Bar (Corrèze)

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Bar
Bar (Corrèze)
Blason de Bar
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Intercommunalité Communauté d'agglomération Tulle Agglo
Maire
Mandat
Jean-Jacques Bossoutrot
2014-2020
Code postal 19800
Code commune 19016
Démographie
Gentilé Barois - Baroises[1].
Population
municipale
308 hab. (2017 en diminution de 2,53 % par rapport à 2012)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 46″ nord, 1° 48′ 55″ est
Altitude Min. 238 m
Max. 562 m
Superficie 20,82 km2
Élections
Départementales Canton de Naves
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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City locator 14.svg
Bar
Géolocalisation sur la carte : Corrèze
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Bar
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Bar
Géolocalisation sur la carte : France
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Bar
Bar, Correze, France.jpg
Bar, village de Correze, France.jpg

Bar (Bar en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Barois et les Baroises[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Orliac-de-Bar Rose des vents
Seilhac N Corrèze
O    Bar(Corrèze)    E
S
Naves Les Angles-sur-Corrèze Gimel-les-Cascades
Bar, Correze,France, vue génerale.jpg

Commune arrosée par la Corrèze et limitée au sud-ouest par son affluent, la Vimbelle. La Menaude baigne également le territoire communal.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à sa situation initiale sur une colline.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bar Blason
D'argent à trois fasces de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 2008 Pierre Chèze PCF  
mars 2008 2014 Daniel Geneste[3]    
mars 2014 En cours Jean-Jacques Bossoutrot   Commerçant

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5]. En 2017, la commune comptait 308 habitants[Note 1], en diminution de 2,53 % par rapport à 2012 (Corrèze : +0,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3461 0501 0441 1281 2281 2081 1701 0881 073
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0911 0051 0231 0209851 0001 0201 0661 044
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0591 015981896797742692570543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
443397330282317315321322323
2013 2017 - - - - - - -
313308-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La centrale hydroélectrique de Bar a été construite après la Première Guerre mondiale par jusqu'à 1 000 employés dont un grand nombre de prisonniers de guerre. Le but de ses quatre turbines était de fournir en énergie électrique la manufacture d'armes de Tulle ainsi que de petites industries locales. La rivière Corrèze était alors flottable à bûches perdues depuis Bar jusqu'à son embouchure sur la Vézère à 60 kilomètres de là, juste à l'ouest de Brive-la-Gaillarde. La centrale a été mise en service en 1921 et automatisée en 2014, passant alors de dix à trois employés.

Située à 270 mètres d'altitude environ, la centrale hydroélectrique exploite une conduite forcée d'eau, alimentée par un réservoir de petite taille dénommé la "chambre d'eau" sur les cartes topographiques et la signalétique locale. Ce réservoir est à l'altitude de 420 mètres environ. En amont cette eau est captée à l'altitude de 430 mètres environ par un détournement partiel de la rivière Corrèze en contrebas du bourg de Corrèze, à moins de 190 mètres en amont du pont neuf. Le bourg de Corrèze est situé au nord-est de Bar, à plus de 5 kilomètres à vol d'oiseau . L'eau est conduite de Corrèze à Bar par gravité dans un canal de dérivation qui suit les courbes de niveau avec une très faible pente, en longeant le flanc de la rive gauche de la rivière Corrèze.

Afin de raccourcir son trajet, ce canal comporte quatre ouvrages d'art remarquables. D'une part il franchit par deux fois des vallées. Un premier siphon, de 60 mètres de long environ, est dénommé par erreur "pont-canal" sur la cartographie de l'Institut Géographique National. Il franchit là le "Ruisseau noir", affluent de la Corrèze et il est accessible en contrebas d'une aire de pique-nique de la route D 26 à l'endroit où celle-ci quitte par une montée importante la vallée de la rivière Corrèze en direction de la Gare de Corrèze. Le canal de dérivation croise ensuite à la cote de 427 mètres d'altitude le chemin menant du hameau des Combes à la rivière Corrèze . Le second siphon, de plus de 85 mètres de long, est situé au nord-est et en contrebas du hameau du Soulier. D'autre part, par deux fois encore, le canal franchit cette fois des collines. Au sud-est du hameau du Soulier, à 50 mètres du second siphon, le canal pénètre dans un premier tunnel de plus de 205 mètres de long. Un second tunnel, de près de 335 mètres de long, a été creusé au nord-ouest du hameau de Lavialle. Celui-ci débouche, à moins de 375 mètres environ à vol d'oiseau en amont de la "chambre d'eau", sur un petit aqueduc franchissant un cours d'eau, affluant de la Corrèze, qui prend sa source au sud-est, à 1 300 mètres de là et à près de 530 mètres d'altitude .

Les ouvrages d'art de la centrale hydroélectrique de Bar sont particulièrement exemplaires car ils forment une brillante alternative à un éventuel barrage de la rivière Corrèze qui aurait mesuré environ 150 mètres de haut et qui aurait impliqué un nouvel équilibre écologique dans une retenue d'eau s’étendant sur près de 5 kilomètres de long. Par contre, en l'absence de barrage-réservoir, la centrale électrique de Bar est parfois mise à l'arrêt en cas de sécheresse prolongée comme par exemple en septembre 2018.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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