Aigueperse (Puy-de-Dôme)

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Aigueperse
Aigueperse (Puy-de-Dôme)
Église d'Aigueperse.
Blason de Aigueperse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Intercommunalité Communauté de communes Plaine Limagne
(siège)
Maire
Mandat
Luc Chaput
2020-2026
Code postal 63260
Code commune 63001
Démographie
Gentilé Aiguepersois[1]
Population
municipale
2 767 hab. (2019 en augmentation de 3,79 % par rapport à 2013)
Densité 264 hab./km2
Population
agglomération
3 272 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 24″ nord, 3° 12′ 11″ est
Altitude Min. 338 m
Max. 422 m
Superficie 10,50 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Aigueperse
(ville-centre)
Aire d'attraction Clermont-Ferrand
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aigueperse
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Aigueperse
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Aigueperse
Liens
Site web aigueperse.fr

Aigueperse (Aigapèrsa en occitan[2]) est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La ville est située au nord de la Limagne et de l'Auvergne, et a été pendant la Renaissance la capitale d'une petite principauté autonome, la principauté de Montpensier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aigueperse est située au nord du département du Puy-de-Dôme[3], dans la plaine de la Limagne, à 16,7 km à vol d'oiseau au nord-nord-est du chef-lieu d'arrondissement Riom[4] et à 28,7 km à vol d'oiseau au nord-nord-est du chef-lieu du département Clermont-Ferrand[5], mais aussi à 8,6 km au sud de Gannat[6].

Aigueperse est traversée d'ouest en est par un ruisseau, le Buron, affluent de l'Allier, qui passe dans la partie méridionale de la ville ; le Buron est couvert dans la partie centrale, de part et d'autre de la Grande Rue, au niveau de la rue du Buron.

Six communes sont limitrophes d'Aigueperse :

Communes limitrophes d’Aigueperse
Chaptuzat, Vensat Montpensier
Aigueperse
Artonne, Aubiat Bussières-et-Pruns

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'ancienne route nationale 9, devenue la route départementale (RD) 2019. La RD 2009, anciennement RD 448, la contourne par l'est. Ces deux routes constituent un axe MoulinsGannatClermont-Ferrand.

D'autres routes départementales traversent la commune : la RD 12, vers Chaptuzat au nord-ouest et Thuret au sud-est, la RD 51 vers Montpensier et Sardon, la RD 439 vers Vensat, la RD 984 vers Effiat et Vichy ainsi que la RD 985 (ancienne route nationale) vers Saint-Myon et Combronde.

La ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac traverse cette commune. Une gare est implantée où s'y arrêtent des TER Auvergne-Rhône-Alpes reliant Clermont-Ferrand à Gannat et Montluçon.

Aucune ligne du réseau interurbain du Puy-de-Dôme, géré par la région Auvergne-Rhône-Alpes, ne dessert la commune[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aigueperse est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10].

Elle appartient à l'unité urbaine d'Aigueperse, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[11] et 3 272 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[I 1],[I 2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (84,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,5 %), zones urbanisées (15,5 %), prairies (7,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,6 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 261, alors qu'il était de 1 203 en 2013 et de 1 108 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 85,8 % étaient des résidences principales, 2,4 % des résidences secondaires et 11,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 76,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 23 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Aigueperse en 2018 en comparaison avec celle du Puy-de-Dôme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,4 %) inférieure à celle du département (10,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 65,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (62,4 % en 2013), contre 61,5 % pour le Puy-de-Dôme et 57,5 pour la France entière[I 7].

Le logement à Aigueperse en 2018.
Typologie Aigueperse[I 5] Puy-de-Dôme[I 8] France entière[I 9]
Résidences principales (en %) 85,8 79,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 2,4 10,1 9,7
Logements vacants (en %) 11,8 10,4 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Avilla quae Aqua sparsa dicitur en 1016[Note 3],[13], Esguiparsa en 1368 et en 1408, Aigueparse en 1395[14].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale caractéristique de l'ancien occitan en Aiga-, bien que les formes Esguiparsa de 1368 et 1408 laisse penser qu'il pourrait s'agir d'un autre élément, ou, à moins qu'il n'y ait eu une métathèse de [s] dans *Aigua-sparsa. Le nom local Aigapersa, ou sa variante Guiparsa, vont dans ce sens.

Une forme en Aiga- est soutenue par la forme latinisée la plus ancienne Aqua sparsa et diverses autres attestations postérieures. En outre, cette interprétation est appuyée par l'homonyme Aigueperse (Rhône, de Aquis passis 1100). De surcroît, il existe toute une série de toponymes caractéristiques des domaines occitan et franco-provençal en Aigue-.

Le second élément -perse procède ultimement d'un bas latin *parsa ou directement du latin sparsa « éparse, étalée »[13],[15], de même étymologie que le français éparse. Il s'agit donc d'un « lieu à (aux) l'eau(x) éparse(s) », au sens d'« eau(x) stagnante(s) répandue(s) ici et là ».

De cette évolution découle donc le nom en occitan auvergnat Aigapèrsa[16] qui signifie aussi en ancien occitan Aigapersa qui signifie « où perse les eaux ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Martyre de saint Sébastien
Le Martyre de saint Sébastien, d'Andrea Mantegna, 1480, (toile, 255 × 140 cm, musée du Louvre, Paris), autrefois en l'église d'Aigueperse[Note 4].

La ville fut la capitale du comté de Montpensier.

Le duc de Bourbon, Jean Ier de Bourbon et son épouse, Marie de Berry ont fait construire le couvent Sainte-Claire. La première pierre est posée le . Les clarisses sont dirigées par sainte Colette. L'église est consacrée le [17].

Lors de la Praguerie de 1440, elle fit partie des treize bonnes villes d'Auvergne qui rejoignirent le camp de Charles VII, en refusant d'ouvrir leurs portes aux rebelles. Privés de soutien, ceux-ci sont alors contraints de négocier le traité de Cusset.

Le , lors de sa campagne contre la ligue du Bien public, le roi Louis XI octroya, par ses lettres patentes, des droits aux bourgeois ainsi qu'à la commune, afin de leur remercier de la fidélité pour la couronne[18].

Le , Gilbert de Bourbon-Montpensier épousa[Note 5], en la cathédrale de Mantoue, Claire de Gonzague (°1464-† 1503), fille de Frédéric Ier, marquis de Mantoue, et de Marguerite de Bavière. Le tableau de Mantegna, dit le saint Sébastien d'Aigueperse, vendu au musée du Louvre en 1910, faisait sans doute partie de la dot et arriva peut-être à Aigueperse en même temps que Claire, le .

Vers 1506, naquit à Aigueperse, au château de la Roche, Michel de l'Hospital, nommé Chancelier de France en 1560.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Montplâtre[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Aigueperse abrite le siège de la communauté de communes Plaine Limagne[20], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le . Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[21]. Jusqu'au , elle était le siège de la communauté de communes Nord Limagne[22].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Riom, à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[20]. Elle était chef-lieu de canton jusqu'en [23].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Aigueperse (dont elle est le bureau centralisateur) pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[20], et de la deuxième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010 (sixième circonscription avant 2010)[23].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal d'Aigueperse, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[24], pour un mandat de six ans renouvelable[25]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 23[26]. Les vingt-trois conseillers municipaux sont élus au premier tour, le , avec un taux de participation de 58,50 %, se répartissant en : dix-huit sièges issus de la liste de Luc Chaput et cinq sièges issus de la liste de Catherine Cuzin[27].

Les cinq sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes Plaine Limagne se répartissent en : quatre sièges issus de la liste de Luc Chaput et un siège issu de la liste de Catherine Cuzin[27].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1935 Félix Damaison Rad. Huissier
Conseiller général du canton d'Aigueperse (1932-1937)
1951 Pierre Marliac Centriste Pharmacien
Conseiller général du canton d'Aigueperse (1958-1970)
Gérard Boche UDF-PR Retraité
Député de la 6e circonscription du Puy-de-Dôme (1993-1997)
Conseiller général du canton d'Aigueperse (1970-1999)
Gilbert Petitalot PS Retraité de l'enseignement
[Note 6] En cours Luc Chaput[29] UMP-LR Directeur de banque
Conseiller général du canton d'Aigueperse (1999-2015)

Autres élections[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives de 2012, la députée Christine Pirès-Beaune a été élue dans la deuxième circonscription du Puy-de-Dôme, avec 59,95 % des suffrages exprimés. 56,04 % des électeurs ont voté[30].

Luc Chaput remporte l'élection municipale de 2014 avec dix-huit sièges dont cinq au conseil communautaire. 72,89 % des électeurs ont voté[31]. Il est réélu en 2020.

Aux élections départementales de 2015, le binôme Claude Boilon - Catherine Cuzin, élu dans le canton, n'a pas recueilli la majorité des voix au second tour (37,47 %). 61,64 % des électeurs ont voté[32].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34].

En 2019, la commune comptait 2 767 habitants[Note 7], en augmentation de 3,79 % par rapport à 2013 (Puy-de-Dôme : +3,3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 3515 0454 5424 6583 2173 2193 0532 9692 919
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8382 6972 6002 5402 4852 4862 4032 3412 325
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2572 1152 0651 7461 7601 7401 6841 6341 762
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 0172 2732 6802 7342 5342 5042 5212 5222 630
2017 2019 - - - - - - -
2 7322 767-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (34,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 34,6 % la même année, alors qu'il est de 27,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 282 hommes pour 1 474 femmes, soit un taux de 53,48 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 10]
HommesClasse d’âgeFemmes
2,0 
90 ou +
6,9 
11,0 
75-89 ans
17,3 
15,6 
60-74 ans
15,6 
18,8 
45-59 ans
16,2 
18,6 
30-44 ans
17,9 
15,6 
15-29 ans
11,4 
18,3 
0-14 ans
14,6 
Pyramide des âges du département du Puy-de-Dôme en 2018 en pourcentage[36]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
75-89 ans
10,2 
17,6 
60-74 ans
18,3 
20,4 
45-59 ans
19,5 
18,5 
30-44 ans
17,4 
18,6 
15-29 ans
17,2 
17,2 
0-14 ans
15,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aigueperse dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Elle gère l'école maternelle Petit-Prince et l'école élémentaire Les Jacquemarts[37].

Les élèves poursuivent leur scolarité au collège Diderot[37], géré par le conseil départemental du Puy-de-Dôme, puis à Riom, au lycée Virlogeux ou Pierre-Joël-Bonté[38].

Il existe deux établissements scolaires privés : l'école élémentaire et le collège Saint-Louis[37].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 484 personnes, parmi lesquelles on comptait 73,3 % d'actifs dont 63,3 % ayant un emploi et 9,9 % de chômeurs[a 1].

On comptait 1 366 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 952, l'indicateur de concentration d'emploi est de 143,4 %, ce qui signifie que la commune offre plus d'un emploi par habitant actif[a 2].

La répartition des 1 279 emplois par catégorie socio-professionnelle et par secteur d'activité est la suivante :

Répartition des emplois selon la catégorie socio-professionnelle en 2013 (source : Insee)
Échelle Agriculteurs exploitants Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Commune[a 3] 0,9 % 5,1 % 9,0 % 18,9 % 35,9 % 30,2 %
Département[39] 2,4 % 6,5 % 15,3 % 24,7 % 28,3 % 22,8 %
France[40] 1,7 % 6,5 % 17,2 % 25,6 % 28,1 % 20,8 %
Répartition des emplois selon le secteur d'activité en 2013 (source : Insee)
Échelle Agriculture Industrie Construction Commerce, transports,
services divers
Administration publique,
enseignement, santé,
action sociale
Commune[a 4] 3,0 % 12,7 % 7,3 % 34,3 % 42,7 %
Département[39] 3,3 % 16,1 % 6,8 % 41,3 % 32,5 %
France[40] 2,8 % 12,7 % 6,8 % 46,1 % 31,6 %

850 des 952 personnes âgées de quinze ans ou plus (soit 89,2 %) sont des salariés[a 5]. Seulement un tiers des actifs travaillent dans la commune de résidence[a 6].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au , Aigueperse comptait 142 entreprises : 12 dans l'industrie, 23 dans la construction, 93 dans le commerce, les transports et les services divers et 14 dans le secteur administratif[a 7].

En outre, elle comptait 164 établissements[a 8].

Au 31 décembre 2013, elle comptait 219 établissements actifs (1 097 postes salariés), dont la répartition est la suivante :

Caractéristiques des établissements selon le secteur d'activité au (source : Insee)
Secteur d'activité Agriculture Industrie Construction Commerce, transports,
services divers
Administration publique,
enseignement, santé,
action sociale
Établissements actifs[a 9] 6,8 % 6,8 % 13,2 % 59,8 % 13,2 %
Postes salariés[a 10] 0,5 % 18,7 % 5,9 % 28,7 % 46,2 %

En janvier 2010, selon le registre du commerce, Aigueperse comptait 181 sociétés enregistrées sur la commune, des sociétés civiles immobilières à de plus importantes entreprises. Parmi celles dont le siège est situé dans la commune, les plus importantes en termes de salariés sont :

  • Sanders Centre Auvergne, fabrication d'aliments pour animaux de ferme ;
  • Bac Acier, découpage - emboutissage ;
  • De Castro Constructions, construction ;
  • Les Imprimeries de la Licorne, imprimerie ;
  • Jardin de Limagne, commerce de gros céréales et aliments pour bétail ;
  • Europ Voyages, transport routier régulier de voyageurs ;
  • Maison Audebert, commerce de gros de matériel agricole ;
  • Pvc 4, fabrication d'éléments en matières plastiques pour la construction ;
  • Rotopartner, fabrication de produits de consommation courante en plastique ;
  • Sarl Limagne Fleurs, commerce de gros de fleurs et plantes.

Commerce et services[modifier | modifier le code]

La base permanente des équipements de 2015 recensait quatorze équipements : un supermarché, une supérette, quatre boulangeries, une boucherie-charcuterie, une librairie-papeterie ou marchand de journaux, un magasin de vêtements, un magasin d'électroménager et de matériel audio-vidéo, deux fleuristes, un magasin d'optique et une station-service[41].

Différentes agences bancaires sont présentes dans la commune : La Banque postale, la Caisse d'Épargne d'Auvergne et du Limousin et le Crédit Agricole Centre France.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aigueperse compte six édifices[42] et vingt-sept objets[43] inscrits ou classés aux monuments historiques.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Peintures murales
Peintures murales.
  • La Sainte-Chapelle d'Aigueperse du XVe siècle. Il s'agit de la chapelle de l'ancien château aujourd'hui disparu. L'édifice est classé aux monuments historiques en 1862[44].
  • L'église Notre-Dame des XIIe et XIIIe siècles, classée en 1904 et 1922[45]. Elle fut reconstruite au XVIIIe siècle, puis complètement restaurée au XIXe siècle dans le style gothique. D'importantes peintures murales du XIIIe siècle furent mises au jour en 1977 par Yves Morvan. Le mobilier conservé dans l'église comprend notamment :
    • La Nativité de Benedetto Ghirlandaio, une peinture de 1490 réalisée pour Gilbert de Montpensier, comte de Montpensier et dauphin d'Auvergne.
    • Une statue de saint James du XVIe siècle.
    • La Décollation de sainte Catherine. Fresque du XIIIe siècle déposée en 1968 et reportée sur un panneau de bois posé sur le mur du bas-côté sud.
  • L'ancien couvent des clarisses[46], situé à l'est de la Grande rue, qui est aujourd'hui le siège de la communauté de communes Nord Limagne (puis Plaine Limagne). Il a été fondé en 1422 par Marie de Berry et rénové au XVIIIe siècle. Dans l'ancienne chapelle a été aménagée une salle d'exposition, éclairée par trois hautes fenêtres en plein cintre ; deux de ces fenêtres sont encore garnies de vitraux. Le couvent des clarisses d'Aigueperse est resté jusqu'à la Révolution l'un des plus importants d'Auvergne : il comportait encore en 1790 vingt choristes et vingt converses[47].
  • L'oratoire de Notre-Dame-de-Bonsecours.
  • Une croix du XVIIe siècle.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville
L'hôtel de ville.
Hôtel Salneuve
L'hôtel Salneuve.
  • L'ancien couvent des Ursulines, construit en 1650, occupé aujourd'hui par l'hôtel de ville (parties inscrites en 1963 et classées en 1975[48]). Son cadran solaire est surmonté d'un beffroi qui renferme une horloge et trois jaquemarts.
  • La salle Jeanne-d'Arc dans une maison du quartier du bourg, avec un plafond armorié du XVe siècle classé monument historique le .
  • L'hôtel de Marillac, de style Renaissance, inscrit aux monuments historiques en 1963[49].
  • L'hôtel Coeffier (XVIe siècle).
  • L'hôtel Salneuve (XVIIIe siècle), sur le côté ouest de la Grande Rue.
  • D'autres bâtiments des XVe et XVIe siècles.
  • Le lavoir de Font-Froide.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Juliette, l'héroïne du roman Juliette au pays des hommes de Jean Giraudoux, est originaire d'Aigueperse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les pralines et massepains sont des spécialités de la ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Vissière, « Capitale malgré elle ? Aigueperse au temps des Bourbon-Montpensier (1415-1505) », dans Le Duché de Bourbon des origines au Connétable, suivi d'un extrait du 'Désastre de Pavie' de Jean Giono, Saint-Pourçain-sur-Sioule, Bleu autour, (ISBN 978-2-912019-16-5), p. 153-168.
    Actes du colloque des 5 et 6 octobre 2000 organisé par le musée Anne-de-Beaujeu de Moulins.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Dans l'acte de fondation du chapitre de la ville par les vicomtes de Thiers.
  4. Il a été remplacé par une copie offerte par le musée du Louvre, dans la nef de l'église.
  5. Le mariage eut lieu par procuration ; Gilbert était représenté par ses envoyés, Guillaume Coiffier, son trésorier, et Jean de Tersac, seigneur de Ligonne. La veille avait été signé le contrat de mariage prévoyant une riche dot. Cf. Laurent Vissière, loc. cit., p. 163 et 166.
  6. Réélu en [28].
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références Insee[modifier | modifier le code]

Dossier relatif à la commune

  1. EMP T1 – Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  2. EMP T5 – Emploi et activité.
  3. EMP T7 – Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2011.
  4. EMP T8 – Emplois par secteur d'activité.
  5. ACT T1 – Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2011.
  6. ACT T4 – Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone.
  7. DEN T3 – Nombre d'entreprises par secteur d'activité au .
  8. DEN T5 – Nombre d'établissements par secteur d'activité au .
  9. CEN T1 – Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2012.
  10. CEN T2 – Postes salariés par secteur d'activité au 31 décembre 2012.

Section Logement[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  3. Liste des communes composant l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand, sur le site de l'Insee (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod, « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  5. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Aigueperse » (consulté le ).
  6. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Aigueperse - Section LOG T2 » (consulté le ).
  7. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Aigueperse - Section LOG T7 » (consulté le ).
  8. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Puy-de-Dôme » (consulté le ).
  9. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  10. « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Aigueperse (63001) », (consulté le ).

Autres références[modifier | modifier le code]

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  2. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie nord-occitane (Périgord, Limousin, Auvergne, Vivarais, Dauphiné), Bordeaux, Éditions Sud Ouest, coll. « Sud-Ouest université », , 128 p. (ISBN 9782879015071).
  3. « Aigueperse », sur Lion 1906 (consulté le ).
  4. Distance à vol d'oiseau entre Aigueperse et Riom, sur Lion 1906 (consulté le ).
  5. Distance à vol d'oiseau entre Aigueperse et Clermont-Ferrand, sur Lion 1906 (consulté le ).
  6. Distance à vol d'oiseau entre Aigueperse et Gannat, sur Lion 1906 (consulté le ).
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  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  36. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département du Puy-de-Dôme (63) », (consulté le ).
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  39. a et b « Chiffres clés Emploi - Population active : Département du Puy-de-Dôme (63) », Insee, (consulté le ).
  40. a et b « Chiffres clés Emploi - Population active : France », Insee, (consulté le ).
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  42. « Liste des édifices inscrits ou classés aux monuments historiques d'Aigueperse », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. « Liste des objets inscrits ou classés aux monuments historiques d'Aigueperse », base Palissy, ministère français de la Culture.
  44. « Sainte-Chapelle ou chapelle Saint-Louis », notice no PA00091854, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  45. « Église Notre-Dame », notice no PA00091849, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. Arsène Perrin, « Les couvents d'Aigueperse : le couvent de Sainte-Claire (les Clarisses) », Sparsae, no 13, réédition, décembre 2005, p. 23-28.
  47. Corinne Blavignac, « Les ordres religieux féminins », dans Bernard Dompnier (dir.), Vocations d'Ancien Régime : les gens d'église en Auvergne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 1999, p. 46.
  48. « Hôtel de ville et beffroi », notice no PA00091851, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  49. « Ancien hôtel de Marillac », notice no PA00091850, base Mérimée, ministère français de la Culture.