La Cocarde étudiante

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La Cocarde étudiante
Image dans Infobox.
Pour l'union de la droite
Histoire
Fondation
Cadre
Zone d'activité
Type
Siège social
92, rue d'Assas
75006 Paris
Pays
Organisation
Effectif
1 050 membres ()
Président
Luc Lahalle (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Président
Luc Lahalle
Positionnement
Idéologie
Récompense
Site web
Identifiants
RNA

La Cocarde étudiante est une organisation étudiante fondée en 2015.

Historique[modifier | modifier le code]

La Cocarde étudiante est fondée le au sein de l'université Panthéon-Assas[1] par Maxime Duvauchelle, ancien membre des Jeunes de la Droite populaire, souhaitant rassembler les différents courants souverainistes à l'université[2].

En , la Cocarde étudiante tente de s'opposer aux blocages successifs et à l'occupation du centre Pierre-Mendès-France contre la mise en œuvre de Parcoursup[3].

Lors des élections étudiantes d' à l'université Paris-Nanterre, les médias se font l'écho d'affrontements physiques entre une quarantaine d'étudiants de la Cocarde étudiante et une soixantaine d'étudiants, dont certains issus de la tendance de l'UNEF-TACLE, finalement dispersés par des CRS[4],[5].

En janvier 2020, la Cocarde se félicite d'avoir mis en échec un « blocus » devant l'université Panthéon-Assas. Selon l'association d’extrême gauche en faveur des blocages « Assas mobilisée », des étudiants auraient été blessés, avec deux envoyés aux urgences[6].

Le 26 janvier 2021, des militants de la Cocarde étudiante venus participer à une mobilisation pour la réouverture de l'enseignement dans le cadre de la pandémie de Covid-19 sont agressés par des militants d'extrême gauche et des syndicalistes, trois étudiants de la Cocarde étant blessés et évacués[7].

Positionnement[modifier | modifier le code]

La Cocarde étudiante revendique sa présence dans plus de vingt universités[8].

L’organisation se donne comme objectif de rassembler toutes les tendances de la droite au sein des étudiants de l'université française[9]. Elle se définit comme indépendante de tout parti politique tant son financement que sur son fonctionnement[2], et comme une organisation politique étudiante de droite conservatrice, souverainiste[10],[11] et gaulliste[12]. L'éventail de ses effectifs est large, allant du Rassemblement national aux Républicains en passant par le parti Debout la France[2] et des groupuscules d'extrême droite. En 2019, le député européen Jordan Bardella embauche Luc Lahalle, président de la Cocarde, comme collaborateur parlementaire[13].

La Cocarde étudiante se positionne contre les blocages de facultés, milite pour la sélection à l’entrée à l’université en parlant de « barrage à l’égalitarisme », et met en opposition étrangers et « nationaux ». Elle s'oppose au « gauchisme culturel » dans les facultés, au « péril migratoire » et au « changement de peuple », termes pouvant renvoyer à plusieurs théories du complot issues de l'extrême droite[14].

Elle est classée à droite ou à l’extrême droite. Bien que refusant l'étiquette d'extrême droite, le syndicat est connu pour sa forte proximité avec cette mouvance, notamment via l'invitation dans ses conférences de personnalités telles que Jordan Bardella, Marion Maréchal, Jean-Frédéric Poisson, Alain de Benoist et Jean-Yves Le Gallou, ou la dénonciation de ses liens avec certaines organisations d'extrême droite comme l’Action française ou Génération identitaire par d'autres syndicats étudiants tels que l'UNEF ou l'UNI[14],[15].

Organisation[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Mandat Président
2015 2016 Maxime Duvauchelle[16]
2017 2019 Quentin Limongi[17]
2019 en cours Luc Lahalle[18]

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le blocage des universités donne des ailes aux syndicats patriotes », sur FIGARO, (consulté le 3 juin 2019)
  2. a b et c « Un syndicat étudiant souvernainiste allant des Républicains au FN voit le jour », sur FIGARO, (consulté le 29 janvier 2019)
  3. « Des étudiants anti-blocage agressés à Tolbiac », sur Le Figaro, (consulté le 17 octobre 2019)
  4. Amanda Breuer Rivera, « Fac de Nanterre: bagarre générale entre étudiants de gauche et d’extrême droite », sur leparisien.fr, (consulté le 18 octobre 2019).
  5. Louis Heidsieck, « À Nanterre, violente bagarre générale entre étudiants «antifas» et souverainistes », sur lefigaro.fr, (consulté le 18 octobre 2019).
  6. le figaro, « Pour la première fois, l’université Panthéon-Assas a été bloquée par ses étudiants », sur etudiant.lefigaro.fr (consulté le 26 janvier 2020)
  7. « Paris : des individus cagoulés attaquent les membres d'un syndicat étudiant de droite », sur rt.com (consulté le 5 mars 2021).
  8. « Nous rejoindre | La Cocarde Étudiante », sur cocardeetudiante.com (consulté le 5 mars 2021)
  9. « La Cocarde, un nouveau syndicat étudiant », sur La Croix, (consulté le 29 janvier 2019)
  10. « La « Cocarde étudiante » s’affiche, mais sans la gauche », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 29 janvier 2019)
  11. Devecchio, Alexandre, (1987?- ...)., Les nouveaux enfants du siècle : djihadistes, identitaires, réacs : enquête sur une génération fracturée, Paris, Les éditions du Cerf, dl 2016, cop. 2016, 327 p. (ISBN 978-2-204-10776-1 et 220410776X, OCLC 962757060, lire en ligne)
  12. « La Cocarde, une nouvelle association étudiante à Caen », sur ouest-france.fr, (consulté le 20 janvier 2019)
  13. https://www.lalettrea.fr/action-publique_partis-et-elections/2019/10/10/jordan-bardella-et-philippe-olivier-recrutent-la-jeune-garde-du-rn-a-bruxelles,108376468-brl.
  14. a et b Pierre Plottu et Maxime Macé, « Les étudiants de la Cocarde jouent la carte RN », sur libération.fr, (consulté le 29 janvier 2021).
  15. « Jean-Frédéric Poisson est-il d’extrême droite ? Retour sur la polémique », sur lesechos.fr, (consulté le 29 janvier 2021).
  16. « La « Cocarde étudiante » s’affiche, mais sans la gauche », sur L'Opinion, (consulté le 4 mai 2019)
  17. Kevin Bossuet, « Violences, dégradations et amphis bloqués : l'extrême gauche détruit l'université », sur Valeurs actuelles (consulté le 29 janvier 2019)
  18. Blanche Sanlehenne, « "L'UNEF introduit dans nos facultés les thèses indigénistes" », L'Incorrect,‎ , p. 38-39 (ISSN 2557-1966)
  19. « Pierre-Romain Thionnet : « Le gouvernement fait passer cette réforme pour une nouvelle nuit du quatre Août » », sur L'Incorrect, (consulté le 5 mars 2021)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]