Amazing Stories

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Amazing Stories
Image illustrative de l’article Amazing Stories

Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue Anglais
Périodicité Mensuel / annuel
Genre Pulp (magazine), comics, science-fiction
Date de fondation Avril 1926
Date du dernier numéro 2005
Ville d’édition New York

Propriétaire Experimenter Publishing
Ziff Davis
Directeur de la rédaction Hugo Gernsback

Amazing Stories, paru pour la première fois en , est un magazine de science-fiction américain lancé par Experimenter Publishing qui cesse de paraître en . C'est le premier magazine consacré uniquement à la science-fiction. Les histoires de science-fiction n'étaient cependant pas rares dans les magazines, mais Amazing Stories a permis de définir et de populariser les pulps. Créé par Hugo Gernsback, il apparaît aujourd'hui comme un pulp classique avec son papier de qualité médiocre et la page couverture criarde quoiqu'il se démarque par ses rebords proprement massicotés. Il est parfois appelé Amazing Science Fiction.

Origines[modifier | modifier le code]

La page 824 d'un numéro sorti en 1922 du magazine Science and Invention avec en bas de page l'illustration de Frank R. Paul.
Une histoire de science-fiction illustrée par Frank R. Paul dans un numéro de Science and Invention en 1922.

À la fin du 19e siècle, les histoires étaient majoritairement consacrées aux inventions scientifiques et les histoires futuristiques apparaissaient régulièrement dans les magazines de fictions. Le marché des histoires courtes était ainsi adapté au thème des inventions du style de Jules Verne[1]. Des magazines tels que Munsey's Magazine et Argosy, lancés en et respectivement, contenaient quelques histoires de science-fiction chaque année. Dans une moindre proportion, certains magazines du début du 20e siècle de plus haute qualité et destinés à un public littéraire tel que le McClure's Magazine possédaient également des histoires de science-fiction[2],[3],[4].

En , Hugo Gernsback publie le premier numéro de Modern Electrics, un magazine qui devait toucher les amateurs d'ouvrages sciencifiques. Le succès est immédiat et Gernsback décide d'y inclure des histoires basées sur un usage fictionnel de la science comme dans Wireless on Saturn[5]. En , Gernsback commence la publication en feuilleton de son roman Ralph 124C 41+, mais en il vend ses parts du magazine à son associé et lance un nouveau magazine, Electrical Experimenter, dans lequel il publiera des histoires de science-fiction ainsi que d'articles scientifiques. En , Gernsback renomme son magazine Science and Invention et continue sa publication jusqu'en [6].

Gernsback commence aussi à publier Practical Electrics en , lequel il renomme The Experimenter[7] en 1924. Il envoie une lettre à 25 000 personnes afin de juger l'intérêt des lecteurs en un magazine centré sur les histoires de science-fiction. Gernsback témoigne : « Les réponses des lecteurs ont fait que l'on a abandonné l'idée pendant deux ans. »[8] Cependant, il décide en d'arrêter la publication de The Experimenter afin de faire de la place dans son calendrier de publication pour son nouveau magazine consacré à la science-fiction, Amazing Stories, édité par l'éditeur de The Experimenter, T. O'Conor Sloane. Le premier numéro sort le avec la date d' sur la couverture[7]. Gernback crée le terme « scientifiction » pour catégoriser le genre d'histoires qu'il y publie[9]. Après quelques années, le terme s'est transformé en science-fiction.

Publication[modifier | modifier le code]

Les années [modifier | modifier le code]

Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
1926 1/1 1/2 1/3 1/4 1/5 1/6 1/7 1/8 1/9
1927 1/10 1/11 1/12 2/1 2/2 2/3 2/4 2/5 2/6 2/7 2/8 2/9
1928 2/10 2/11 2/12 3/1 3/2 3/3 3/4 3/5 3/6 3/7 3/8 3/9
1929 3/10 3/11 3/12 4/1 4/2 4/3 4/4 4/5 4/6 4/7 4/8 4/9
1930 4/10 4/11 4/12 5/1 5/2 5/3 5/4 5/5 5/6 5/7 5/8 5/9
1931 5/10 5/11 5/12 6/1 6/2 6/3 6/4 6/5 6/6 6/7 6/8 6/9
1932 6/10 6/11 6/12 7/1 7/2 7/3 7/4 7/5 7/6 7/7 7/8 7/9
1933 7/10 7/11 7/12 8/1 8/2 8/3 8/4 8/5 8/6 8/7 8/8
1934 8/9 8/10 8/11 8/12 9/1 9/2 9/3 9/4 9/5 9/6 9/7 9/8
1935 9/9 9/10 9/11 10/1 10/2 10/3 10/4 10/5 10/6 10/7
1936 10/8 10/9 10/10 10/11 10/12 10/13
1937 11/1 11/2 11/3 11/4 11/5 11/6
1938 12/1 12/2 12/3 12/4 12/5 12/6 12/7
1939 13/1 13/2 13/3 13/4 13/5 13/6 13/7 13/8 13/9 13/10 13/11 13/12
Les numéros d'Amazing Stories de ses débuts jusqu'en avec le numéro de volume et de publication.
  •      Gernsback
  •      Lynch
  •      Sloane
  •      Palmer

À ses débuts, le magazine s'est concentré uniquement sur la réédition ; sa première histoire originale a été The Man From The Atom (Sequel) de G. Peyton Wertenbaker dans le numéro de [10]. Dans le numéro d'août de la même année, les histoires originales (toujours minoritaires) sont notées d'un astérisque dans la table des matières[réf. nécessaire]. Le travail éditorial est en grande partie effectué par Sloane, mais Gernsback a le dernier mot quand il s'agit de fiction. Deux spécialistes, Conrad A. Brandt et Wilbur C., sont chargés de trouver des fictions à rééditer. Frank R. Paul (en), qui collabore avec Gernsback dès , devient l'artiste de couverture. Il avait déjà réalisé de nombreuses illustrations pour les histoires de fiction dans Electrical Experimenter. Amazing Stories est édité en format bedsheet soit 216 × 298 mm (8,5 × 11,75 in), le même utilisé pour les magazines industriels[7]. Le succès est immédiat et le tirage de mars de l'année suivante est de 150 000 exemplaires[réf. nécessaire]. Gernsback se rend compte alors de l'enthousiasme de ses lecteurs pour la science-fiction et ajoute en une rubrique de discussion à son magazine[réf. nécessaire]. Cette année-là, il décide aussi de publier Amazing Stories Annual, un numéro annuel complémentaire au magazine mensuel. Le magazine annuel est vite épuisé et, en réponse à cela, Gernsback lance Amazing Stories Quarterly (en), un magazine trimestriel produit en parallèle à Amazing Stories qui paraîtra régulièrement à hauteur de 22 numéros[11],[12]. Gernsback peine à payer ses auteurs et rembourser ses créanciers à cause de l'étendue de ses investissements. Le , son imprimeur et son fournisseur de papier ouvrent une procédure de poursuite pour faillite à son encontre[13]. On soupçonne alors Bernarr Macfadden (en), un autre éditeur, d'avoir incité les créanciers de Gernsback à lancer cette procédure car ce dernier avait refusé de vendre ses titres à Macfadden[14],[15]. Experimenter Publishing (en) n'a pas contesté la procédure et la faillite est prononcée le . Malgré cet événement, Amazing Stories continue d'être produit mais les frères Gernsback sont contraints de quitter la direction. Arthur H. Lynch devient alors éditeur en chef quoique Sloane continue de faire la majeure partie du travail éditorial. L'administrateur judiciaire Irving Trust vend le magazine à Bergan A. Mackinnon le [16],[17].

Les années [modifier | modifier le code]

En , le magazine est acquis par Teck Publications, une filiale de Macfadden Publications (en)[18],[19]. Les moyens financiers importants de l'entreprise protègent alors le magazine des pressions financières causées par la Grande Dépression[20]. Les numéros d'Amazing Stories Quarterly (en) ont du mal à suivre le calendrier prévu mais Amazing Stories, quant à lui, ne manque aucune publication[12]. Avec la baisse des ventes, le magazine devient non rentable. En , le nombre de tirages descend à 25 000 et, en , Amazing Stories passe sur un calendrier de publication bimensuel[21],[22].

En , alors que Teck Publications souffre de problèmes financiers[21], le nombre de tirages par numéro descend à 15 000. En , Ziff Davis reprend le magazine et déplace peu après sa production à Chicago[23]. Le numéro d'avril de la même année est publié par Ziff Davis mais est édité pour la dernière fois par Sloane. Bernard Davis, qui s'occupe du département éditorial de Ziff Davis, a la volonté d'engager Roger Sherman Hoar (en) en tant qu'éditeur. Hoar refuse l'offre d'emploi mais recommande Raymond A. Palmer (en), un amateur de science-fiction actif dans la région. Palmer est engagé en février et prend la relève du travail éditorial avec le numéro de [21]. En , Ziff Davis ajoute Fantastic Adventures (en) à sa collection, un magazine plutôt orienté vers la fantaisie également sous la conduite de Palmer[24]. Palmer parvient rapidement à remettre Amazing sur les rails. En , le magazine a suffisamment augmenté son nombre de tirages et repasse à un calendrier de publication mensuel[12].

Les années [modifier | modifier le code]

Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
1940 14/1 14/2 14/3 14/4 14/5 14/6 14/7 14/8 14/9 14/10 14/11 14/12
1941 15/1 15/2 15/3 15/4 15/5 15/6 15/7 15/8 15/9 15/10 15/11 15/12
1942 16/1 16/2 16/3 16/4 16/5 16/6 16/7 16/8 16/9 16/10 16/11 16/12
1943 17/1 17/2 17/3 17/4 17/5 17/6 17/7 17/8 17/9 17/10
1944 18/1 18/2 18/3 18/4 18/5
1945 19/1 19/2 19/3 19/4
1946 20/1 20/2 20/3 20/4 20/5 20/6 20/7 20/8 20/9
1947 21/1 21/2 21/3 21/4 21/5 21/6 21/7 21/8 21/9 21/10 21/11 21/12
1948 22/1 22/2 22/3 22/4 22/5 22/6 22/7 22/8 22/9 22/10 22/11 22/12
1949 23/1 23/2 23/3 23/4 23/5 23/6 23/7 23/8 23/9 23/10 23/11 23/12
Les numéros d'Amazing Stories de à avec le numéro de volume et de publication.
  •      Palmer

En , Richard Shaver (en), un lecteur d'Amazing Stories, commence à correspondre régulièrement avec Palmer qui lui demande d'écrire des histoires pour le magazine. Shaver écrit ainsi une histoire du nom de « I remember Lemuria » qui sera publiée dans le numéro de et introduite par Palmer comme un mélange de fiction et de vérité. Cette histoire, qui parle d'une civilisation préhistorique, augmente considérablement les ventes du magazine. Palmer décide par conséquent de publier une histoire de Shaver dans chaque numéro et publie même un numéro spécial en consacré uniquement aux « mystères de Shaver », tels qu'ils étaient appelés[25]. Cette soudaine fidélité aux histoires de Shaver tourne le magazine au ridicule. William S. Baring-Gould (en) écrit un article satirique dans le numéro de du Harper's Magazine pour inciter Ziff Davis à astreindre Palmer à publier moins d'histoires de Shaver dans ses numéros. Palmer s'y conforme mais son intérêt pour ce genre d'histoires était devenu important et il entreprend gentiment de quitter Ziff Davis. En , il crée Clark Publications et lance le magazine Fate l'année d'après. Finalement, en , il démissionne de Ziff Davis afin d'éditer Fate ainsi que d'autres magazines[26].

Howard Browne, qui était en congé payé afin d'écrire de la fiction pour Ziff Davis, reprend le travail éditorial. Il commence tout d'abord par jeter 300 000 mots de travaux en cours que Palmer avait acquis avant son départ[26]. Browne a l'ambition de monter en gamme avec Amazing Stories. Le fait que Street & Smith, un éditeur depuis longuement établi et parmi les plus respectés, se soit retiré totalement du marché des pulps lors de l'été encourage Browne dans ses plans. Les pulps tendent à disparaître au profit des livres de poche à cette époque, d'où la volonté de Street & Smith de se concentrer sur leurs magazines au format slick (en). Quelques pulps continuent de publier sous ce format mais Browne parvient à persuader Ziff Davis que le futur se trouve dans le format slick. Browne voit alors son budget passer d'un centime à cinq centimes par mot afin qu'il puisse se fournir chez les meilleurs auteurs. Il parvient d'ailleurs à obtenir des promesses d'histoires inédites de la part des notables Isaac Asimov et Theodore Sturgeon. Browne produit un numéro factice[27] en et planifie le lancement du nouveau format d'Amazing Stories pour à l'occasion du 25e anniversaire du magazine. Malheureusement, l'impact économique de la guerre de Corée qui éclate en conduit à des coupes budgétaires. Ainsi, le changement de format est annulé et Ziff Davis ne reprendra jamais l'idée par la suite[28].

Les années [modifier | modifier le code]

Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
1950 24/1 24/2 24/3 24/4 24/5 24/6 24/7 24/8 24/9 24/10 24/11 24/12
1951 25/1 25/2 25/3 25/4 25/5 25/6 25/7 25/8 25/9 25/10 25/11 25/12
1952 26/1 26/2 26/3 26/4 26/5 26/6 26/7 26/8 26/9 26/10 26/11 26/12
1953 27/1 27/2 27/3 27/4 27/5 27/6 27/7 27/8
1954 27/8 28/1 28/2 28/3 28/4 28/5
1955 29/1 29/2 29/3 29/4 29/5 29/6 29/7
1956 30/1 30/2 30/3 30/4 30/5 30/6 30/7 30/8 30/9 30/10 30/11 30/12
1957 31/1 31/2 31/3 31/4 31/5 31/6 31/7 31/8 31/9 31/10 31/11 31/12
1958 32/1 32/2 32/3 32/4 32/5 32/6 32/7 32/8 32/9 32/10 32/11 32/12
1959 33/1 33/2 33/3 33/4 33/5 33/6 33/7 33/8 33/9 33/10 33/11 33/12
Les numéros d'Amazing Stories de à avec le numéro de volume et de publication.
  •      Browne
  •      Fairman
  •      Goldsmith

L'intérêt de Browne en Amazing Stories s'estompe avec l'abandon du projet de passage au format slick. Il reste néanmoins impliqué dans un autre magazine de Ziff Davis, Fantastic Adventures (en), et laisse alors la charge de travail éditorial d'Amazing Stories à William Hamling (en) et Lila Shaffer. En , alors que les bureaux de Ziff Davis déménagent de Chicago à New-York, Hamling reste à Chicago et Browne, quant à lui, reprend son poste d'éditeur pour le magazine[29].

En , Browne convainc Ziff Davis d'essayer de publier un magazine de fantaisie en petit format avec un papier de haute qualité du nom de Fantastic (en). Le premier numéro de ce nouveau magazine sort en été de cette même année et est un tel succès que cela persuade Ziff Davis de passer au petit format avec Amazing Stories dès tout en passant à un calendrier de publication bimestriel. Le nombre de lecteur diminue cependant et les réductions budgétaires subséquentes baissent la qualité des histoires autant dans Amazing Stories que dans Fantastic. Ziff Davis décide par conséquent d'intégrer des histoires de science-fiction dans Fantastic pour augmenter les ventes mais Browne perd alors son intérêt pour ce nouveau magazine[30].

Paul W. Fairman remplace Browne dès pour le travail éditorial[31],[32]. Bernard Davis décide de lancer une suite de romans en parallèle du magazine du nom d'Amazing Stories Science Fiction Novels. En effet, quelques lecteurs du magazine avaient montré leur intérêt pour les romans de science-fiction mais le magazine en lui-même n'avait pas de place pour en intégrer. Une seule édition d'Amazing Stories Science Fiction Novels est parue avec comme roman 20 Million Miles to Earth d'Henry Slesar. Par la suite, dès le numéro de , Ziff Davis va allonger le magazine de 16 pages afin de pouvoir intégrer des romans dans le magazine[31].

Fairman quitte Ziff Davis et Cele Goldsmith (en) le remplace fin . Jusque-là, Goldsmith assistait Fairman dans le travail éditorial qui était devenu conséquent avec l'addition en des deux nouveaux magazines Dream World et Pen Pals. Ziff Davis craint que Goldsmith ne soit pas à la hauteur du travail et donc engage Norman Lobsenz pour qu'il travaille avec elle. Goldsmith se débrouille assez bien et le travail de Lobsenz devient anecdotique[33].

Les années [modifier | modifier le code]

Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
1960 34/1 34/2 34/3 34/4 34/5 34/6 34/7 34/8 34/9 34/10 34/11 34/12
1961 35/1 35/2 35/3 35/4 35/5 35/6 35/7 35/8 35/9 35/10 35/11 35/12
1962 36/1 36/2 36/3 36/4 36/5 36/6 36/7 36/8 36/9 36/10 36/11 36/12
1963 37/1 37/2 37/3 37/4 37/5 37/6 37/7 37/8 37/9 37/10 37/11 37/12
1964 38/1 38/2 38/3 38/4 38/5 38/6 38/7 38/8 38/9 38/10 38/11 38/12
1965 39/1 39/2 39/3 39/4 39/5 39/6 40/1 40/2 40/3
1966 40/4 40/5 40/6 40/7 40/8 40/9
1967 40/10 41/1 41/2 41/3 41/4 41/5
1968 41/6 42/1 42/2 42/3 42/4
1969 42/5 42/6 43/1 43/2 43/3 43/4
Les numéros d'Amazing Stories de à avec le numéro de volume et de publication.
  •      Goldsmith
  •      Wrzos
  •      Harrison
  •      Malzberg
  •      White

Goldsmith est appréciée par les auteurs de science-fiction pour les nouveautés qu'elle a amenées et pour l'impact qu'elle a eu sur la carrière d'écrivains tels qu'Ursula K. Le Guin ou Roger Zelazny[33], mais le nombre d'impressions ne s'en tient pas mieux pour autant. En , Ziff Davis imprime 27 000 magazines par numéro de Fantastic et à peine plus pour Amazing Stories. Au mois de mars de la même année, les deux magazines sont vendus à Ultimate Publishing Company, une entreprise éditoriale avec à sa tête Sol Cohen (en) et Arthur Bernhard[34],[35]. Goldsmith décide de rester chez Ziff Davis et Cohen engage Joseph Wrzos pour reprendre le travail éditorial d'Amazing Stories et Fantastic avec les numéros d'août et de respectivement qui passent par la même occasion a un calendrier de publication bimestriel[36],[37]. Wrzos signe l'ours avec Joseph Ross pour éviter que l'on estropie son nom[35].

Par l'acquisition du magazine, Cohen avait également acquis les droits de reproduction sur toutes les histoires déjà parues. Wrzos parvient à convaincre Cohen de tout de même intégrer une histoire inédite dans chaque numéro du magazine. En parallèle, Cohen publie Great Science Fiction et Science Fiction Classics qui ne sont constitués que de rééditions. Cohen ne paie pas les auteurs qu'il publie dans ces magazines et il se trouve rapidement attaqué par l'organisation Science Fiction Writers of America (SFWA) qui regroupe les auteurs de science-fiction depuis . L'organisation SFWA lance un boycott envers les magazines publiés par Ultimate Publishing Company jusqu'à ce que Cohen cède à la pression. Il paie dès lors aux auteurs un forfait pour chaque histoire publiée mais dès , il décide de payer les auteurs selon la longueur de leur histoire[38]. Harry Harrison joue le rôle d'intermédiaire entre l'organisation SFWA et Cohen tout au long des négociations. Quand Wrzos part en , Cohen lui propose de le remplacer dans le travail éditorial des magazines que Wrzos supervisait. Jusque-là, Harrison s'occupait de l'édition de Science Fantasy mais ce dernier était récemment arrivé en fin de production. Harrison accepte donc l'offre de Cohen après avoir obtenu la garantie qu'il n'aurait plus à rééditer des histoires d'ici la fin de l'année. Il reprend ainsi l'édition du magazine en [38].

Cohen ne semble en réalité pas vouloir abandonner la réédition d'histoires ce qui entraîne la démission d'Harrison en . Il suggère lors de son départ que Barry N. Malzberg prenne sa place. Cohen connaissait déjà Malzberg pour son travail à la Scott Meredith Literary Agency et suppose qu'il sera plus susceptible qu'Harrison à rééditer sans remettre en question ses décisions. Malzberg reprend le travail éditoriale en mais entre immédiatement en conflit avec Cohen au sujet des rééditions. En , Malzberg menace de démissionner à cause d'un désaccord quant à une illustration pour la page de couverture qu'il avait commandée. Cohen contacte le président de l'organisation SFWA Robert Silverberg et lui rapporte à tort que Malzberg a effectivement démissionné. Silverberg lui propose d'engager Ted White (en) en remplacement. Cohen obtient l'accord de White qui prend le contrôle du travail éditorial à partir de et, par la même occasion, licencie Malzberg[38].

Les années [modifier | modifier le code]

Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
1970 43/5 43/6 44/1 44/2 44/3 44/4
1971 44/5 44/6 45/1 45/2 45/3 45/4
1972 45/5 45/6 46/1 46/2 46/3 46/4
1973 46/5 46/6 47/1 47/2 47/3 47/4
1974 47/5 47/6 48/1 48/2 48/3 48/4
1975 48/5 48/6 49/1 49/2 49/3
1976 49/4 49/5 50/1 50/2 50/3
1977 50/4 50/5 51/1
1978 51/2 51/3 51/4 52/1
1979 52/2 52/3 52/4 27/5
Les numéros d'Amazing Stories de à avec le numéro de volume et de publication.
  •      White
  •      Mavor

Lorsque White reprend l'édition du magazine, Amazing Stories est imprimé en 38 500 exemplaires parmi lesquels uniquement 4 % sont destinés à des lecteurs abonnés. Le nombre d'abonnements est critique en comparaison avec Analog Science Fiction and Fact qui, à la même époque, effectue 35 % de ses ventes au travers de ses fidèles lecteurs. La femme de Cohen est la personne chargée de distribuer les magazines aux abonnés par envoi postal. En réalité, Cohen n'a jamais essayé d'augmenter le nombre d'abonnements car cela n'aurait qu'augmenter le fardeau de sa femme[39]. White, quant à lui, s'acharne avec un succès limité à augmenter le nombre d'impressions malgré le défaut de soutien de la part de Cohen. La première modification qu'il effectue à cette fin est de réduire la police d'écriture afin d'augmenter la quantité de contenu présente dans le magazine. En conséquences de ce changement, il doit augmenter le prix d'Amazing Stories et de Fantastic à 0,60 $ ce qui cause une baisse des ventes de 10 % entre et [40],[41].

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant les années suivantes, Amazing Stories connaît plusieurs problèmes. En 2000, sa publication est arrêtée, puis relancée en 2004 par Paizo Publishing. Cependant, en décembre 2004, la compagnie annonce que la publication est suspendue indéfiniment à partir d'avril 2005.

Pendant les premières années de publication, un hors-série du nom d'Amazing Stories Quarterly (en) a aussi existé. En outre, un magazine de science-fiction britannique quasi-homonyme, Amazing Science Stories, n'a quant à lui aucun lien avec Amazing Stories.

Steven Spielberg a produit une série télévisée de 1985 à 1987, qui portait le même nom, en français Histoires fantastiques, en mémoire de son père qui lisait ce magazine.

Contenu et accueil[modifier | modifier le code]

Hugo Gernsback (1926-1929)[modifier | modifier le code]

Dans l'éditorial du premier numéro d'Amazing Stories, Hugo Gernsback insiste sur la valeur éducative de la science-fiction en plus de son caractère distrayant[42]. Son opinion diffère fortement de celle du grand public, qui considère le contenu des pulps comme dénué de valeur[43]. Ce même numéro 1 ne comprend aucun texte inédit ; on y trouve notamment les nouvelles Le Nouvel Accélérateur de H. G. Wells et La Vérité sur le cas de M. Valdemar d'Edgar Allan Poe, ainsi que la première partie du roman Hector Servadac de Jules Verne. Deux autres nouvelles sont reprises de Science and Invention, le précédent magazine de Gernsback : The Man from the Atom de G. Peyton Wertenbaker et The Thing from—'Outside' de George Allan England (en). Le sommaire est complété par The Man Who Saved the Earth d'Austin Hall, déjà parue dans All-Story Weekly[44].

La couverture du numéro d'août 1928.

Le courrier des lecteurs fait rapidement son apparition dans les pages d'Amazing Stories. Gernsback publie les adresses complètes des lecteurs qui écrivent au journal, ce qui leur permet ensuite de correspondre directement entre eux : c'est une nouveauté à une époque où les lecteurs de science-fiction sont rares et isolés. D'autres magazines font de même, donnant naissance au fandom de la science-fiction[11]. Pour Lester del Rey, l'apparition de ce courrier des lecteurs « constitue peut-être l'un des événements les plus importants de l'histoire de la science-fiction[45] ».

Amazing Stories contient peu d'histoire inédites durant sa première année d'existence, en grande partie parce que Gernsback a la réputation d'être lent à payer ses auteurs. C'est pourquoi des écrivains comme H. P. Lovecraft, H. G. Wells ou Murray Leinster évitent de lui proposer leurs histoires. Par conséquent, le magazine doit se tourner vers des auteurs moins réputés et des jeunes talents, dont les textes sont de qualité variable[46]. Frederik Pohl les décrit ultérieurement comme « le type d'histoires que Gernsback lui-même écrivait, des sortes de catalogues de gadgets animés[47] ». Gernsback découvre rapidement que son lectorat s'intéresse davantage aux récits d'aventures qu'aux inventions scientifiques, comme le prouve le succès de la publication du Gouffre de la Lune d'Abraham Merritt[46].

À la fin des années 1920, Amazing Stories compte parmi ses auteurs réguliers des écrivains populaires mais quelque peu oubliés depuis, comme David H. Keller et Stanton Coblentz, et d'autres dont la popularité s'est maintenue, comme Edward E. Smith et Jack Williamson. Le numéro d'août 1928 voit le début de la publication de La Curée des astres (The Skylark of Space), un roman de space opera de Smith. C'est un tel succès que T. O'Conor Sloane lui réclame immédiatement une suite[48]. Ce même numéro voit également la première apparition du personnage de Buck Rogers dans la nouvelle Armageddon – 2419 AD de Philip Francis Nowlan[49].

De Sloane à Fairman (1929-1958)[modifier | modifier le code]

Le départ de Gernsback, en 1929, permet à T. O'Conor Sloane d'obtenir un contrôle total sur le contenu du magazine[50]. Il a la réputation d'être lent à répondre aux auteurs qui lui envoient des manuscrits. Le lancement d'un magazine concurrent, Astounding Stories of Super-Science, en janvier 1930, détourne plusieurs auteurs d'Amazing Stories, car Astounding Stories propose une meilleure rémunération et des réponses plus rapides[51]. Ainsi, les histoires de qualité sont rares sous Sloane[52]. On peut néanmoins citer The Lost Machine, l'une des premières nouvelles de John Wyndham, publiée dans le numéro d'avril 1932 sous le vrai nom de son auteur, John Beynon Harris. John W. Campbell et Howard Fast comptent parmi les auteurs ayant vendu leur première nouvelle à Sloane : When the Atoms Failed pour le premier (janvier 1930), Wrath of the Purple pour le second (octobre 1932)[53],[54].

Raymond Palmer, qui prend en charge le magazine après son déménagement à Chicago, s'intéresse moins au potentiel éducatif de la science-fiction que Sloane. Il souhaite que Amazing Stories propose des histoires distrayantes, offrant du dépaysement, sans se préoccuper de leur exactitude scientifique, ce qu'il résume en demandant à un de ses auteurs : « donnez-moi du boum boum » (« Gimme Bang Bang »). Il se débarrasse de presque tous les textes accumulés par Sloane au profit de nouvelles achetées à des écrivains de la région de Chicago qu'il connaît grâce à ses relations dans le fandom de la science-fiction[55],[56]. Il introduit de nouvelles rubriques dans le magazine : un courrier des lecteurs, un coin des collectionneurs et une colonne « À la rencontre des auteurs » (Meet the Authors). La quatrième de couverture illustrée, une expérience de Palmer, rencontre un franc succès[55],[57]. En mars 1939, Amazing Stories publie la première nouvelle d'Isaac AsimovAu large de Vesta[58].

La couverture du numéro de juin 1947, entièrement consacré au « mystère Shaver ».

Les années 1940 voient plusieurs auteurs devenir des contributeurs réguliers du magazine. David Wright O'Brien (en) et William P. McGivern produisent une grande quantité de textes pour Ziff-Davis, souvent sous des pseudonymes comme « Alexander Blade », de même que John Russell Fearn, qui publie sous les pseudonymes « Thornton Ayre » et « Polton Cross »[59]. Palmer encourage également le retour de vétérans des pulps comme Ed Earl Repp (en) et Eando Binder, malgré les réticences d'une partie du lectorat qui, tout en favorisant les histoires d'action et d'aventures, peine à supporter les écrits d'auteurs comme Harry Bates (en)[60].

La première histoire de Richard S. Shaver (en), I Remember Lemuria, paraît dans le numéro de mars 1946. Shaver affirme que toutes les catastrophes que connaît le monde sont dues à une race ancestrale vivant dans des cités souterraines. Dans le contexte de la fin de la Seconde Guerre mondiale, cette théorie séduit le lectorat d'Amazing Stories. Elle suscite un courrier des lecteurs massif (plus de 2 500 lettres au lieu des 40 à 50 habituelles), ce qui incite Palmer à publier une histoire de Shaver par numéro, allant jusqu'à consacrer la totalité du numéro de juin 1947 au « mystère Shaver »[61]. À la demande de Ziff, les histoires de Shaver cessent d'apparaître régulièrement dans le magazine à partir de mars 1948. Palmer quitte Amazing Stories l'année suivante et son successeur, Howard Browne, « est bien décidé à ne plus laisser les fous en charge de l'asile », selon l'expression de Mike Ashley[62].

La couverture du numéro d'avril-mai 1953, le premier au format digest, avec un nouveau bandeau.

Dans le cadre de son projet d'une nouvelle version d'Amazing Stories, Browne achète des nouvelles de qualité supérieure, qui paraissent tout de même dans le magazine malgré l'abandon du format slick, comme Operation RSVP de H. Beam Piper et Satisfaction garantie d'Isaac Asimov. Ce changement de politique éditoriale ne passe pas inaperçu dans le cercle des auteurs de science-fiction, ce qui permet à Browne de recevoir des textes de bien meilleure qualité que Palmer. Les réguliers du magazine, comme Rog Phillips (en) et Chester S. Geier, sont remplacés par des écrivains comme Fritz Leiber, Fredric Brown ou Clifford D. Simak. Browne découvre également des nouveaux talents dont la carrière décolle par la suite : Walter M. Miller, Mack Reynolds, John Jakes, Milton Lesser et Charles Beaumont publient tous leurs premières nouvelles dans Amazing Stories entre 1950 et 1951[63]. Néanmoins, Browne publie également des histoires plus sensationnalistes, dignes de l'époque Palmer, comme Master of the Universe, une pseudo-histoire de futur de 1975 à 2575 éditée en plusieurs épisodes en 1952[7].

Le passage au format digest en 1953 s'accompagne d'un nouvel effort pour des textes de meilleure qualité. Le premier numéro, daté d'avril-mai 1953, inclut ainsi des nouvelles de Ray Bradbury, Robert A. Heinlein, Richard Matheson, Theodore Sturgeon et Murray Leinster. Le niveau se maintient tout au long de l'année avec des textes comme Encounter in the Dawn d'Arthur C. Clarke et Or Else de Henry Kuttner, mais les coupures budgétaires empêchent Browne de poursuivre dans cette direction[44]. Comme dans les années 1940, le magazine bénéficie d'une écurie d'auteurs réguliers, mais ces derniers, parmi lesquels on trouve Harlan Ellison, Robert Silverberg et Randall Garrett, sont significativement plus talentueux ; d'ailleurs, ils ne publient pas que dans les magazines Ziff-Davis. La situation reste la même après le départ de Browne, en 1956, et durant la brève période que passe Paul Fairman à la tête du magazine[33].

Cele Goldsmith (1958-1965)[modifier | modifier le code]

Le design des couvertures change à partir du numéro d'octobre 1960.

Dès ses premiers mois à la tête d'Amazing Stories, Cele Goldsmith (en) a l'occasion de mettre en valeur deux écrivains célèbres : E. E. Smith et Isaac Asimov. Le numéro de mars 1959 voit le début de la prépublication de The Galaxy Primes, de Smith, ainsi qu'une réédition spéciale de la toute première nouvelle d'Asimov, Au large de Vesta, à l'occasion du vingtième anniversaire de sa parution dans le magazine. Goldsmith n'a jamais vraiment travaillé dans le domaine de la science-fiction et publie les histoires qui lui plaisent le plus, sans idées préconçues sur ce que doit ou ne doit pas être le genre. Elle donne ainsi sa chance à Ursula K. Le Guin, Roger Zelazny, Piers Anthony et Thomas M. Disch, autant d'écrivains publiés pour la première fois dans les pages d'Amazing et qui ont souligné par la suite l'influence de Goldsmith sur leurs carrières à leurs débuts. Le roman court de Zelazny Le Façonneur, édité en deux parties dans les numéros de janvier et février 1965, reçoit le prix Nebula du meilleur roman court la même année[64]. L'ouverture d'esprit de Goldsmith permet également à des auteurs ne pouvant placer leurs nouvelles dans aucun autre magazine d'être publiés dans Amazing ou Fantastic, à l'image de Philip K. Dick ou David R. Bunch[33].

Après une période où les couvertures d'Amazing Stories sont principalement le fait d'Ed Valigursky, le début des années 1960 voit l'arrivée d'une palette d'illustrateurs plus variée, parmi lesquels Alex Schomburg, Leo Summers et Ed Emshwiller. Frank Paul, responsable de toutes les couvertures du magazine durant ses toutes premières années, réalise une couverture spéciale pour le numéro d'avril 1961, qui célèbre le 35e anniversaire de son lancement. Il s'agit de sa dernière couverture pour un magazine de science-fiction. Ce numéro anniversaire propose également des rééditions de nouvelles marquantes de Ray Bradbury et d'Edgar Rice Burroughs[33].

Rééditions, puis Ted White (1965-1979)[modifier | modifier le code]

Quand Sol Cohen rachète Amazing Stories et Fantastic, il décide de maximiser les bénéfices en remplissant les deux magazines d'histoires déjà parues. Il a acheté à Ziff-Davis les droits de republication de toutes les nouvelles précédemment parues dedans, ainsi que dans les titres associés tels que Fantastic Adventures. Le nouveau rédacteur en chef, Joseph Wrzos, le convainc cependant d'inclure au moins un inédit dans chaque numéro, en puisant dans les achats de l'époque Goldsmith pas encore publiés. Le lectorat réagit d'abord favorablement à cette évolution, qui lui permet d'avoir accès à des histoires appréciées mais qui n'avaient jamais été rééditées depuis leur première parution[65]. Les deux successeurs de Wrzos, Harry Harrison et Barry N. Malzberg, ne parviennent pas à convaincre Cohen de publier davantage de nouveautés[66].

Quand Ted White (en) devient rédacteur en chef, en 1969, il pose pour condition le retour à un contenu entièrement inédit. Des rééditions continuent à remplir les pages d'Amazing Stories et Fantastic pendant encore plusieurs mois jusqu'au numéro de mai 1972, qui ne contient que de nouvelles histoires. White réintroduit également plusieurs rubriques qui avaient disparu, comme le courrier des lecteurs et The Clubhouse, une colonne destinée aux fans avec des actualités et des critiques de fanzines. Le magazine continue à proposer des articles scientifiques de Gregory Benford et David Book. La mise en page est entièrement refondue pour rendre le magazine « bien plus moderne et élégant[67] ».

White est ouvert à tous types de récits : il accepte aussi bien les nouvelles traditionnelles que celles, plus expérimentales, influencées par le courant new wave britannique ou la vague psychédélique des années 1960. En 1971, il publie ainsi L'Autre Côté du rêve, un roman d'Ursula K. Le Guin sur un homme dont les rêves peuvent modifier la réalité, qui influence notamment James Tiptree Jr.[68]. Ce positionnement s'explique en partie par la faible rémunération des auteurs : alors que la concurrence paie entre 3 et 5 cents le mot, White ne peut offrir que 1 cent le mot à ses auteurs, ce qui nuit à ses efforts pour attirer de nouveaux noms. Il se concentre donc sur ceux qui n'arrivent pas à être publiés ailleurs, ou ceux qui hésitent à se lancer dans une carrière offrant peu de sécurité, comme Gordon Eklund[69]. L'ouverture d'esprit de son rédacteur en chef fait qu'Amazing Stories accueille davantage de récits comprenant des passages sexuels que la concurrence, ce qui n'est pas sans choquer une partie de son lectorat. C'est néanmoins sous Ted White que le magazine s'éloigne le plus de sa réputation de pulp publiant de la science-fiction convenue ; il est le plus exigeant de ses rédacteurs en chef, à l'exception de Cele Goldsmith[70].

Éditeurs[modifier | modifier le code]

Nom Début Fin Remarques
Hugo Gernsback avril 1926 avril 1929 L'édition des textes de fiction est assurée par T. O'Conor Sloane.
Arthur Lynch mai 1929 octobre 1929 L'édition des textes de fiction est assurée par T. O'Conor Sloane.
T. O'Conor Sloane novembre 1929 mai 1938
Raymond A. Palmer (en) juin 1938 décembre 1949
Howard Browne janvier 1950 août 1956 Il cesse d'éditer le magazine dès mai ou juin 1956.
Paul W. Fairman septembre 1956 novembre 1958
Cele Goldsmith Lalli (en) décembre 1958 juin 1965 Norman Lobsenz joue brièvement un rôle de consultant.
Joseph Ross août 1965 octobre 1967
Harry Harrison décembre 1967 septembre 1968
Barry N. Malzberg novembre 1968 janvier 1969
Ted White (en) mars 1969 février 1979
Elinor Mavor (en) mai 1979 septembre 1982 Sous le pseudonyme d'Omar Gohagen jusqu'en août 1981.
George H. Scithers (en) novembre 1982 juillet 1986
Patrick Lucien Price (en) septembre 1986 mars 1991
Kim Mohan (en) mai 1991 été 2000
Dave Gross (en) septembre 2004 décembre 2004
Jeff Berkwits (en) janvier 2005 mars 2005
Steve Davidson juillet 2012

Auteurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ashley 2000, p. 7.
  2. Ashley 2000, p. 21-25.
  3. Clute et Nicholls 1993, p. 979.
  4. Ashley 2005, p. 115.
  5. Ashley 2000, p. 28-29.
  6. Ashley 2000, p. 29-35.
  7. a b c et d Ashley 2000, p. 48-49.
  8. Ashley 2000, p. 48.
  9. Clute et Nicholls 1993, p. 311-314.
  10. (en) « Publication: Amazing Stories, May 1926 », sur Internet Speculative Fiction Database (consulté le 4 février 2018).
  11. a et b Ashley 2000, p. 51-54.
  12. a b et c Ashley 2000, p. 234.
  13. (en) « Bankruptcy Proceedings : Southern District », The New York Times,‎ , p. 48
  14. Del Rey 1979, p. 47.
  15. Clute et Nicholls 1993, p. 25-26.
  16. Ashley 2000, p. 63-64.
  17. (en) « To Pay 95% Of Debts In $600,000 Failure », The New York Times,‎ , p. 22
  18. Ashley 2000, p. 76.
  19. (en) « New Incorporations », The New York Times,‎ , p. 39
  20. Ashley 2000, p. 77.
  21. a b et c Ashley 2000, p. 112-116.
  22. Ashley 2000, p. 85.
  23. (en) « Advertising News and Notes », The New York Times,‎ , p. 28
  24. Ashley 2000, p. 143-144.
  25. Ashley 2000, p. 178-180.
  26. a et b Ashley 2000, p. 183-185.
  27. Un numéro factice est destiné aux publicitaires potentiels ou à des fins d'examens préalables avant de commencer les véritables publications.
  28. Ashley 2000, p. 220-225.
  29. Ashley 2005, p. 7.
  30. Ashley 2005, p. 48-51.
  31. a et b Ashley 2005, p. 173-174.
  32. Ashley 2005, p. 353.
  33. a b c d et e Ashley 2005, p. 222-226.
  34. (en) « Advertising : Death and Taxes and Insurance », The New York Times,‎ , p. 62
  35. a et b Ashley 2005, p. 263.
  36. Ashley 2005, p. 321.
  37. Ashley 2005, p. 325.
  38. a b et c Ashley 2005, p. 263-267.
  39. Ashley 2007, p. 72.
  40. Ashley 2007, p. 74.
  41. Ashley 2007, p. 480.
  42. Ashley 2000, p. 50.
  43. Carter 1977, p. 3.
  44. a et b Ashley 2000, p. 50-51.
  45. Del Rey 1979, p. 45.
  46. a et b Ashley 2000, p. 54-56.
  47. (en) Frederik Pohl, « The Day After Tomorrow », Galaxy Science Fiction,‎ , p. 4-7.
  48. Moskowitz 1966, p. 15.
  49. Ashley 2000, p. 61-62.
  50. Ashley 2000, p. 64.
  51. Ashley 2000, p. 69.
  52. Del Rey 1979, p. 62.
  53. Ashley 2000, p. 113.
  54. Ashley et Lowndes 2004, p. 156.
  55. a et b Del Rey 1979, p. 114-115.
  56. Ashley 2000, p. 112, 116-117.
  57. Ashley 2000, p. 118-119.
  58. Clute et Nicholls 1993, p. 56.
  59. Del Rey 1979, p. 116.
  60. Ashley 2000, p. 176-177.
  61. Ashley 2000, p. 179-180.
  62. Ashley 2000, p. 184-185.
  63. Ashley 2000, p. 225.
  64. Ashley 2005, p. 224-225.
  65. Ashley 2005, p. 263-264.
  66. Ashley 2005, p. 266-267.
  67. Ashley 2007, p. 70-74.
  68. Ashley 2007, p. 74-76.
  69. Ashley 2007, p. 78-79.
  70. Gunn 1988, p. 16, 503.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mike Ashley, The Time Machines : The Story of the Science-Fiction Pulp Magazines from the beginning to 1950, vol. 1, Liverpool, Liverpool University Press, , 312 p. (ISBN 0853238650).
  • (en) Mike Ashley, Transformations : The Story of the Science-fiction Magazines from 1950 to 1970, vol. 2, Liverpool, Liverpool University Press, , 410 p. (ISBN 0853237794).
  • (en) Mike Ashley, Gateways to Forever : The Story of the Science-Fiction Magazines from 1970 to 1980, vol. 3, Liverpool, Liverpool University Press, , 410 p. (ISBN 978-1-84631-003-4).
  • (en) Mike Ashley et Robert A. W. Lowndes, The Gernsback Days : A Study of the Evolution of Modern Science Fiction From 1911 to 1936, Holicong, Wildside Press, (ISBN 0-8095-1055-3).
  • (en) Paul A. Carter, The Creation of Tomorrow : Fifty Years of Magazine Science Fiction, New York, Columbia University Press, , 318 p. (ISBN 0231042108).
  • (en) John Clute et Peter Nicholls, The Encyclopedia of Science Fiction, New York, St. Martin's Press, , 1370 p. (ISBN 0312096186).
  • (en) Lester Del Rey, The World of Science Fiction : 1926-1976: The History of a Subculture, New York, Ballantine Books, , 416 p. (ISBN 034525452X).
  • (en) James Gunn, The New Encyclopedia of Science Fiction, New York, Viking, (ISBN 0-670-81041-X).
  • (en) Sam Moskowitz, Seekers of Tomorrow, World Publishing, (ISBN 0883551292).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]