Montsalès

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Montsalès
Montsalès
La mairie et la tour.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Villeneuvois et Villefranchois
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Villefranchois
Maire
Mandat
Benoît Marty
2014-2020
Code postal 12260
Code commune 12158
Démographie
Gentilé Montsalisien(ne)
Population
municipale
312 hab. (2015 en augmentation de 25,81 % par rapport à 2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 30″ nord, 1° 57′ 50″ est
Altitude Min. 178 m
Max. 369 m
Superficie 12,47 km2
Localisation

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Montsalès

Montsalès est une commune française située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12158.png
Rose des vents Ambeyrac Balaguier-d'Olt Foissac Rose des vents
N
O    Montsalès    E
S
Ols-et-Rinhodes Villeneuve

Site[modifier | modifier le code]

Situé sur le rebord du plateau calcaire, à la frontière naturelle du Rouergue Occidental, le village domine la vallée du Lot. Formant une terrasse sur le haut d'une falaise, ce site était naturellement tout indiqué pour l'implantation d'un fort.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est un ancien castrum. L'agglomération fortifiée a gardé les traces d'un vaste couderc[Note 1] autour duquel elle était autrefois organisée : c'est la place actuelle. Le château aurait été construit vers 1260 par Géraud de Cardailhac, puis occupé par la puissante famille Balaguier qui en fit le centre de ses seigneuries. Plus tard, en 1601, il passa, par mariage, entre les mains des Crussol d'Uzès. Du château il ne reste que le donjon carré, sans doute rabaissé, considéré comme l'un des plus anciens du Rouergue et dont les murs ont une épaisseur record de 2,35 mètres. Contre ce dernier s'appuie un logis du XVIIe siècle. Mais l'histoire de Montsalès remonte loin dans le temps à une époque préhistorique où les hommes qui s'établirent sur le causse dressèrent de nombreux monuments mégalithiques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Robert Breil    
mars 2008 en cours Benoit Marty SE Entrepreneur en bâtiments
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2].

En 2015, la commune comptait 312 habitants[Note 2], en augmentation de 25,81 % par rapport à 2010 (Aveyron : +0,85 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6937131 8761 7831 4061 4451 2741 2681 398
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4001 4281 3811 2391 2131 178648575585
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
551503504434512507438325287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
260219195203199215227248312
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village ne garde pas de monuments importants, il est très riche en petit patrimoine de pays : murets et cayrous, cabanes, abris et cazelles, les croix (de pierre, de fer de bois de fonte et de ciment), les pigeonniers, les fontaines et bassins...

La tour fut construite au XIVe siècle pendant la guerre de Cent Ans, pour servir de poste d'observation des troupes et brigands anglais qui passaient par la vallée du Lot. Elle est restaurée depuis peu et sert aujourd'hui de lieu d'exposition.

L'église restaurée au clocher-porche du XIXe siècle orné de statues, clocheton octogonal.

Le territoire de la commune s'étend sur deux zones bien distinctes : causse d'un côté et terrefort de l'autre. Depuis les différents points de vue on peut observer l'entaille faite sur les bords du plateau calcaire. Le « Saut éternel » offre un magnifique panorama sur la vallée du Lot accessible depuis la place du village.

En empruntant un petit sentier qui passe sous le village, la « source du Flancou » où l'on peut tremper le pied (si l'on ne craint pas l'eau froide) se dérobe à flanc de colline. On croirait que l'eau sort directement de la roche pour atterrir dans un lavoir.

Alimentés par une source, l'eau d'une résurgence, les lavoirs sont implantés au plus près du village. Lieux exclusivement fréquentés par les femmes, ils sont aussi lieux d'échanges et de convivialité. Les lavoirs sont des constructions assez récentes issus de la volonté d'amélioration de l'hygiène publique au XIXe siècle. Le lavoir de Brignole porte l'inscription « don de Cibiel député de l'Aveyron 1881 ». Les planches à laver sont d'un seul tenant de pierre.

La commune s'orne d'un dolmen, quelques kilomètres au nord-est le « Dolmen de Foissac ». Ce dolmen est un des rares qui n'ait pas été saccagé, et possède une grotte préhistorique dite la grotte de la Gleio de Maou où ont été retrouvés des restes néolithiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Raymond Audouard), Vilanòva : Ambairac, La Capèla, Montsalés, Òls, Sanch-Igèst, Santa-Crotz, Sent-Remèsi, Sauvanhac, Saujac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Vilanòva, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 247 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-23-8, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36688568)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Couderc viendrait du bas-latin codercum ("petit pré") et serait de source gauloise. Dans le dialecte languedocien couderc peut tour à tour signifier « pelouse », « préau », « petit jardin (attenant au logis) », etc.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]