Gahard

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Gahard
Mairie de Gahard.
Mairie de Gahard.
Blason de Gahard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Antrain
Intercommunalité Communauté de communes Val d'Ille-Aubigné
Maire
Mandat
Isabelle LAVASTRE
2014-2020
Code postal 35490
Code commune 35118
Démographie
Population
municipale
1 398 hab. (2014)
Densité 56 hab./km2
Population
aire urbaine
12 022 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 51″ nord, 1° 31′ 05″ ouest
Altitude Min. 45 m – Max. 115 m
Superficie 24,96 km2
Localisation

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Liens
Site web www.gahard.net

Gahard est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Du point de vue de la richesse de la flore, Gahard fait partie des communes du département possédant dans leurs différents biotopes un nombre important de taxons, soit 442 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1373 taxons (118 familles). Plus que ce nombre, il faut considérer 31 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 9 taxons protégés et 28 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia de Guahardo en 1093, Guaart en 1197, Gahardeium en 1248, Gahart en 1273, Guahardum en 1516[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Très ancienne fondation bretonne, le prieuré Saint-Exupère de Gahard tombe, sans doute avant le Xe siècle entre les mains d'un seigneur laïc qui y exerce une autorité sans partage. En 1030, elle dépend d'un certain Guetehenoc qui, en accord avec son suzerain, abandonne ses droits à l'abbaye tourangelle de Marmoutier. Une communauté d'habitants originale se constitue peu à peu autour des religieux, jouissant de nombreux privilèges ainsi que d'une quasi indépendance spirituelle et temporelle.

Le préfet de Bretagne Pierre Mauclerc (1213-1237) se reconnaît lui-même incapable de lever des hommes sur ce territoire, mais, au XIVe siècle, Jean V, mécontent de l'attitude des moines envers sa personne, saccage et détruit leur sanctuaire. Cependant, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime et à l'exception de quelques restrictions mineures, la paroisse demeure une enclave autonome dans le diocèse, ne relevant que de Rome et n'ayant d'autre seigneur que le prieur. Cette situation exceptionnelle, renforcée par la proximité du grand chemin allant de Rennes à Avranches (Manche), favorise son développement économique.

Quatre foires annuelles témoignent de sa prospérité même si la mise en commande du prieuré provoque un évident déclin du bourg. Pendant la Révolution, la nouvelle commune se déclare fermement en faveur de la république. Un chêne de la liberté est planté dans l'enceinte du prieuré, lieu de résistance des gardes nationaux contre un détachement de royalistes en 1793. Un autre chêne de la liberté est inauguré en 1848 sur la place de La Rosière, afin de saluer la proclamation de la IIe République. Le terrain sur lequel il est planté est borné en 1900, et un drapeau est installé sur les lieux en 1948. À la fin du XIXe siècle, le maire Jean Morin met en œuvre sa politique en matière d'adduction d'eau, dont témoigne le lavoir situé dans la rue qui porte son nom.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Isabelle Lavastre[3] DvG Commerçante
2001 2014 Frédéric Bodin DvG Professeur des écoles
 ? 2001 Louis Genouel DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 398 habitants, en augmentation de 14,5 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 300 1 122 1 295 1 468 1 438 1 335 1 414 1 494 1 618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 613 1 663 1 735 1 783 1 808 1 760 1 809 1 796 1 814
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 705 1 578 1 517 1 302 1 270 1 207 1 157 1 085 1 061
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
993 865 792 813 890 920 1 144 1 315 1 398
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments historiques :

  • L’église paroissiale Saint-Exupère, édifiée aux XIIe, XVe et XVIe siècles, inscrite par arrêté du 20 septembre 1968[8]. Elle contient 58 dalles funéraires de plusieurs familles la paroisse notamment Crespel, Rimasson, Brillet et Jolif[9].
  • L’ancien château des Fontaines, construit au XVIe siècle et devenu une ferme, dont la cheminée a été inscrite par arrêté du 15 décembre 1926[10].

On trouve également un calvaire du XVe siècle dans le cimetière[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]