Langouet

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Langouet
Langouet
Église Saint-Armel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Melesse
Intercommunalité Communauté de communes Val d'Ille-Aubigné
Maire
Mandat
Daniel Cueff
2014-2020
Code postal 35630
Code commune 35146
Démographie
Gentilé Langouëtiens
Population
municipale
600 hab. (2016 en augmentation de 6,76 % par rapport à 2011)
Densité 86 hab./km2
Population
aire urbaine
18 579 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 02″ nord, 1° 49′ 19″ ouest
Altitude Min. 71 m
Max. 121 m
Superficie 6,99 km2
Localisation

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Liens
Site web www.langouet.fr

Langouet[1], localement orthographiée Langouët[2], est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Ses habitants sont les Langouëtiens et les Langouëtiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Langouët est située à 20 kilomètres au nord de Rennes.

Carte de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Langouët
La Chapelle-Chaussée Saint-Gondran Saint-Symphorien
Langouët Vignoc
Langan Gévezé

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 71 et 121 mètres. La superficie est de 699 hectares[3].

Langouet se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Habitat[modifier | modifier le code]

« La prairie Madame »[modifier | modifier le code]

La première réalisation communale a été la réalisation de maisons basse consommation en bois. Le projet a démarré en 2005[5].

La commune était propriétaire du terrain, à côté du bourg. Elle a réalisé le lotissement en régie, pour optimiser les coûts et garantir la qualité architecturale et paysagère du projet. Le lotissement communal La Prairie Madame a été réservé aux primo-accédants avec des revenus bas et moyens.

Pour ce projet, parpaings et PVC étaient interdits. L’architecte chargé du suivi du projet a proposé deux types de maisons, bois ou bois et monomur, avec poêle à granulés et énergie solaire. Les toitures devaient être en ardoise, et en acier gris pour les garages. Les eaux de toitures sont récupérées et réutilisées.

Les terrains font en moyenne 350 m². Il y a un ensemble de 6 maisons et 6 garages groupés, et un de 3 maisons et 3 garages groupés. Certaines maisons sont accolées, d’autre sont isolées. Toutes bénéficient de principes bioclimatiques.

Un aménagement paysager des jardins a été fait. Les clôtures sont en piquets de châtaignier et fil à mouton, ou en tressage de saule, les portillons métalliques. Une liaison douce traverse le projet. Les plantations sont d’essences locales, un verger a été planté, des noues accompagnent la voirie, étroite. On retrouve la couleur du bois au niveau des candélabres. Une passerelle permet d’accéder à une zone humide, voisine du projet[6].

« La pelousière »[modifier | modifier le code]

L'opération « La pelousière » est la deuxième opération portée par la commune. Le projet est constitué de 12 maisons (T5) et 6 appartements (4 T3 et 2 T2) au sein d'un petit collectif. Il a bénéficié d’une démarche « ADOU » (équivalent d’une approche environnementale de l'urbanisme dans le Pays de Rennes), et de l’aide du conseil local de l’énergie. Les objectifs étaient la densité, une place de la voiture limitée, des stationnements séparés des maisons (pas de garage mais des carports végétalisés). La commune s’était associée à un architecte avec comme objectif une approche globale, à la fois sur l’eau, l’énergie, la luminosité, le confort et la santé des habitants…

Chaque logement est équipé de solaire thermique. Les toitures sont en zinc. Le collectif consomme entre 30 et 35 kWh/m²/an[réf. nécessaire] ; le chauffage est fait par une pompe à chaleur. Les maisons et le collectifs sont au niveau BBC[7]. Des séchoirs en poteaux bois ont été installés dans tous les jardins, pour inciter les ménages à ne pas utiliser de sèche-linge et diminuer la consommation énergétique.

Des noues ont été intégrées au sein de l'opération pour la gestion des eaux pluviales. Elles débouchent sur une zone de jeu et de tampon naturel.

Dans le cahier de cession de terrain, il était demandé 3 jours de travaux à chaque adulte futur habitant pour les murets et les appentis, soit un total de 30 jours de participation. Une clause de solidarité était incluse pour ceux qui ne pouvaient participer aux travaux. L’accompagnement de ce projet a été mené par des compagnons bâtisseurs[6].

« Les Marivoles »[modifier | modifier le code]

Sur un terrain de 4 000 m2, en face du hameau de La Pelousière, la municipalité souhaite réaliser 7 maisons individuelles construites dans une démarche biosourcée et circulaire, avec production photovoltaïque et récupération d’eau de pluie[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom signifie « L'ermitage, le monastère du bois »[9].

Les formes anciennes sont : Langoait (1407), Langoet (XVe siècle), Langouet (XVIe siècle)[10].

La forme bretonne actuelle de la commune est Langoed[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, cette petite commune était très active : elle possédait un vendeur de tissus, un maréchal-ferrant, un boulanger et autres petits commerces aujourd'hui disparus.

Le 9 mai 1970, un référendum est organisé pour un rattachement de Langouët à Vignoc ou à Gévezé. Les Langouëtiens votent contre le rattachement de Langouët à l'une ou l'autre des deux communes[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1919[12] ? Richard   Cultivateur
Les données manquantes sont à compléter.
Maire en 1968[13] ? Pierre Ory   Menuisier
1981 1987 Guérin    
1987 1993 Marcel Harnois    
1993 juin 1999 Philippe Robin PS  
juin 1999 En cours Daniel Cueff DVE puis [14] Maître de conférences
Conseiller régional de Bretagne (2010 → 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune a décidé en 2003 de se passer des énergies fossiles. En 2014, les panneaux photovoltaïques produisaient plus d'électricité que celle consommée par la ville. La cantine scolaire est bio depuis 2003[15],[16].

En 2017, Langouët a lancé un programme d’habitat social 100 % circulaire pour un coût de 25 000 Euros financé par un prêt souscrit par 42 investisseurs. Ce projet a débouché sur :

En 2014, la commune reçoit le 1er prix des communes bio et sans pesticides dans sa catégorie, prix national organisé par un collectif d'associations citoyennes[18].

Le , un arrêté municipal interdit l’usage de produits phytosanitaires à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel[19]. L’élu de Langouët est convoqué au tribunal administratif de Rennes à la demande de la préfecture, qui souhaite l’annulation de son arrêté. Un rassemblement de soutien a été organisé, et des jeunes bretons ont organisé un voyage à vélo pour rejoindre Langouët. plusieurs personnalités politiques ont réagi (Corinne Lepage, Yannick Jadot...) et l'affaire est relayée dans les médias locaux et nationaux[20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2016, la commune comptait 600 habitants[Note 1], en augmentation de 6,76 % par rapport à 2011 (Ille-et-Vilaine : +5,55 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
504516502489564523515498525
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
504514536490509480455492519
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507467436375401395378352285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
257278317418454537543544545
2013 2016 - - - - - - -
596600-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école du village a été rénovée et agrandie au début des années 2000, et équipée d'énergies renouvelables.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il n’y a pas de monuments historiques à Langouët. On trouve cependant plusieurs édifices présentant un intérêt patrimonial[25], notamment l'église Saint-Armel dont certaines parties remonteraient au XVe siècle[26].

Langouët possède plusieurs chênes pluri-centenaires situés dans les champs, ils sont classés au patrimoine des arbres remarquables d'Ille-et-Vilaine[27].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Langouët est pourvu d'une bibliothèque et d'un bar associatif La Cambuse[28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Julien Fouéré, aussi appelé « l'Ermite de Rothéneuf » séjourna à Langouët de 1889 à 1893 avant de démissionner des ordres et de rejoindre la ville de Rothéneuf où il sculpta des rochers durant 16 ans[29].
  • Commandant Dieudonné de Laubier, aviateur mort à Sedan en héros lors de la Seconde Guerre mondiale. La base aérienne 901 de Drachenbronn (Bas-Rhin - Alsace) a choisi en 1991 de prendre le nom de tradition « Commandant de Laubier »[30].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Langouet, dans le code officiel géographique
  2. Site officiel de la commune
  3. Notice Cassini de la commune de Langouet
  4. Plan séisme
  5. « Lotissement La Prairie Madame à Langouët (35) », sur Bruded, (consulté le 18 août 2019).
  6. a et b Compte-rendu de visite par le PNR des Caps et Marais d'Opale, 2012.
  7. « Lotissement La Pelousière à Langouët (35) », sur Bruded, (consulté le 18 août 2019).
  8. « Les Marivoles, le nouveau lotissement biosourcé, à énergie passive en économie circulaire à Langouët (35) », sur Bruded, (consulté le 18 août 2019).
  9. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 77, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 » (consulté le 1er janvier 2017)
  10. a et b Résultats concernant « Langouet » dans la base KerOfis de l’office public de la langue bretonne.
  11. « Bretagne à cinq départements. Une votation à Langouët ce dimanche », sur ouest-france.fr, (consulté le 8 février 2015)
  12. Les élections des maires : arrondissement de Rennes, L'Ouest-Éclair du 11 décembre 1919, no 7269 (lire en ligne).
  13. Il fut suppléant du député Jacques Cressard.
  14. Lors des régionales de 2010, Daniel Cueff a été élu conseiller régional sous l’étiquette « Bretagne Écologie » sur la liste menée par le socialiste Jean-Yves Le Drian. Source : Philippe Boissonnat, « La nouvelle carte électorale d'Ille-et-Vilaine », sur rennes.maville.com, Ouest-France, (consulté le 25 mars 2010)
  15. Martin Cadoret, « Langouët, la commune bretonne qui a dit non aux énergies fossiles », sur https://reporterre.net, Reporterre, (consulté le 21 mai 2019).
  16. Eléa Pommiers, « Daniel Cueff, le maire breton qui invente le village de l’après-pétrole », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  17. « Permaculture et autonomie alimentaire pour tous », sur https://app.collecticity.fr/projects/list, collecticity (consulté le 21 mai 2019).
  18. « Prix national « zéro phyto 100 % bio! » pour Bouvron, Langouët et Guipel », sur Bruded, (consulté le 18 août 2019).
  19. Axel Leclercq, « Le maire de Langouët interdit les pesticides à proximité des habitations », sur https://reporterre.net, Reporterre, (consulté le 21 mai 2019).
  20. Camille Michel pour Le Monde, « Un maire convoqué devant le tribunal pour avoir interdit l’usage des pesticides près des habitations », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 18 août 2019).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  25. Présentation de la commune de Langouet, sur Gertrude, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  26. Notice no IA00130863, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Vélo Promenade n°1 : Entre bief et bocage », sur paysderennes.fr (consulté le 8 février 2015)
  28. La Cambuse
  29. Frédéric Altmann, L'ermite de Rothéneuf", Nice, Éditions A.M., , 128 p., p. 27
  30. Site en mémoire du Commandant de Laubier, parrain de la base aérienne 901