OpenSkies

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OpenSkies
Logo de cette compagnie

« The transatlantic airline, par excellence. »

AITAOACIIndicatif d'appel
LVBOSMISTRAL
Repères historiques
Date de création 2008
Date de disparition 2020
Dates clés
  • 2008 : intégration dans la société Elysair (L'Avion)
  • 2018 : marque remplacée par LEVEL
Généralités
Basée à Aéroport Paris-Orly
Taille de la flotte 4
Nombre de destinations 4
Siège social Drapeau de la France OPENSKIES SASU[1]
3 rue Le Corbusier
94 150 Rungis
Société mère International Airlines Group
Effectif 195 (2018)[1]
Dirigeants Fernando Candela (Président)[1]
Jean-François Morin (DG)[1]
Site web flylevel.com
Données financières
Chiffre d'affaires en diminution 49 774K€ (2018)[1]
Résultat net en diminution −29 865K€ (2018)[1]

OpenSkies (code AITA : LV ; code OACI : BOS) est une compagnie aérienne française, filiale de International Airlines Group.

La compagnie a été créée par British Airways à la suite de la signature de l'accord « ciel ouvert » entre l'Union européenne et les États-Unis (en), conclu en 2008, permettant aux compagnies aériennes européennes de desservir les États-Unis au départ de n'importe quelle ville d'Europe, quelle que soit leur nationalité. La dénomination anglaise de ce traité, treaty on open skies, a inspiré le nom de la compagnie. La nouvelle marque à bas coût de IAG « LEVEL » remplace définitivement OpenSkies à partir de sur Orly-Ouest. OpenSkies continue néanmoins d'opérer les vols sous son certificat de transporteur aérien.

Apres des années de pertes, la compagnie décide de cesser ses opérations en Juillet 2020.

Historique[modifier | modifier le code]

La cabine affaires BizBed en 2008.

Quand l'idée est lancée chez British Airways, le nom de code d'OpenSkies est « Project Lauren ». British Airways veut alors réduire sa forte concentration sur le hub de l'aéroport de Londres-Heathrow en assurant des vols entre les États-Unis et des grandes villes d'Europe continentale.

Le , OpenSkies effectue son tout premier vol, de Paris-Orly à New York-JFK[2].

Le , British Airways annonce avoir racheté la compagnie L'Avion (Elysair) pour y intégrer à OpenSkies[3]. La marque « L'Avion » disparaîtra vers la fin du mois d'

Le , la compagnie annonce la suppression au 1er octobre de la classe « Economy », afin d'ajouter douze sièges de plus à la classe « Prem+ ».

Le , la compagnie annonce l'arrêt de la desserte d'Amsterdam à compter du , pour raisons économiques[4].

Le , OpenSkies annonce l'ouverture de la liaison Orly-Washington pour le [5].

Le , OpenSkies annonce la fermeture temporaire de la liaison Orly-Washington au .

À partir de , OpenSkies obtient la certification IOSA, et intègre la coentreprise transatlantique créée entre American Airlines, British Airways et Iberia. Elle rajoute les codes AA et IB sur l'ensemble de ses vols (elle proposait déjà un code BA depuis la création de la compagnie en 2008.)

En , OpenSkies annonce le retour à son business model d'origine, la réintroduction d'une cabine économique à bord de ses avions, et une augmentation du nombre de ses sièges-lits en classe affaires, BizBed. La compagnie annonce aussi le lancement d'un nouveau service pour ses passagers de classe affaires, le Sleeper Service, qui permet aux passagers de diner dans un salon avant d'embarquer, pour pouvoir dormir pendant tout le vol vers Paris, avec pyjama, chaussons, couette et sur-matelas.

Le , la compagnie effectue son premier vol avec ses trois nouvelles cabines, la classe affaires BizBed (20 sièges), la classe économie de luxe Prem Plus (28 sièges) et la nouvelle classe économique Eco (66 sièges). Tous les passagers reçoivent sur chaque vol un iPad avec 70 heures de programmes pour les divertir pendant le vol.

Le , OpenSkies change de terminal à Paris-Orly et déménage ses opérations d'Orly-Sud à Orly-Ouest, où elle rejoint British Airways et Iberia, compagnies du même groupe[6].

Le , OpenSkies intègre l'alliance Oneworld[7].

Le , conformément à son annonce faite le , la compagnie ajoute une troisième rotation quotidienne entre Paris-Orly et New York, desservant toutefois l'aéroport international John-F.-Kennedy et non pas celui de Newark[8].

Le , le Boeing 767-300ER dédié à OpenSkies effectue son dernier vol Orly-Newark & marque ainsi la disparition d'OpenSkies au profit de LEVEL,

Service[modifier | modifier le code]

La rumeur courait que cette nouvelle compagnie n'opérerait des avions qu'en configuration exclusivement « Affaires », et que le premier vol opérerait sur la ligne John F. Kennedy International de New York - Paris Orly ; ce vol décollant de New York le . Cependant, la compagnie changea ses plans pour inclure une petite section de cinq rangées de sièges économiques, à l'arrière de l'appareil, en plus des sièges Premium Economy et Business Class (les sièges économiques seront plus tard enlevés en faveur de la cabine Premium Economy). Ceci diffère des stratégies des autres opérateurs existants en configuration « Affaires » volant de l'Europe aux États-Unis. British Airways avait remis en question la viabilité de compagnies exclusivement affaires après la mise en faillite de MAXjet (en) et d'Eos Airlines (en). La seconde ligne ouverte par Openskies au départ de New York fut Amsterdam ; les vols commencèrent le .

À la suite du rachat de la compagnie L'Avion, l'aéroport de Newark est proposé comme une alternative à l'aéroport New York Kennedy, les vols de L'Avion étant effectués en partage de code avec OpenSkies jusqu'à la disparition complète de la marque « L'Avion », le .

Destinations[modifier | modifier le code]

Ville Pays Aéroport Références
New York Drapeau des États-Unis États-Unis Aéroport international John-F.-Kennedy de New York
Newark Drapeau des États-Unis États-Unis Aéroport international Liberty de Newark
Paris Drapeau de la France France Aéroport de Paris-Orly
Montreal Drapeau du Canada Canada Aéroport de P.-Eliott Trudeau

Au cours de son histoire, OpenSkies a desservi les aeroports suivants :

Flotte[modifier | modifier le code]

Boeing 7600 aux couleurs d'OpenSkies, en approche finale à l'aéroport de Newark-Liberty.
Le 767-300 aux couleurs d'Openskies, en approche finale à l'aéroport de Newark-Liberty.

OpenSkies n'a d'abord voulu opérer qu'un seul modèle d'avion, le Boeing 757-200. British Airways a transféré un de ses Boeing 757 pour le démarrage des opérations, puis un second au début du mois d'. Les 757 sont équipés de winglets pour une plus grande portance, une réduction de la consommation de carburant et des émissions de CO2.

Initialement, British Airways devait vendre d'autres Boeing 757-200 à OpenSkies, mais les perspectives d'évolution de la compagnie l'ont conduite à renoncer à cette transaction. La compagnie prévoyait initialement d'acquérir rapidement un total de six Boeing 757-200, pouvant ainsi relier à New York les villes de Milan, Francfort, Amsterdam, Madrid, Bruxelles et Rome.

La flotte de la compagnie comprend donc actuellement[Quand ?] trois appareils Boeing 757-200 et un Boeing 767-300 ER. Deux appareils sont équipés de moteurs Pratt & Whitney tandis qu'un autre est équipé de moteurs Rolls-Royce. Le quatrième appareil (un avion issu de la flotte de British Airways) a été cédé à la compagnie aérienne Privatair qui l'exploite pour le compte de la société congolaise ECAir.

Avion En service Commandes Passagers Notes
J W Y Total
Boeing 757-200 3 -- 20 28 66 114
Boeing 767-300 1 3 24 24 141 189 Le premier a été livré le
Total 4 3

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « OPENSKIES (RUNGIS) », sur societe.com (consulté le ).
  2. « OpenSkies, décollage immédiat » [PDF], Site officiel, (consulté le )
  3. « OpenSkies et L'Avion s'unissent pour une expérience de voyage transatlantique unique » [PDF], Site officiel, (consulté le )
  4. (en) « OpenSkies to Refocus Business Efforts on Paris–New York Route », Travelagentcentral.com, (consulté le )
  5. « OpenSkies volera vers Washington », Journal-aviation.com, (consulté le )
  6. « OpenSkies rejoint le terminal Ouest de Paris-Orly et s'ouvre à neuf villes de province » [PDF], Site officieldate=24 mai 2012 (consulté le )
  7. « OpenSkies rejoint l'alliance Oneworld » [PDF], site officiel, (consulté le )
  8. « La compagnie OpenSkies fait le pari de la classe « éco » », sur Le Monde,

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]