Morlhon-le-Haut

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Morlhon-le-Haut
Image illustrative de l'article Morlhon-le-Haut
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Aveyron et Tarn
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Villefranchois
Maire
Mandat
Jean-Claude Delperie
2014-2020
Code postal 12200
Code commune 12159
Démographie
Gentilé Morlhonais(e)
Population
municipale
569 hab. (2014)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 32″ nord, 2° 03′ 47″ est
Altitude Min. 280 m – Max. 591 m
Superficie 22,09 km2
Localisation

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Morlhon-le-Haut est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12159.png
Rose des vents Villefranche-de-Rouergue La Bastide-l'Évêque Rose des vents
N
O    Morlhon-le-Haut    E
S
La Rouquette Sanvensa Saint-Salvadou

Site[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune de 569 habitants porte le nom d’une des plus vieilles familles du Rouergue, qui a marqué de son influence toute la partie ouest de la province.

Le lieu ( « Mauri loci »), ne vient pas des Sarrasins, mais du nom d'homme romain: "Morilius"[1]. En 1053, en pèlerinage à Jérusalem avec sa femme Cécile, sur le tombeau du Christ, soit avant la Première croisade, Ozile II de Morlhon, le seigneur du lieu, fit dans un acte rédigé à Jérusalem, une donation pour élever sur ses terres « rougeâtres » de l'Aveyron, dans une paroisse qui s'appelait Mauriac, un monastère en l’honneur du Saint-Sépulcre. Le monastère fut construit, puis une église en forme de croix grecque. Le lieu prit de l’importance, s’entoura de fortifications, et devint deux siècles plus tard la bastide de Villeneuve d'Aveyron.

Le fort de Morlhon, berceau de la famille de Morlhon, est situé près de l'ancienne route royale, sur une élévation au rebord du plateau rocheux du Ségala, dominant la vallée de l’Aveyron et sa faille nord-sud, face au soleil couchant. Ozil II de Morlhon étant soupçonné d'être du parti des Albigeois et d'utiliser son château comme refuge d’hérétiques cathares, celui-ci fut détruit et brûlé en 1214 par une petite troupe envoyée par Simon IV de Montfort. En 1224, son héritier Pons de Morlhon, chevalier, transigeait avec Milon, évêque de Rodez, au sujet de la juridiction du château de Morlhon, en présence de Géraud de Balaguier, Raymond de Belcastel, Arnaud de Cardaillac, Guillaume Gasc, Aimeric de Cassagnes, chevaliers. En 1249, son fils Milon de Morlhon, reconnaît tenir en fief de l'évêque de Rodez le château de Morlhon. Puis, dans le même acte, il vend ledit château pour 12 000 sous rodanois à l'évêque Vivian qui n'en prendra possession que plusieurs années après. En 1260, l’évêque de Rodez était devenu le seul propriétaire du site et du château.

Le château fut occupé par les Anglais de 1360 à 1368, puis par les Routiers. Remis en état en 1466, puis à nouveau en 1562, il subit, semble-t-il, un nouvel incendie au XVIIe siècle et fut abandonné en ruine.

De l'ancienne église qui était située au hameau de Morlhon-le-Bas, il ne reste que des ruines. L’église moderne a été construite à Morlhon-le-Haut, siège de la commune actuelle. Au sud de la commune, le hameau de Marmont conserve quelques restes d’un bâtiment rectangulaire, aux angles arrondis, qui serait la nef d’une église préromane.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 2014 en cours Jean-Claude DELPÉRIÉ DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 569 habitants, en augmentation de 2,52 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
576 553 955 986 1 099 1 065 1 027 1 072 1 069
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 112 1 165 1 206 1 225 1 138 1 034 994 976 965
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
825 824 771 728 714 623 641 585 519
1982 1990 1999 2007 2012 2014 - - -
491 531 527 550 569 569 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château des Anglais, site de l'ancien château et de l'ancienne église de Morlhon, (472 mètres) ; le donjon a subsisté jusqu'en 1825, date à laquelle il a été démoli pour construire une nouvelle église à Morlhon-le-Haut. Dans les décombres du château, un fragment de dalles couvert d'inscriptions latines a été retrouvé.
  • Château de Galdou,
  • Château de Garriguet, qui a un jardin d'agrément remarquable comprenant un bassin, un escalier et des terrasses construites au (XVIIe siècle) par la famille de Raynaldi.
  • Château de Grilières, appartenait à la famille Campmas de Saint-Rémy ;
  • Château de Kermaria, construit au XIXe siècle en bordure du domaine de Berals.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Claude Penel), Vilafranca : Marcièl, Morlhon, La Roqueta, Savinhac, Tolonjac, Valhorlhas / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Vilafranca, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 475 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-55-6, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF38977243)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France, Larousse, 1963 (notice BnF no FRBNF33159244) ; réédition Librairie Guénégaud, 1989, (notice BnF no FRBNF37370106)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .