Patricia Gallerneau

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Patricia Gallerneau
Illustration.
Patricia Gallerneau en 2017.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(1 an, 10 mois et 26 jours)
Élection
Circonscription 2e circonscription de la Vendée
Législature XVe
Groupe politique Modem et apparentés
Prédécesseur Sylviane Bulteau
Conseillère régionale des Pays-de-la-Loire

(2 ans, 3 mois et 14 jours)
Élection
Circonscription Loire-Atlantique
Président Bruno Retailleau
Christelle Morançais
Législature Ve mandature
Groupe politique UDI-UC (2015-2017)
UC (2017-2018)
Conseillère municipale de Pornichet

(4 ans, 3 mois et 12 jours)
Élection
Maire Jacques Lambert
Biographie
Nom de naissance Patricia Sérézat
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique LV (années 2000)
UDF (2006-2007)
Modem (depuis 2007)
Diplômé de Université d’Angers
École nationale des impôts
Profession Fonctionnaire des Finances publiques
Site web Site officiel

Patricia Sérézat, épouse Gallerneau, née le à Paris, est un fonctionnaire et une femme politique française.

Membre du Mouvement démocrate, conseillère régionale des Pays-de-la-Loire (de 2015 à 2018), elle est élue députée le .

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Patricia Gallerneau naît dans le 20e arrondissement de Paris d’une mère finistérienne et d’un père corrézien. Ce dernier a été un élu du Rassemblement pour la République à Angers[1].

Mariée et mère de trois enfants, elle vivait à Pornichet et était contrôleur principal des impôts[2]. À partir de 2014, à la suite de la mutation de son mari, elle vit à Talmont-Saint-Hilaire[3],[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 1995, Patricia Gallerneau est élue sur la liste conduite par le socialiste Jacques Lambert à Pornichet. Le [5], elle démissionne du conseil municipal, « ne [souhaitant] plus cautionner les décisions de quelques-uns »[6].

Après avoir adhéré au parti des Verts en 1999[2], elle devient la candidate investie par le mouvement aux élections législatives de 2002 dans la septième circonscription de la Loire-Atlantique[7]. Elle se place en cinquième position et réunit 2,61 % des voix[8]. Sous la même étiquette, elle est candidate aux élections cantonales de 2004 dans le canton de La Baule-Escoublac[9], où elle réalise 8,01 % des suffrages[10].

Aux élections législatives de 2007, elle reçoit l’investiture du Mouvement démocrate dans la septième circonscription de la Loire-Atlantique[11]. 7,10 % des voix se portent sur sa candidature au premier tour[12]. L’année suivante, Patricia Gallerneau est chef de file la liste « Pornichet-A-venir » — dite « apolitique »[13], soutenue et investie par le Modem[14],[15] — aux élections municipales à Pornichet[16]. La liste se trouve à la dernière place avec 27,40 % des voix, derrière celle conduite par le maire sortant Jacques Lambert[17], et se désiste au second tour[18].

Après le refus de Laurent Gérault d’être la tête de liste aux élections régionales de 2010 malgré la désignation du bureau national du Mouvement démocrate[19], Patricia Gallerneau est choisie pour conduire la liste du mouvement[20]. Elle ne parvient pas à atteindre les 5 % des voix (4,64 %[21])[22].

Aux élections législatives de 2012, elle est candidate « Le Centre pour la France » dans une septième circonscription de la Loire-Atlantique remodelée par le découpage électoral de 2009[23] ; elle obtient 2,28 % des suffrages[24].

Elle mène de nouveau une liste « Pornichet Avenir » aux élections municipales de 2014[25], obtient 12,29 % des voix et retire sa liste du second tour[26]. La même année, elle est également colistière de Jean Arthuis aux élections européennes dans l’Ouest dans le cadre de la coalition « L’Alternative »[27],[28].

Conseillère régionale[modifier | modifier le code]

Désignée tête de file par le Mouvement démocrate dans les Pays-de-la-Loire en [29], Patricia Gallerneau scelle un accord avec Bruno Retailleau, investi par l’Union pour un mouvement populaire et soutenu par l’Union des démocrates et indépendants : six candidats, dont trois en position éligible sont placés sur la liste du sénateur de la Vendée, dite d’« union de la droite et du centre »[30]. Elle occupe la septième position sur la liste conduite dans la Loire-Atlantique par Laurence Garnier[31]. Elle est l’une des deux élus Modem aux régionales de [32].

Au printemps 2017, Patricia Gallerneau déclare renoncer à son mandat de conseillère régionale en cas d’élection à l’Assemblée nationale[33]. Sa démission devrait suivre la validation de ses comptes de campagne par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques[34]. En , celle-ci est annoncée pour une mise en œuvre le suivant ; Xavier Rineau (Les Républicains), adjoint au maire du Pallet lui succède au conseil régional[35].

Députée de la Vendée[modifier | modifier le code]

À la suite de l’élection d’Emmanuel Macron, La République en marche (LREM) l’investit dans la deuxième circonscription de la Vendée dans une seconde vague d’investitures, le [36],[37], alors qu’un accord « solide et équilibré » est conclu entre le Modem et LREM le [38]. La circonscription d’élection de Patricia Gallerneau aurait été choisie par François Bayrou en raison de sa domiciliation, sa condition féminine et sa qualité d’élue[39],[3].

Au premier tour des élections législatives, elle arrive en tête en réunissant 36,16 % des suffrages exprimés[40]. Elle est élue députée avec 59,58 % au second tour face à Béatrice Bellamy (Les Républicains)[41]. Son mandat ayant débuté le suivant, Patricia Gallerneau siège à compter du , date de la séance d’ouverture de la XVe législature.

En , une manifestation du collectif « Soutien aux migrants 85 » est organisée à proximité de la permanence de la députée à La Roche-sur-Yon, alors même qu’un « durcissement » des services préfectoraux dans le traitement des requêtes sur la régulation des demandeurs d’asile aurait été constaté[42].

À partir de , Patricia Gallerneau fait pression sur le Gouvernement au sujet de la candidature de La Roche-sur-Yon comme siège de la future prison du département aux dépens de Fontenay-le-Comte, une commune qui avait pourtant été choisie par le gouvernement de Bernard Cazeneuve[43]. S’insurgeant auprès de Nicole Belloubet à la suite d’une étude des services de l’État en faveur de Fontenay[44], la ministre de la Justice indique que le choix n’est pas encore « acté » en [45].

La permanence de Patricia Gallerneau est vandalisée en [46].

Activité parlementaire[modifier | modifier le code]

Le , jour de la création du groupe, Patricia Gallerneau s’affilie comme membre du groupe du Mouvement démocrate et apparentés[47].

Membre de la commission des Finances, de l’Économie générale et du Contrôle budgétaire le [48], elle démissionne de la commission le pour rejoindre celle des Affaires sociales[49]. Démissionnaire le , elle est réintégrée au sein de la commission des Finances, de l’Économie générale et du Contrôle budgétaire sur proposition de son groupe parlementaire[50]. De nouveau démissionnaire le , elle appartient à la commission des Affaires sociales depuis le [51].

Le , elle vote la confiance au second gouvernement d’Édouard Philippe[52].

La déclaration d’intérêts et d’activités de Patricia Gallerneau, signée le et publiée en , n’indique aucun revenu d’activité professionnelle. Cependant, la députée perçoit une indemnité liée à son mandat au sein du conseil régional[34].

Bien qu’inscrite au sein de la majorité présidentielle, elle prend ses distances vis-à-vis du Gouvernement en à propos du projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif[53]. Aussi, elle relaie en l’appel de Brigitte Bourguignon au Gouvernement à davantage œuvrer pour la « justice sociale »[54].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Défendant le régionalisme breton, Patricia Gallerneau milite au sein de Bretagne réunie et de Bretagne vivante[55]. Elle souhaite l’organisation d’une consultation référendaire dans la Loire-Atlantique à propos de l’association du département à la région administrative bretonne[56] ; la mise en place d’un service public de télévision et de radio breton ; l’amplification de l’enseignement de la « langue bretonne » (et non la langue gallèse) ; et la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires[57].

De sensibilité écologiste, elle se déclare défavorable au projet d’aéroport du Grand-Ouest[55], soutient le développement des énergies renouvelables et dénonce le centralisme métropolitain, lui préférant le réseau des villes moyennes[58].

Hostile à un accord local entre l’Union pour un mouvement populaire, le Mouvement pour la France et la famille centriste[59], elle raille le manque d’indépendance du Nouveau Centre et de l’Alliance centriste au moment des élections régionales de 2010[60]. Aux élections cantonales de 2011, elle conclut un accord au nom du Modem avec l’Alliance écologiste indépendante et le Parti breton[58]. En tant que chef de file du parti, elle négocie une alliance avec Bruno Retailleau en vue des élections régionales en [30].

Se définissant comme « une femme libre de ses choix, indépendante »[11], elle fustige le sectarisme partisan, le clivage gauche-droite et prône au contraire le dépassement des sensibilités politiques[61], à l’instar de François Bayrou, qu’elle qualifie de « visionnaire »[1]. Elle préside, en outre, de 2012 à 2014, Anticor dans la Loire-Atlantique, une association qui lutte contre la corruption, le cumul des mandats et les conflits d’intérêts[23].

En , elle soutient Alain Juppé dans la « primaire ouverte de la droite et du centre »[62]. Elle apporte son appui à Emmanuel Macron et rejoint En marche à partir de à la suite du ralliement de François Bayrou[39].

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Modem[modifier | modifier le code]

Les Verts[modifier | modifier le code]

  • Présidente de la section des Verts de la Presqu’île (de 2004 à 2006).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gaspard Norrito, « Patricia Gallerneau, centriste et écolo », Ouest-France,‎ .
  2. a et b « La Baule-Pornichet : Patricia Gallerneau est la candidate des Verts », Ouest-France,‎ .
  3. a et b Thierry Dubillot, « Patricia Gallerneau candidate dans la 2e », Ouest-France,‎ .
  4. Clémence Holleville, « Patricia Gallerneau, La République en marche », Ouest-France,‎ .
  5. « Délégation de service public pour l’exploitation du casino », Ouest-France,‎ .
  6. « Démissions en série à Pornichet », Ouest-France,‎ .
  7. Cédric Mané, « Législatives : les candidats des Verts », Ouest-France,‎ .
  8. Jean-Marie Biette, « 7e : Priou (UMP) en bonne position », Ouest-France,‎ .
  9. Marc Le Duc, « Élections cantonales : les Verts en ordre de bataille », Ouest-France,‎ .
  10. Solange Estèves, « Cantonales : Guy Lemaire (UMP) en tête », Ouest-France,‎ .
  11. a et b Yves Cossais, « Patricia Gallerneau au nom de François Bayrou », Ouest-France,‎ .
  12. « 49,90 % des voix pour le sortant Christophe Priou », Ouest-France,‎ .
  13. « La liste Pornichet-A-venir répond », Ouest-France,‎ .
  14. « Élections municipales : les réactions du Modem », Ouest-France,‎ .
  15. « Nouvelles investitures Mouvement démocrate », Ouest-France,‎ .
  16. Michel Godin, « Patricia Gallerneau veut être le reflet de sa ville », Ouest-France,‎ .
  17. « La droite reprend les rênes, Jacques Lambert est sous le choc », Ouest-France,‎ .
  18. « La liste de Patricia Gallerneau se désiste », Ouest-France,‎ .
  19. Arnaud Wajdzik, « Le leader du Modem jette l’éponge », Ouest-France,‎ .
  20. Camille Allain, « Au bord de l’implosion, il choisit sa tête de liste en Pays-de-la-Loire », Ouest-France,‎ .
  21. « Pays-de-la-Loire : Jacques Auxiette 34,23 %, Christophe Béchu 33,09 % », Ouest-France,‎ .
  22. « Jacques Auxiette devance Christophe Béchu », Ouest-France,‎ .
  23. a et b M. O., « Patricia Gallerneau défend le Modem », Ouest-France,‎ .
  24. « Les résultats du 1er tour sur la circonscription », Ouest-France,‎ .
  25. « Patricia Gallerneau mène la liste de Pornichet Avenir », Ouest-France,‎ .
  26. Isabelle Guillermic, « À Pornichet, on rejoue le scénario de 2008 », Ouest-France,‎ .
  27. « Patricia Gallerneau, colistière de Jean Arthuis », Ouest-France,‎ .
  28. « La liste UDI-Modem, les Européens », Ouest-France,‎ .
  29. É. G., « Régionales : le Modem entre en piste », Ouest-France,‎ .
  30. a et b « Six candidats du Modem sur la liste de Bruno Retailleau », Ouest-France,‎ .
  31. Cyrille Pitois, « Liste Retailleau : 35 noms et des surprises », Ouest-France,‎ .
  32. Michel Oriot, « Patricia Gallerneau, la protégée de Bayrou », Ouest-France,‎ .
  33. « Assemblée ou région, que choisiront-ils ? », Ouest-France,‎ .
  34. a et b Céline Bardy, « Transparence : ce que déclarent nos députés », Ouest-France,‎ .
  35. Claire Haubry, « La députée démissionne de la Région », Ouest-France,‎ .
  36. David Dupré et Laura Jarry, « Les candidats d’En marche sont connus », Ouest-France,‎ .
  37. Maxime Ferrer, Mathilde Damgé, Pierre Breteau, Laura Motet, Sophie Dupont, Vincent Nouvet, Jérémie Baruch, Maxime Vaudano, Anne-Aël Durand, Adrien Sénécat, Maxime Delrue et Eléa Pommiers, « Législatives : l’auberge espagnole des candidats de La République en marche », Le Monde,‎ .
  38. Michel Urvoy, « La fâcherie de Bayrou peut lui rapporter gros », Ouest-France,‎ .
  39. a et b Thierry Dubillot, « Patricia Gallerneau, de la région à la Nation », Ouest-France,‎ .
  40. David Dupré, « La Roche-Sud : un duel Gallerneau (LREM)-Bellamy (LR) », Ouest-France,‎ .
  41. David Dupré, « La Roche-Sud : la large victoire de Patricia Gallerneau », Ouest-France,‎ .
  42. Clémence Holleville, « Sort des migrants : près de 200 “indignés” réunis », Ouest-France,‎ .
  43. Céline Bardy, « Prison : P. Gallerneau soutient La Roche », Ouest-France,‎ .
  44. « Prison : Patricia Gallerneau écrit à Nicole Belloubet », Ouest-France,‎ .
  45. « Nouvelle prison en Vendée : “Rien n’est acté” », Ouest-France,‎ .
  46. « Le bureau d’une députée vandalisé à La Roche », Ouest-France,‎ .
  47. Maxence Kagni et Jason Wiels, « Composition, déclaration politique, parité : découvrez les groupes politiques de l’Assemblée », LCP,‎ (lire en ligne).
  48. « Commissions et organes de contrôle », Journal officiel de la République française, no 152,‎ (lire en ligne).
  49. « Commissions et organes de contrôle », Journal officiel de la République française, no 166,‎ (lire en ligne).
  50. « Commissions et organes de contrôle », Journal officiel de la République française, no 168,‎ (lire en ligne).
  51. « Commissions et organes de contrôle », Journal officiel de la République française, no 203,‎ (lire en ligne).
  52. « Le gouvernement Philippe obtient une large confiance de l’Assemblée », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  53. Céline Bardy, « Loi Asile : Gallerneau prend ses distances », Ouest-France,‎ .
  54. « La députée LREM Bourguignon appelle à “faire plus, et plus vite, pour ceux qui ont moins” », Le Point,‎ (lire en ligne).
  55. a et b Marc Le Duc, « Modem : Gallerneau en 1re ligne », Ouest-France,‎ .
  56. Marc Le Duc, « Des candidats seront dans la fresque 44 = BZH », Ouest-France,‎ .
  57. « Question bretonne : 23 candidats ont répondu », Ouest-France,‎ .
  58. a et b M. L. D., « Indépendants, bretons, écolos », Ouest-France,‎ .
  59. « Centre : Patricia Gallerneau répond à Jean Arthuis », Ouest-France,‎ .
  60. « Le Modem raille l’indépendance d’Arthuis », Ouest-France,‎ .
  61. « “Le soutien de Pornichétins de toutes sensibilités” », Ouest-France,‎ .
  62. « Primaire : qui soutient qui dans le département ? », Ouest-France,‎ .

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]