Châteaugay

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 Ne pas confondre avec Châteauguay, une ville québécoise de la Montérégie, en banlieue sud de Montréal.
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Châteaugay
Vue générale de la ville en 2008.
Vue générale de la ville en 2008.
Blason de Châteaugay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Châtel-Guyon
Intercommunalité Clermont Communauté
Maire
Mandat
René Darteyre
2014-2020
Code postal 63119
Code commune 63099
Démographie
Gentilé Châteaugayres
Population
municipale
3 164 hab. (2013)
Densité 348 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 07″ Nord 3° 05′ 08″ Est / 45.8519, 3.0856
Altitude Min. 320 m – Max. 537 m
Superficie 9,08 km2
Localisation

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Châteaugay est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Ses habitants sont appelés les Châteaugayres. Châteaugay, commune de 3.227 habitants, est située entre Clermont-Ferrand et Riom et fait partie des 21 communes de la communauté d’agglomération « Clermont-Communauté ».

De caractère rural et vigneron, Châteaugay devient, au fil des années, une commune résidentielle avec la réalisation de lotissements et de constructions individuelles.

Son château de XIV ème siècle s’appelait à l’origine le Château de Vigosche. Mais Richelieu, dit-on, passant par là se serait exclamé : « ah, que ce château est gai ! » et ce nom lui est resté. Du haut de ces 162 marches, on découvre le vignoble, la chaîne des Puys, la plaine de la Limagne et le château de Tournoël.

Planté à flancs de coteaux, ce vignoble bénéficie d’un climat contrasté avec de fortes chaleurs l’été et des hivers froids et secs. Le vignoble produit un vin d’appellation AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) Côtes d’Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Châteaugay est située à l'extrémité d'un plateau basaltique volcanique (le plateau de Lachaud, provenant de la chaîne des Puys) qui domine la plaine de la Limagne.

Commune membre de l'agglomération clermontoise, la seule rattachée à l'arrondissement de Riom, elle est néanmoins plus proche de Riom (5,3 km au nord-nord-est[1]) que de la préfecture départementale (7,5 km au sud[2]),ou encore de Châtel-Guyon (8,6 km au nord[3]) à vol d'oiseau.

Elle a fait partie du canton de Riom-Ouest jusqu'en mars 2015 ; à la suite du redécoupage des cantons de 2014, la commune est rattachée au canton de Châtel-Guyon[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est limitrophe avec sept communes[5],[6]. Celles-ci sont réparties géographiquement de la manière suivante, en tenant compte surtout des limites administratives :

Communes limitrophes de Châteaugay
Marsat Riom
Malauzat Châteaugay Ménétrol
Blanzat Cébazat Gerzat

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le plateau basaltique de la Bade se prolonge vers Châteaugay (Lachaud) où l'on trouve une carrière encore en activité. De l'autre côté du Bédat on trouve un plateau de même niveau (La Plaine) dont la carrière a été désaffectée il y a quelques années.

L'altitude de la mairie de Châteaugay est de 480 mètres environ. L'altitude minimum et maximum de Châteaugay sont respectivements de 320 m et 537 m. La superficie de Châteaugay est de 9.08 km ² soit 908 hectares.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Climat est de type Subcontinental sec. L'ensoleillement progresse malgré de nombreuses grisailles hivernales. L'altitude de 300 à 800 mètres et l'effet de bassin favorisent la chaleur estivale (il peut faire jusqu'à 40 °C) comme en témoigne l'existence de la vigne.

En hiver, la neige en quantité modérée vient surtout par flux de nord et peut persister de plusieurs jours à quelques semaines au sol si elle est accompagnée d'un anticyclone d'air froid continental.

Les orages sont fréquents en été, mais de courte durée.

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Le climat de Chateaugay se rattache aux relevés de Clermont-Ferrand qui est la station météorologique la plus proche, à 7,5 km au sud.

Située à l'est de la chaîne des Puys, la région clermontoise est caractérisée par une des plus fortes amplitudes thermiques annuelles de France. L'été chaud est marqué par des orages tandis que l'hiver est froid et sec. La station de mesures de Météo-France a ainsi enregistré les températures extrêmes de +40,7 °C en juillet 1983 et de -29 °C en février 1929. La région clermontoise se situe en zone de rusticité 8a.

La commune de Châteaugay a connu 1 593 heures d'ensoleillement en 2014 ; cette durée est inférieure à la moyenne nationale (1 664 heures). Elle a bénéficié de l'équivalent de 66 jours de soleil en 2014.

Les précipitations étaient, en 2014, de 459 mm, en-dessous de la moyenne nationale (652 mm).

[réf. nécessaire]

Vue Blanzat, Cébazat et Châteaugay depuis le col de Bancillon

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 2009, ancienne route nationale 9, voie express reliant Riom à Clermont-Ferrand. Châteaugay bénéficie de cet accès par l'échangeur de la RD 402 situé sur la commune limitrophe de Cébazat dans les deux sens, ainsi qu'un deuxième échangeur plus au nord dans le sens Riom → Clermont-Ferrand vers la RD 763 desservant le village de Pompignat, à l'est du chef-lieu[5].

Une partie de la RD 763 passe par la commune, pour la desserte de la zone industrielle des Graviers.

Le centre-ville est traversé par deux antennes de la RD 402 reliant Malauzat à la voie express ainsi qu'à Gerzat : la RD 402d et la RD 402e, desservant le village du Chalard. La RD 21 commence à Châteaugay en direction de Cébazat.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La ligne 31 dessert la commune de Châteaugay, aux heures de pointe du lundi au samedi ; en heures creuses, le transport à la demande prend le relais[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

De caractère rural et vigneron pendant toute la première moitié du XXe siècle, le village devient peu à peu une commune résidentielle avec la réalisation d'un grand nombre de constructions individuelles. Deux zones artisanales et commerciales, l'une dans le bourg, l'autre en bordure de la route départementale 2009, complètent le tissu économique local.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Bel-Air[8]

La famille Chevanche bien connu des Auvergnats s'y est installée en 2016 pour le grand bonheur des habitants du village.

Un premier château appartenant à la famille de Vigosche est construit au XIIIème siècle en rebord du plateau. Il s’agit d’une excellente vigie, dominant la plaine de 150 mètres et protégeant Pompignat comme une poule ses poussins. Ce castel passe dans la famille de Giac dont l’un des membres devient chancelier des ducs de Berry et de Bourbon.

Ce fut Pierre de Giac, chancelier du Roi de France Charles VI, qui le fit édifier en 1381 sur l’emplacement des ruines d’un château du XIème siècle ayant appartenu à la famille de Vigosche. Il comportait à l’ origine le bâtiment central et aux deux angles des tourelles de guet, puis cinquante ans plus tard deux belles tours rondes appelées le Fort et la Perrière.

Avec son formidable donjon carré et crénelé, ses tours rondes, son enceinte, il est dessiné par Guillaume Revel dans son armorial du XVème siècle.

A la fin du XVème siècle, la famille de Laqueuille devenue propriétaire du château fit agrandir la chapelle, les salles et les fenêtres ; mais le château restait à peu près seul sur la colline, entouré par des douves de 7 mètres et par un mur de soutènement impressionnant à l’Est. A la renaissance, la cour intérieure est ornée d’une belle porte du XVème siècle, sculptée de choux et de pinacles, avec l’écu incliné de la famille de Laqueuille.

En mai 1789, le château fut le siège des rencontres entre le marquis de Lafayette et les marquis de Laqueuille pour préparer les réformes des Etats Généraux et l’abolition des privilèges par les délégués des trois ordres réunis à Riom. Après l’abolition des droits féodaux (1789) et le départ en émigration des nobles, le désir est grand de se débarrasser de ces signes de  » la tyrannie et de l’esclavage ». On comble les douves, on abat les enceintes et cet espace devient terrain à construire. Il était question d’abattre la forteresse en 1828 pour fournir de la pierre à bâtir mais ce projet ne se réalisa pas.

A notre époque le château accueille les manifestations culturelles qui sont organisées sous forme d’expositions d’œuvres d’art. Il permet en outre à ses visiteurs d’admirer son intéressante architecture et de jouir d’une vue sur un ravissant amphithéâtre de collines et de montagnes dominées par le Puy-de-Dôme et sur un terroir fertile semé de vignes exposées au soleil, produisant un vin savoureux particulièrement apprécié.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2014, René Darteyre a été élu maire au 1er tour avec 58,70 % des voix, il acquiert 19 sièges au conseil municipal dont 2 au conseil communautaire. Raymond Lambert a été battu avec 41,29 % des voix et acquiert les 4 sièges restants. Le taux de participation est de 67,18 %[9].

Aux élections européennes de 2014, la liste UMP a recueilli 22,47 % des voix, suivie par la liste FN avec 18,94 %. Le taux de participation est de 46,12 %[10].

Aux élections départementales de 2015, le binôme François Cheville - Danièle Privat (socialiste) a recueilli 52,32 % des suffrages exprimés[11], mais n'est pas élu dans le canton de Châtel-Guyon au profit du binôme Lionel Chauvin - Anne-Marie Maltrait (Union de la droite)[12]. Le taux de participation dans la commune est de 50,10 %[11], inférieur à celui du canton (51,93 %)[12].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie
La mairie.
  • Liste « Réussir ensemble pour Châteaugay »[13] présidée par René Darteyre : majorité (19 sièges).
  • Liste « Agir pour Châteaugay »[13] présidée par Raymond Lambert : opposition (4 sièges).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 An VIII M. Deüil    
Messidor an VIII Pluviôse an XII Jean Rougeron    
1806 1808 François Creuzet    
1808 1815 Marien Boudol    
1815 1817 Antoine Colanges fils    
1817 1824 Philippe-Hughes Bayle    
1824 1832 François Creuzet    
1832 1837 Népomucène Simonet    
1837 1840 André Boudol    
1840 1850 Richard Chapsal    
1850 1855 André Boudol    
1855 1863 Augustin Puray    
1863 1880 François Bayle    
1880 1888 André Boudol    
1888 1926 Lucien Bayle    
1926 1935 Antoine Lannes    
1935 1961 François Rougeyron    
1961 1971 Jean Rougeyron    
1971 1977 Georges Lelièvre   Ingénieur conseil
1977 1983 Jacques Escuit PS Instituteur
1983 1985 Paul Fugier PS Ingénieur Météo
1985 1989 Geneviève Desbordes SE Avocate
1989 2001 Patrice Brault SE Médecin
2001 2014 Bernadette Chassefière SE Employée
2014 en cours René Darteyre[15]   Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 164 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
868 697 1 006 997 993 1 158 1 160 1 174 1 211
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 238 1 228 1 185 1 153 1 180 1 176 1 240 1 266 1 217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 090 976 908 777 802 855 803 786 1 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
1 452 1 847 2 144 2 410 3 050 2 963 3 105 3 164 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2013, le nombre de naissances enregistrées dans la ville était de 26.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Châteaugay dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère l'école maternelle publique des Cèdres et une école élémentaire publique[17].

Les collégiens se rendent à Volvic, au collège Victor-Hugo, ou au collège Gérard-Philipe à Clermont-Ferrand, conformément à la carte scolaire en vigueur en 2015 dans le département[18]. Les lycéens se rendent à Clermont-Ferrand, au lycée Ambroise-Brugière pour les filières générales et STMG, ou aux lycées Lafayette ou Roger-Claustres pour la filière STI2D[19].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

De nombreuses manifestations locales sont organisées sur le territoire tout au long de l’année.

La ville organise annuellement le 1er mai une brocante très appréciée des chineurs et vendeurs. Elle s'étend dans le centre de la ville sur la place principale et dans les rues annexes.

Chateaugay mairie

Traditionnellement pour la St Jean un grand feu est organisée à coté de la place Charles de Gaulle.

Jardins et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc Jay : situé dans le centre du village, ouvert à différentes animations, arboré et comportant notamment un grand cèdre.

Santé[modifier | modifier le code]

Trois docteurs médecine générale, une pharmacie, un cabinet d'infirmiers (ères), une kiné, une dentiste.

Sports[modifier | modifier le code]

Châteaugay compte un boulodrome, deux courts de tennis, une aire de plateaux et terrains de jeux extérieurs, un terrain de grands jeux avec deux terrains où sont pratiqués les sports collectifs, deux salles non spécialisées où sont pratiquées au moins une activité physique ou sportive, un gymnase ainsi que trois boucles de randonnée avec quatre circuits, d'après la base permanente des équipements de 2014[20].

Médias[modifier | modifier le code]

France 3 Auvergne, France Bleu Pays d'Auvergne.

Châteaugay eglise

La Montagne, Centre France.

Économie[modifier | modifier le code]

En 2012, Châteaugay compte 226 entreprises implantées sur son territoire dont 125 entreprises de commerces et services soit 55,3%

La ville de Châteaugay compte, en 2012, 56 entreprises de 1 à 9 salariés (soit 24,8%) et 12 entreprises de plus de 10 salariés (soit 5,3%).

Commerce[modifier | modifier le code]

La base permanente des équipements de 2014 recense sept commerces : une grande surface de bricolage, une épicerie, deux boulangeries, une boucherie-charcuterie, une librairie-papeterie-journaux ainsi qu'un magasin de meubles[21].

Place Châteaugay

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Châteaugay
  • Château de Châteaugay ; édifié sur l'emplacement du château de Vigoche du XIe siècle. Les seigneurs de Vigoche sont cités au milieu du XIIIe siècle. Le château et la seigneurie sont acquis par les sires de Giac au milieu du XIVe siècle. En 1381, Pierre de Giac, chancelier du duc de Berry et futur chancelier de France, fait reconstruire l'édifice qu'il baptise Château-Gay.
    Il comportait à l'origine un bâtiment central et deux tourelles de guet, auxquels furent ajoutées deux tours cinquante ans plus tard, puis au XVe siècle et à la Renaissance différentes extensions et décorations, dont une superbe porte de pierre dans la cour intérieure. Le château, d'où l'on a une vue saisissante sur la Limagne, les monts du Forez, et la chaîne des Puys, est ouvert à la visite. Son donjon carré du XIVe siècle est demeuré intact[22].
  • Le vignoble ; en 1809 lorsque Napoléon Ier fit établir le premier cadastre, tout le coteau exposé au sud et à l’est en bordure de la plaine de la Limagne était recouvert de vignes. Le vignoble de Châteaugay (gamay et chardonnay) s'étend sur ses coteaux depuis le XVIIIe siècle, et produit un vin d'appellation VDQS Côtes d'Auvergne.
  • Rue des Caves ; elle est bordée de caves creusées directement dans la pépérite, par des prisonniers à l'époque de Napoléon Ier.
  • L'église nouvelle ; cette église qui n'était plus depuis longtemps utilisée pour le culte, a été désacralisée le par l'évêque de Clermont-Ferrand Jean Dardel[23].
  • Une école construite dans les années 1970 aux formes intéressantes.
  • Les croix : Elles ont par le passé durablement marqué le paysage et les pratiques socio-culturelles. La croix la plus ancienne remonte à 1605 et porte le nom de La Perrière qui évoque les balistes à jet de pierre de la tour ronde du château. La croix d’Arpin (1646), située en plein vignoble, est une croix de rogations où la population venait processionner pour obtenir une protection divine contre les fléaux atmosphériques. La croix de la Bionne (1878) était dotée d’une pierre de Volvic servant de reposoir aux convois funèbres se dirigeant de Pompignat à Châteaugay. On compte actuellement 15 croix sur le territoire de Chateaugay.
  • Les Fontaines : Il y plusieurs fontaine intéressantes. La Fontaine des Paulines, de Bacchus, de Fontfarge, Abreuvoir des Gannes.

Le vin[modifier | modifier le code]

Peu à peu, le commerce du vin changea de nature. La vente ne se fit plus en fût mais en bouteille, cachetée, étiquetée, labellisée. Les gens viennent acheter à la cave ou en caveau. L’encépagement (gamay et pinot, noir pour le rouge, chardonnay pour le blanc), la densité des ceps à l’hectare, le rendement de vendange, la date de maturité et quelques autres critères forment un cahiers des charges appliqué par tous les viticulteurs de métier.

De nos jours les vignerons s’appliquent à moderniser leurs exploitations dans le respect de la tradition et de la qualité pour produire des Côtes d’Auvergne de Châteaugay.

Ici sur un sous-sol calcaire recouvert de cendres volcaniques se cultivent principalement le Gamay vinifié pour une majeure partie en rouge mais aussi en rosé ; ainsi que le Chardonnay pour le rouge et un tout petit peu de Pinot, le tout sur des vignes plantées pour la plupart à 1.20 m * 0.90 et vendangées à la main.Le Châteaugay rouge est de couleur rubis foncé, il développe des arômes épicés et fruités, il est fin et équilibré en bouche. Il a une certaine aptitude à la garde (3 à 5 ans) et doit se boire frais (15°).

Le Châteaugay gris (que l’on appelle ici rosé) développe des arômes d’agrumes, il a un gout frais et fruité et doit ce boire très frais (8°).

Le Châteaugay blanc a des arômes fruités, il est long en bouche, très aromatique, élégant ; il peut se conserver longtemps (10 ans) et se boit très frais.

Dès 1929 les vignerons obtiennent l’appellation  » Côteaux de Châteaugay  » puis Côtes d’Auvergne Châteaugay afin de bien faire ressortir la spécificité de ce « grand cru d’ Auvergne « .

Le cahier des charges indique comme cépage principal le gamay et comme cépage accessoire le pinot noir. Le gamay, favori des terres auvergnates, apporte le goût franc du fruit et la structure du vin. Le pinot rajoute de la complexité, de la finesse et de la richesse à ses arômes, et favorise aussi la possibilité d’une garde plus longue.

La couleur du vin de Châteaugay est d’un rubis à la fois profond et vif, qui le différencie de celles des vins de Boudes et Chanturgue, plus sombres. Sa saveur est poivrée, longue en bouche. Les deux forment la signature d’un cru original. Le Châteaugay rouge a des saveurs de fruits rouges, ses tanins sont élégants : c’est généralement un vin souple, facile à boire, dont le légère acidité fait la fraîcheur et l’authenticité.

Les vins blancs et rosés sont classés Côtes d’ Auvergne. Le vin blanc, issu du cépage chardonnay, est long en bouche et a un potentiel de garde. Souvent planté de fraîche date, le cépage s’est très bien adapté au terroir et il aboutit à des cuvées très prometteuses, surprenantes et élégantes. Sa souplesse et son gras en bouche lui valent fréquemment les honneurs de récompenses. Certaines années il peut révéler des arômes de fruits exotiques. A consommer très frais, c’est un bon vin d’apéritif qui peut aussi accompagner les mets raffinés et festifs comme le foie gras ou le saumon fumé. Le vin rosé n’est pas en reste. D’une belle vivacité, acidulé, d’une couleur légère qui peut prendre des teintes saumonées, il est issu, comme le vin rouge, des cépages gamay et éventuellement d’une partie de pinot noir. Sa dégustation révèle des saveurs d’agrumes, et il se marie fort bien aux grillades.

Ville de Châteaugay

Forts de leur dénomination et de leur spécificité, les vins de Châteaugay accèdent aujourd’hui à une reconnaissance méritée. Respectant à la lettre le cahier des charges de l’appellation, s’attachant aussi bien à conserver un patrimoine ancestral qu’à faire évoluer méthodes de vinification et perception du consommateur, les vignerons enchaînent concours, salons et négociations avec la grande distribution. Ainsi les amateurs du monde entier s’intéressent-ils de plus en plus à cette dénomination de grande qualité.

Les vignes[modifier | modifier le code]

A Châteaugay, la vigne est depuis fort longtemps sur le coteau exposé au sud et à l’est en bordure de la plaine de la Limagne. On peut constater qu’en 1809 lorsque Napoléon 1er fit établir le 1er cadastre, tout le coteau était recouvert de vignes.

Avec cinq hectares replantés en 2003 sous l’appellation Châteaugay, le vignoble local est en passe d’atteindre les 100 hectares.

Avant 1900, c’était devenu le revenu principal. On plantait de la vigne même en plaine, où elle craint les fortes gelées printanières, ou en altitude où le raisin mûrit mal et fournit des vins acides. La fortune de gros propriétaires transparaît dans les grosses maisons à plan cubique, à cour fermée, des années 1880-1900.

Puis vint le phylloxéra qui obligea à arracher tous les ceps et à replanter des plants américains greffés. A peine le vignoble reconstruit, la première guerre mondiale faucha toute une génération de jeunes gens, sans parler des chevaux, seul moyen de traction. A cette litanie de calamités, on pourrait ajouter le mildiou de 1910, la grêle de 1951, sept années de gel à répétition entre 1950 et 1958. Dans les années 1960, les coteaux de Châteaugay étaient en appellation simple. A l’instigation de Pierre Lapouge, alors président de la Fédération viticole du Puy-de-Dôme, et de quelques autres vignerons, le label Vin Délimité de Qualité Supérieur (AOVDQS) fut obtenu en 1978. Ce sacre de la qualité venant de l’INAO ( Institut National des Appellations d’ Origine ) fut long à obtenir mais il fut un argument décisif pour maintenir quelques professionnels restants à la vigne.

Les caves[modifier | modifier le code]

Des caves témoins d’un riche passé

La présence initiale de grottes naturelles, la nécessité de préserver les productions des hivers très froids (les XVIIème et XVIIIème siècles ont connu un « petit âge glaciaire ») et surtout l’explosion de la production jusqu’au XIXème siècle ont abouti à une concentration de caves-bâtiments parfois impressionnante, comme à Châteaugay.

Un passage au quartier des caves châteaugayres – situé… rue des Caves, bien sûr – achèvera de convaincre de l’importance économique et culturelle du vin dans la commune. On parle de cave-bâtiment pour bien distinguer ces édifices des caves « normales », en sous-sol des habitations. Une cinquantaine de cheminées d’aération poussant en tous sens, telles des champignons, sur la colline herbeuse qui forme leur toit : le paysage évoque une œuvre surréaliste !

Ces caves isolées des constructions d’habitation sont une particularité du vignoble auvergnat. Elles sont quelquefois réhabilitées, dans une certaine mesure, car elles ne disposent évidemment pas de sorties de secours, ou parfois laissées en l’état.

L’ancien caveau dit de Lascombe Mesclier a été restauré par les bons soins de la municipalité châteaugayre et fait office aujourd’hui de salle municipale de bienvenue. Lorsqu’on s’y aventure, on est frappé par les reliefs anguleux de la roche noire, zébrée par endroits de blanc d’argile. Napoléon 1er, dit-on, fit creuser certaines caves à même le tuf par ses prisonniers autrichiens, entre la Révolution et l’Empire. Les entrées sont astucieusement construites à flanc de coteaux, ce qui permet d’atteindre la profondeur souhaitable, de l’ordre de la dizaine de mètres, pour une bonne conservation tout en réduisant la distance pour accéder à la cave. Devant chaque entrée, on taillait dans la pierre des encoches dans lesquelles on calait une barre transversale, celle-ci permettant de sortir les tonneaux à l’aide d’une corde.

La température constante – entre 10 à 12 ° C – autorisait la conservation de quantités qui atteignirent des proportions gigantesques aux XVIIIe et XIXe siècles – c’est d’ailleurs à cette époque que les vignerons agrandirent la plupart de ces caves, s’en partageant souvent l’usage et l’occupation. Témoins de la solidarité du monde viticole, certains passages souterrains de cave en cave subsistent aujourd’hui, même si beaucoup ont été rebouchés pour des raisons de commodité et de propriété.

Rue des caves

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châteaugay mi-parti, au premier d'or à la croix engrêlée de gueules, au second d'or à la croix ancrée d'azur.
Variante du blason de Châteaugay écartelé, au premier d'or à la bande d'azur accompagnée de six merlettes de sable posées en orle, au second de gueules à la tour d'argent, au troisième, de gueules au bousset d'argent, au quatrième, de sable à la croix dentelée d'or.
Blason
Blason

Description héraldique : Écartelé,

1- d’or à la bande d’azur accompagnée de six merlettes de sable posées en orle

2- de gueules à la tour d’argent,

3- de gueules au bousset d’argent,

4- de sable à la croix dentelée d’or.

Symbolisme : le blason reprend les armes pleines des familles de GIAC (merlettes) et de LA QUEUILLE (croix dentelée), principaux seigneurs suzerains de Châteaugay, respectivement en 1369 et de 1480 jusqu’à la révolution.

Le donjon symbolise le château qui domine le village, château reconstruit par le Chancelier de France Pierre de GIAC. Le bousset de vigneron rappelle que la commune est riche en vignobles de qualité (les vins de Châteaugay étaient appréciés à la Cour de France).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Prival, Mémoire en France : Blanzat et Châteaugay, Saint-Cyr-sur-Loire, éditions Alan Sutton,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre Châteaugay et Riom », sur Lion 1906.
  2. « Orthodrommie entre Châteaugay et Clermont-Ferrand », sur Lion 1906.
  3. « Orthodrommie entre Châteaugay et Châtelguyon », sur Lion 1906.
  4. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  5. a et b Carte de Châteaugay sur le Géoportail
  6. « Châteaugay », sur Lion 1906 pour l'orientation.
  7. SMTC/T2C, Guide horaires valable du 13 janvier au 29 juin 2014 Site T2C, rubrique horaires.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Résultats des élections municipales 2014 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  10. Résultats des élections européennes 2014 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  11. a et b « Résultats des élections départementales 2015 - PUY DE DOME (63) - canton de Châtel-Guyon, commune de Châteaugay », sur le site Élections du ministère de l'Intérieur (consulté le 1er avril 2015).
  12. a et b « Résultats des élections départementales 2015 - PUY DE DOME (63) - canton de Châtel-Guyon », sur le site Élections du ministère de l'Intérieur (consulté le 1er avril 2015).
  13. a et b Listes aux élections municipales de 2014
  14. Marc Prival, Mémoire en France : Blanzat et Châteaugay, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, , p. 6.
  15. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme », sur le site de la préfecture du Puy-de-Dôme,‎ (consulté le 24 septembre 2015).
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  17. Annuaire des établissements scolaires de Châteaugay sur le site du Ministère de l'Éducation nationale
  18. « Sectorisation du département du Puy-de-Dôme » [PDF], sur le site de l'académie de Clermont-Ferrand, Inspection académique du Puy-de-Dôme,‎ (consulté le 24 septembre 2015).
  19. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], sur le site de l'académie de Clermont-Ferrand, Inspection académique du Puy-de-Dôme,‎ (consulté le 10 février 2016).
  20. « Base permanente des équipements : sports, loisirs et culture » [zip], sur le site de l'Insee,‎ .
  21. « Base permanente des équipements : commerce » [zip], sur le site de l'Insee,‎ .
  22. Charles-Laurent Salch, Les plus beaux châteaux forts en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , p. 71-72.
  23. Marcel Pierre et Maryse Pierre, Clochers de Basse-Auvergne, Nonette, Éditions Créer, , p. 265.