Saint Miliau

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Saint Miliau
Image illustrative de l'article Saint Miliau
Guimiliau : le retable de saint Miliau.
Saint, Roi
Naissance 470
Décès 531  (61 ans)
Autres noms Maeliav, Meliau, Méliau, Milio, Meliaw, Miliaw
Nationalité Cornovii, Celte
Fête 27 octobre
Miliav de Cornouailles
Titre
Roi de Bretagne
v. 510
Prédécesseur Budik de Cornouailles
Successeur Rivod
Biographie
Nom de naissance Miliav "ap Budik" de Cornouailles
Date de naissance
Date de décès
Lieu de décès Cornouailles
Nature du décès Fratricide
Nationalité Cornovii
Père Budik
Mère Elena
Fratrie Rivod, Derwela, Umbrafel, Amwn, Iaun
Conjoint Aurelia de Broerëc
Enfants Méloir
Religion Celtique
Résidence Cornouailles
Roi de Bretagne


Saint Miliau « de Cornouailles », Miliav en langue Cornique, qu'on rencontre aussi sous de multiples formes comme Milliau, Meliau, Méliau, Milio, Meliaw, Miliaw, est un ancien roi guerrier Celte de Grande-Bretagne semi-légendaire. On le retrouve cependant dans nombre de toponymes et de légendes corniques et bretonnes.

Biographie légendaire[modifier | modifier le code]

Selon la généalogie de la « Vie de Saint Mélar » connu par un manuscrit du XIIe siècle[1]. Miliau et Rivod sont les deux fils d'un certain Budic. Miliau est le père de Mélar [2].

Miliau aurait été précédé comme dynaste de Cornouaille par Iahan Reith, Lex ou Regula, Daniel et Budic[3]. Alors qu'il est roi de Cornouailles, il est tué par son frère Rivod (Rivodius) qui veut régner[4]. Leur sœur Derwela aurait alors recueilli leur neveu Méloir, fils de Miliav.

La Vie de saint Méloir[modifier | modifier le code]

Selon Arthur de la Borderie les deux versions de la « Vie de saint Méloir »[5] rédigées au XIIe siècle indiquent clairement que Méliau et son frère Rivod sont les fils d'un comte de Cornouaille nommé Budic fils de Daniel et petit-fils de Iaun Reith. Après le meurtre de Méliau par son frère Rivod, son héritier le jeune Meloir ou Melar est mutilé par ordre de son oncle qui lui fait couper le pied gauche et la main droite pour l'écarter du trône. Le jeune prince est confié à un certain Kerialtan qui stipendié par Rivod exile le jeune prince chez Conomor époux d'une fille de Budic qui règne en Domnomée où Kerialtan décapite Melar pendant son sommeil[6]

Dans l'église de Guimiliau, un retable qui daterait du XVIe siècle le représente avec une couronne et une épée, entouré de dix scènes retraçant sa vie. Un calvaire lui est aussi dédié.

Culte[modifier | modifier le code]

Calvaire de l'enclos dédié à saint Miliau (Guimiliau, Finistère).

De nombreuses dates se font concurrences quant à la fête de Saint Miliau. Le calendrier des saints bretons le donne le 27 octobre.

Saint éponyme de Guimiliau (29), Ploumilliau (22), et Plumeliau (56), il est aussi le saint-patron de Plonévez-Porzay. Mais s'agit-il vraiment du même saint ? Selon d'autres théories, ce seraient deux moines immigrés au VIe siècle qui auraient donné leur nom à la commune du Finistère et à celle du Trégor. Dans ce dernier cas, il s'agirait de l'ermite ayant aussi laissé son nom à l'île Milliau.

Ses traces dans la Bretagne actuelle[modifier | modifier le code]

De nombreux toponymes évoquent saint Miliau et des lieux de culte lui sont consacrés :


Article lié[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chédeville Hubert Guillotel La Bretagne des Saints et des rois Ve-Xe siècle Ouest-France Université Rennes (1984) (ISBN 2858826137) p. 79
  2. Étymologie et histoire de Guimiliau sur infobretagne.com.
  3. Christian Y.M Kerboul Les royaumes brittoniques au très haut Moyen Age Editions du Pontig (1997) (ISBN 2 951031033). p. 132
  4. René Largillière, Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne, J. Plihon et L. Hommay, Rennes, 1925, p. 52 (consulter in ligne).
  5. Selon Léon Fleuriot, « il périt victime des luttes sauvages de succession dans la dynastie de Cornouaille. Grégoire de Tours en eut vent. » Dans Les origines de la Bretagne, Payot, Paris, 1980, (ISBN 2228127108), p. 282.
  6. Arthur de la Borderie, Histoire de la Bretagne, tome premier, p.  373-380 & p. 401-403.
  7. René Largillière, "Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne", J. Plihon et L. Hommais, 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005/f59.image.pagination.r=Locronan.langFR