant son armée en personne, alignait des forces nettement plus nombreuses et mieux équipées, fortes de 200 000 soldats, tandis que les Iraniens étaient entre 50 000 et 80 000. Le Shah Ismail fut blessé et manqua d’être capturé dans le combat. Alors que les Séfévides dépendaient essentiellement d'une cavalerie d'archers (les Qizilbash), s'appuyant sur des méthodes turco-mongoles de combat ainsi que sur une politique de la terre brûlée, la bataille de Tchaldiran marque la victoire de la technologie ottomane, ceux-ci disposant, outre la cavalerie et la solide infanterie des janissaires, d'une artillerie[1].

À la suite de leur victoire, les Ottomans prirent Tabriz, et les Séfévides ne constituèrent plus une menace pour eux pendant près d’un siècle. Elle mit également fin aux soulèvements des Alévis en Anatolie.

Au début du XVe siècle[2], l’oppression ottomane envers les alévis devient insupportable et ces derniers soutiennent le Chah Ismail Ier d'origine turkmène. Ses partisans, qui portent un bonnet de couleur rouge avec douze plis en référence aux 12 imams du chiisme duodécimain se font appeler Qizilbash (Têtes rouges). Les Ottomans qui s’étaient persanisés et arabisés considéraient comme ennemis les Qizilbash (alévis) d'origine turkmène. La défaite de Shah Ismail à Tchaldiran (1514) et la décennie qui suit furent l'occasion du massacre de quarante mille chiites en Anatolie : cauchemar encore vivace dans la mémoire collective alevi contemporaine qui répugne même à évoquer le nom du sultan Sélim[3].

Après sa victoire sur les Séfévides, le sultan confia à son chroniqueur Idris-i Bidlisi, érudit d'origine kurde, la mission de rallier les émirs du Kurdistan[4]. Celui-ci rédigea par la suite une biographie du sultan, le Selim-Nameh (Livre de Sélim).

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Chaliand, Guerres et civilisations, éd. Odile Jacob, 2005, Paris, p.297
  2. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/cmr_0008-0160_1979_num_20_2_1359?_Prescripts_Search_tabs1=standard&
  3. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1980_num_35_3_282666
  4. .J. de Hammer, Histoire de l'Empire Ottoman depuis son origine jusqu’à nos jours, t. 1, Paris, 1840, p. 426-428.

Source[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]