Villeneuve (Aveyron)

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Villeneuve
Villeneuve et ses environs
Villeneuve et ses environs
Blason de Villeneuve
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Villeneuve
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Villefranchois
Maire
Mandat
Pierre Costes
2014-2020
Code postal 12260
Code commune 12301
Démographie
Gentilé Villeneuvois, Villeneuvoises
Population
municipale
1 954 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 17″ nord, 2° 01′ 57″ est
Altitude Min. 295 m – Max. 505 m
Superficie 65,30 km2
Localisation

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Villeneuve, quelquefois Villeneuve-d'Aveyron, est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie, dans le sud-ouest de la France, à une altitude de 410 mètres. Elle s'étend sur une superficie de plus de 6 500 hectares.

Villeneuve - avec Najac, Villefranche-de-Rouergue, Sauveterre-de-Rouergue, et La Bastide-l'Évêque - est l'une des cinq bastides (des « villes neuves » médiévales caractérisées par un plan d’urbanisme novateur) du département, toutes situées à l'ouest, près du département voisin du Lot. Ces bastides furent construites aux XIIIe et XIVe siècles pour faire face à la forte croissance démographique dans la région du Sud-Ouest à cette époque (on en construisit 315 dans une période de 150 ans, entre 1229 et 1373).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ols-et-Rinhodes Montsalès
Foissac
Causse-et-Diège
Salles-Courbatiès
Rose des vents
Sainte-Croix N Saint-Igest
O    Villeneuve    E
S
Toulonjac Saint-Rémy Maleville

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villeneuve

De gueules, à la croix de Toulouse, au chef cousu d'azur accompagné de trois fleurs de-lis-d'or.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Villeneuve, en occitan : Vilanòva, doit sa naissance au pèlerinage sur les Lieux Saints, à Jérusalem, que fit le seigneur du lieu, Ozile de Morlhon, soucieux du salut de son âme et de celle de ses ancêtres, qui, dans un acte de donation rédigé à Jérusalem offrit au Patriarche Sophronius de construire, sur ses terres « rougeâtres » de l'Aveyron, près de Mauriac, un monastère fonctionnant sous la règle du Saint-Sépulcre et pour lequel le Patriarche recevrait tous les ans un besant d’or. C’était en fait la fondation de ce qui allait devenir plus tard Villeneuve.

En 1072, les Turcs ayant envahi Jérusalem et Ozile étant mort, son fils Raoul de Morlhon donna le monastère encore en construction à l’abbaye de Moissac, elle-même rattachée à Cluny. Le prieur Déodat, en accord avec l’évêque de Rodez Pierre Bérenger acheva la construction du monastère et les deux autorités s’accordèrent pour édifier l’église dédiée au Saint-Sépulcre. L’évêque de Rodez, agissant en seigneur du lieu, allait y instituer un marché et créer une sauveté pour favoriser le développement du peuplement. Après les péripéties de la Croisade des Albigeois, Simon de Monfort dépouillait la famille de Morlhon de tous ses droits, et donnait Villeneuve à l’évêque de Rodez.

En 1231, Raymond VII, comte de Toulouse et de Rouergue, réussit, après échange, à reprendre le contrôle de ce fief, qui allait alors devenir une bastide comtale. Villeneuve est la première bastide du Rouergue. Construite à l'initiative du comte de Toulouse, elle est venue se greffer, en 1231, autour du monastère du XIe siècle fondé par Ozile II de Morlhon depuis Jérusalem.

À la mort de Raymond VII, elle passa sous l'influence d'Alphonse de Poitiers en 1249. D'abord bastide comtale, elle devient bastide royale. Ce bourg, issu d’un simple prieuré de Moissac, va devenir bientôt une ville importante, siège d’une viguerie. Mais, la création, quelque temps plus tard, de la bastide de Villefranche, et surtout le fait que celle-ci devienne le siège de la Sénéchaussée de Rouergue, va lui porter un coup fatal, en même temps qu’à Peyrusse et Najac.

La ville fut fortifiée au XIVe siècle, et conserve de cette époque deux vestiges importants, la Tour-porte Cardalhac et la Porte haute. La place centrale de la bastide, place des Conques, nous montre encore ses arcades et de très belles maisons, témoins de l’architecture du XIVe siècle. Mais le principal monument demeure l’église du Saint-Sépulcre, car il ne reste presque plus rien de l’ancien monastère. Cet édifice construit dès la fin du XIe siècle présente une partie romane en forme de croix grecque, rappelant celle de l’église de Jérusalem. Mais cette première église, correspondant à la sauveté, s’avéra bien trop petite lorsque fut créée la bastide. Si bien qu’en 1249 l’absidiole orientale fut démolie pour faire place à la construction d’une nef en style gothique méridional. Un peu plus tard furent ajoutées les chapelles latérales et le clocher.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1965 Elie Roumec DVD Conseiller général (1945-1970)
maire en 1981[1]   Michel Soulié    
1995 2001 Raymond Audouard DVD médecin généraliste, conseiller général (1994-2008)
2001 2008 Guy Cassanis DVD  
2008 en cours Pierre Costes PS Professeur retraité, conseiller général (2008-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 954 habitants, en augmentation de 0,21 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 104 3 133 3 192 2 984 3 372 3 364 3 251 3 723 3 443
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 413 3 234 3 326 3 213 3 277 3 074 3 079 2 948 2 826
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 036 3 638 3 660 2 821 2 705 2 502 2 512 1 814 1 611
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 473 1 461 1 493 1 649 1 891 2 017 1 999 1 945 1 954
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Chaque dernier dimanche de juillet, une fête médiévale est organisée, avec un défilé en costumes d'époque, une évocation historique, un marché médiéval, divers spectacles, et dans les rues des jongleurs, des saltimbanques et des concours de bras de fer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ozile II de Morlhon, seigneur du Moyen Âge, fondateur du monastère à l'origine de la ville.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

De son passé de sauveté puis de bastide, la ville a conservé un riche patrimoine de constructions civiles du XIIIe au XVe siècle[6].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église du Saint-Sépulcre[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1925)[7]

L'église du Saint-Sépulcre est un bel édifice roman du XIe siècle en forme de croix grecque. Au XIVe siècle, son abside orientale a été détruite pour faire place à une nef gothique pleine de lumière dédiée à saint Pierre et saint Paul. La partie romane, plus sombre, laisse place à la méditation.

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Église de Toulongergues[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1988)[8]

Dans le hameau de Toulongergues, on peut voir l'église préromane Saint-Pierre, peut-être construite avant l'an Mil près d'une nécropole datant du Ve siècle, et, à côté, l'ancien logis du prieur datant du XIVe-XVe siècle, aussi appelé château[9].

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Édifices civils[modifier | modifier le code]

Porte haute[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1928)[10]

La Porte haute, qui compte trois étages et est fermée par deux herses, a servi de prison.

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Tour-porte Cardalhac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Porte de Cardalhac.

 Inscrit MH (1928)[11]

La Tour-porte Cardalhac, encore appelée Tour Savignac, un des derniers vestiges des fortifications du XIVe siècle.

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Maison du XVe siècle[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1928)[12]

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Château de Toulongergues[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1997)[13]

Il s'agit d'un ancien prieuré avec un pigeonnier.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

Le musée des arts et savoirs populaires fondé par Aline Brisebois[14] présente des milliers d'objets de la vie courante dans sept salles, sur deux étages, dans une maison médiévale des XIVe et XVe siècles, place des Conques.

Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

Villeneuve fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Raymond Audouard), Vilanòva : Ambairac, La Capèla, Montsalés, Òls, Sanch-Igèst, Santa-Crotz, Sent-Remèsi, Sauvanhac, Saujac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Vilanòva, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 247 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-23-8, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36688568)
  • Henri Enjalbert, Entre Lot et Diège : le causse de Villeneuve-Saint-Loup, l'évolution du monde rural, Villefranche-de-Rouergue, Association départementale de rénovation agricole de l'Aveyron, , 167 p., ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm (ISBN 2-9501814-0-6, notice BnF no FRBNF34964393)
  • Jean Dumoulin, Villeneuve et le Rouergue occidental : XIe-XIVe siècles, Aire-sur-Adour Cap de la Coste, Castay, , 249 p., ill., couv. ill. ; 24 cm (notice BnF no FRBNF35498450)
  • Pierre-Christian d'Yzarn-Freissinet (marquis de) Valady (préf. Bernard Combes de Patris), Les Châteaux de l'ancien Rouergue.... 3e série, La Basse-Marche. 2. Cantons de Villefranche, Villeneuve. Aquarelles du comte R. de Levezou de Vezins. Dessins de Bertrand Bonpunt., Millau, Maury, , In-fol. (33 cm), XVI-599 p., pl. en noir et en coul., portrait. (notice BnF no FRBNF33205674)
  • Jacques Bousquet, La fondation de Villeneuve d'Aveyron (1053) et l'expansion de l'abbaye de Moissac en Rouergue, p. 517-542, dans Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, 1963, volume 75, no 64 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Christophe Évrard, Villeneuve-d'Aveyron, le cadre architectural, p. 407-414, dans Congrès archéologique de France. 167e session. Monuments de l'Aveyron. 2009, Société française d'archéologie, Paris, 2011.
  7. Notice no PA00094227, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Notice no PA00094228, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Danièl Brillet, L'église de Toulongergues et l'architecture toulongienne, vol. Mémoires 2011, Villefranche-de-Rouergue, coll. « Pages d'Histoire du Bas-Rouergue », (présentation en ligne), p. 31-174
  10. Notice no PA00094230, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Notice no PA00094231, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice no PA00094229, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA12000011, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Musée des arts et savoirs populaires
  15. « Le journaliste Michel Renaud, tué dans l'attaque de Charlie Hebdo, repose sur les terres de Villeneuve », La Dépêche du Midi, .
  16. « Jean-Marie Perier, photographe », sur www.aveyron.com (consulté le 13 juillet 2015)