La Mézière

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La Mézière
La mairie.
La mairie.
Blason de La Mézière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Hédé
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Ille
Maire
Mandat
Gérard Bazin
2014-2020
Code postal 35520
Code commune 35177
Démographie
Gentilé Macérien
Population
municipale
4 345 hab. (2011)
Densité 268 hab./km2
Population
aire urbaine
18 579 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 08″ N 1° 45′ 16″ O / 48.2188888889, -1.75444444444 ()48° 13′ 08″ Nord 1° 45′ 16″ Ouest / 48.2188888889, -1.75444444444 ()  
Altitude 105 m (min. : 39 m) (max. : 114 m)
Superficie 16,23 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lameziere.com

La Mézière est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Nombre d'exploitations agricoles individuelles : 33 (2000)
  • Nombre d'entreprises : 100

Histoire[modifier | modifier le code]

Mentionné au XIIIe siècle,le nom de La Mézière, vient du latin Macéria ou bien du breton moger qui signifient tous deux : « mur ». Ce toponyme tire son origine de l’occupation gallo-romaine qui s’est échelonnée du Ier au IIIe après J.-C.

Au IVe siècle, les bâtiments couverts de tuiles rouges, tombent en ruine. L'appellation est trouvée. Un menhir au lieu-dit La Roche Blanche atteste d'une habitation lointaine. Quelques silex et poteries ont été découverts sur le bourg et au lieu-dit la Patenoterais (fragments du néolithique vers 2500 avant J-C) une hache en bronze a été trouvée au lieu-dit Montgerval.

La langue bretonne est parlée à Moger (La Mézière en breton, Magoer étant la forme actuelle du nom de la commune en langue bretonne) du VIIe au XIe siècle. Avec les défrichements de l'an Mil vont apparaître l'église et le château. En l'an 1235, la mention de paroisse de la Mézière est attestée dans le cartulaire de St Melaine.

Le campement du duc de Bretagne Jean IV sur la Mézière en 1380 a pour objet la négociation avec le comte de Buckingham au sujet du départ des troupes anglaises.

L'incendie du bourg le 3 juin 1597 par les ligueurs du Duc de Mercœur sont un désastre pour la population (maisons pillées et massacre de nombreux habitants).

Le prêtre Julien Hiard crée par testament la maison des petites écoles le 13 septembre 1693.

Les archives ont conservé le cahier de doléances de La Mézière. Le curé de la paroisse, l’abbé Maignan, a été élu premier maire en 1790. Pourtant, il refusait de prêter serment ainsi que son vicaire Joseph Houssay. Chassés de la commune, ils ont été exilés à Jersey. Il est nommé recteur en 1804. Bourdin, prêtre réfractaire est assassiné sur l'ancien chemin de Vignoc et l'abbé Bouttier, prêtre insermenté, est fusillé le 2 mai 1794.

Le 19 mars 1793, des combats violents opposent Bleus et Blancs. jour du décret de la Convention nationale qui puniront à mort ceux qui auront pris part à des révoltes contre révolutionnaires.

En 1830, Eugène Neveu-Derotrie, avocat à la cour de Rennes élit domicile au Petit Bois. Il est l'auteur de Les Veillées villageoises.

L'église est détruite par la foudre le 28 mai 1866.

Monseigneur Paul Dupont des Loges habitant le château des Loges devient évêque de Metz en 1843. Il a été député du Reichstag de 1874 à 1877.

Au lieu-dit la Mauvière, a vécu Emile-Eloi-Marie Carron de la Carrière, député d'Ille-et-Vilaine de 1871 à 1876. Il est nommé préfet de la Haute-Marne en 1877. Il a été l'un des chefs du parti monarchiste de Bretagne[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé crénelé de trois merlons et deux demis : au premier d'argent au cerf de gueules ramé d'or, au second d'azur aux onze billettes d'argent, ordonnées 4, 3 et 4, chargées chacune d'une moucheture d'hermine de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Paul Charles Nicolas Meignan   Prêtre
1791 1794 Yves Denais    
1794 1803 Jean Baptiste Hervé    
1803 1808 M Lefeubvre    
1808 1829 Jacques Richard    
1829 1829 Eugene Neveu Derotrie   Avocat
1833 1870 J Lefeuvre    
1870 1884 Pierre Lefeuvre    
1884 1902 Julien Bohuon    
1902 1920[2] François Gigon    
1920 1925 Léon Brassier    
1925 1938 Henri Chausseblanche    
1938 1953 Francis Thébault    
1953 1971 Marcel Lefeuvre    
1971 1983 Gérard Fuselier    
1983 juin 2004 Jean-Louis Tourenne PS Professeur - Conseiller général
juin 2004 en cours Gérard Bazin PS Technicien supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 345 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
634 1 161 1 297 1 294 1 316 1 231 1 236 1 207 1 225
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 178 1 160 1 170 1 203 1 267 1 262 1 278 1 290 1 292
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 200 1 163 1 116 1 061 1 018 1 015 960 938 909
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
920 1 005 1 247 1 614 2 142 3 121 3 682 3 987 4 268
2011 - - - - - - - -
4 345 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 10 élèves étaient scolarisés à l'école Diwan (soit 1,6% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [5].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Mauvière est une résidence d’été classique dont la décoration a été réalisée par l’atelier Jobbé Duval. Elle a été la demeure de villégiature d’Emile-Eloi-Marie Carron de la Carrière. Celui-ci fut conseiller municipal de la Mézière en 1870 et conjointement garde des mobiles. Il sera élu député d’Ille et Vilaine le 8 février 1871. Cette demeure est construite sur une ferme appartenant à l’avocat Jacques-Marie-Anne-Malo Carron de la Carrière (1753-1839) sur les terres du lieu-dit La Mauvière et ses terres environnantes et plus précisément sur une parcelle dénommée La grande Mauvière Cette bâtisse possédant de grandes baies et une terrasse au sud protégée par une verrière est ornée de maçonneries intéressantes. Pierre Fayer aménage le parc vers 1930 planté d’essences particulières. La famille Louazel restaure le bâtiment en 1968.

Le Château des Loges

Le château des Loges, en pierres appareillées, présente une tourelle octogonale et des gerbières ornées de pilastre et sommées de grandes coquilles formant fronton. Une chapelle, construite dans l'angle sud-ouest de la propriété, contemporaine du manoir, est dédiée à la Vierge Marie sous le vocable de l'Assomption, à saint Maurille, évêque d'Angers, et à saint Hubert.Un beau mail, environné de bosquets, agrémente cette demeure, qui fut celle de la famille Dupont-des-Loges. Une ferme, dite « des Loges », jouxte le château.Mgr Dupont-des-Loges y a résidé pendant son enfance. Évêque de Metz en 1843, il devient, après l'annexion de la Lorraine, le chef de file du parti protestataire, comme représentant de Metz au Reichstag en 1874. Très attaché à sa Bretagne natale et à La Mézière, il a participé à la restauration de l'église et à l'organisation des écoles catholiques communales. L'édifice a été de nouveau restauré au XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Tourenne : ancien maire, président du conseil général d'Ille-et-Vilaine et ancien président de la Communauté de communes du Val d'Ille.
  • Émile-Eloi-Marie Carron de la Carrière : colonel du Régiment des Mobiles de Rennes, il prend part en 1870 à la défense de Paris. Le 8 février 1870, il est élu représentant d'Ille-et-Vilaine à l'Assemblée Nationale. Sa résidence d'été a été le château de la Mauvière. Il se sépare de cette propriété en 1881. Il sera également préfet de Haute-Marne.
  • Paul Dupont des Loges : Monseigneur Paul Dupont des Loges habitait au château des Loges et il devient évêque de Metz en 1843. Il a été député du Reichstag de 1874 à 1877. Il est né à Rennes le 11 novembre 1804 et il est mort à Metz le 18 août 1886.
  • Eugène Joseph Armand Neveu Derotrie : avocat à la cour de Rennes, inspecteur d’agriculture de la Loire-Inférieure, auteur de l’ouvrage « Les veillées villageoises ou entretiens sur l’Agriculture » a élu domicile au Petit bois, maison acquise en 1832. Il a exercé la fonction de maire de La Mézière quelques mois seulement.
  • Mathurin Bouttier : né à La Mézière en 1731 et ordonné prêtre au Mans en 1760, Mathurin Louis Bouttier est condamné à mort lors de la Révolution française le 2 mai 1794. Il est fusillé par de jeunes adolescents en chantant le Miserere. Une rue de La Mézière porte son nom près de la Beauvairie.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Castel, « Histoire de La Mézière : des origines au XIXe siècle », sur www.lameziere.com (consulté le 6 février 2011)
  2. Les élections des maires : arrondissement de Rennes, L'Ouest-Éclair du 11 décembre 1919, no 7269 (lire en ligne).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]