Barrage de l'Aigle

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Barrage de l'Aigle
Image illustrative de l'article Barrage de l'Aigle
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Régions Nouvelle-Aquitaine,
Auvergne-Rhône-Alpes
Départements Corrèze, Cantal
Communes Soursac, Chalvignac
Coordonnées 45° 14′ 37″ nord, 2° 13′ 29″ est
Cours d'eau Dordogne
Objectifs et impacts
Vocation hydroélectrique
Propriétaire État français
Date du début des travaux 1941
Date de mise en service 1946
Barrage
Type Poids-voûte
Hauteur du barrage
(lit de rivière)
84 m
Hauteur du barrage
(fondation barrage)
92 m
Longueur du barrage 289 m
Épaisseur du barrage
(au sommet)
5,50 m
Épaisseur du barrage
(à la base)
47,50 m
Réservoir
Volume du réservoir 220 millions de m3
Surface du réservoir 750 ha
Longueur du réservoir 25 km
Centrale hydroélectrique
Nombre de turbines 5
Puissance installée 4 à 54 MW et 1 à 133 = 349 MW

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Barrage de l'Aigle

Géolocalisation sur la carte : Limousin

(Voir situation sur carte : Limousin)
Barrage de l'Aigle

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

(Voir situation sur carte : Corrèze)
Barrage de l'Aigle

Le barrage de l’Aigle, dit « le barrage de la Résistance », fut construit pendant la Seconde Guerre mondiale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le barrage de l'Aigle est situé en France, en partie (rive droite) sur la commune de Soursac en Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine et l'autre partie (rive gauche) sur la commune de Chalvignac dans le Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative posée au barrage de l'Aigle en septembre 1985.

Le concepteur de cet ouvrage est André Coyne, associé à un prisonnier évadé, André Decelle, lui-même ingénieur aux Ponts et chaussées et qui devint directeur général d’EDF. Deux autres personnes ont dirigé la construction du barrage : les architectes Brochet et Chabbert. Les travaux ont été retardés pour ne pas céder l’ouvrage à l’ennemi (il devait être terminé en 1942).

L’Aigle (nom qu’on lui a donné d’après une légende qui disait que des aigles nichaient sur le rocher surplombant le barrage), a été inauguré le . Le groupe 4 a été mis en service ce jour même, puis le groupe 3 en 1947, ensuite le groupe 2 en 1950 et le groupe 1 en 1956. L’Aigle a été suréquipé d’un groupe déporté à 100 m en aval du barrage, appelé groupe 6, mis en service en 1982.

Le barrage[modifier | modifier le code]

L'aval du barrage.

La retenue reçoit les eaux de la Dordogne, complétées en rive droite par celles de la Triouzoune et en rive gauche par celles de la Sumène et du Labiou.

Le barrage est une belle réussite architecturale. Il est de type poids-voûte, surmonté d’une route et son parement amont forme un cylindre vertical de 150 mètres de rayon. Les deux évacuateurs de crue équipés chacun de deux pertuis débouchent dans deux déversoirs qui, grâce à leur profil en saut de ski, permettent de projeter l’eau à plus de 50 mètres du bâtiment et permettent l'écoulement de 4 000 m3 d'eau par seconde. Le tronçon terminal de forme hélicoïdale bascule la lame d’eau dans un plan presque vertical, ce qui permet une large dispersion du flot et donne aux lâchages un aspect très spectaculaire (capacité maximale d’évacuation : 3 800 m3/s).

La retenue, d’une capacité totale de 220 millions de m3, a une superficie de 750 hectares[1] et 25 kilomètres de longueur. La hauteur de chute maximale est de 80 mètres.

L’usine ne forme qu’un seul bloc avec le barrage et les déversoirs qui la coiffent. De forme semi-circulaire, elle abrite quatre groupes principaux disposés en arc de cercle équipés de turbines Francis à axe vertical d’une puissance nominale de 54 MW chacune. En 1982, l’aménagement a été équipé d’un cinquième groupe principal numéroté G.6 (le groupe auxiliaire étant numéroté 5), il est également équipé d’une turbine Francis. Sa puissance nominale est de 133 MW. L’usine contenant le groupe 6 est située en rive droite, dans le département de la Corrèze à environ 100 mètres en aval du barrage.

Le barrage de l’Aigle fonctionne avec 5 groupes de production qui totalisent une puissance cumulée de 360 MW. C’est l’aménagement EDF le plus puissant du bassin de la Dordogne depuis 1982[2]. D’après le directeur de la production hydraulique de Dordogne, Georges Chauvy, un programme de maintenance a été mené de 2006 à 2012 pour 160 millions d’euros[3].

Capacité en millions de m3 : 220 ; hauteur du barrage : 95 m ; longueur en crête : 290 m[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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