Promotion et défense des étudiants

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Promotion et défense des étudiants.
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
Zone d’influence Enseignement supérieur
Fondation
Fondation 1994
Identité
Siège 28, rue du Four
94100 Saint-Maur-des-Fossés
Président Quentin Panissod
Secrétaire général Valentin Quesneau
Trésorière Fiora Taniel
Site web www.pde.fr
Dissolution
Dissolution 2018

Promotion et Défense des Étudiants (PDE) était une organisation étudiante représentative selon les termes de la Loi Jospin, créée en 1994 et mise en veille en aout 2018 pour cause de la perte de la qualité d'organisation représentative lors des précédentes élections nationales. Association loi de 1901, elle fédère des unions d'associations étudiantes de filières, dites mono-disciplinaires, regroupant ainsi plusieurs centaines d'associations étudiantes. Elle a été créée en 1994 par trois associations nationales mono-disciplinaires : l'ANEPF, la FNEB et l'UNEDESEP.


Ancienne composition[modifier | modifier le code]

PDE se définit (comme les associations qui la composent) comme apolitique, et indépendante[1].

Les associations membres, le conseil d'administration et le bureau de PDE sont exclusivement composés d'étudiants régulièrement inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur en vue de d'obtenir un diplôme (universités, écoles et instituts). Les fonctions des administrateurs et des membres du bureau sont gratuites conformément au respect des statuts de PDE et aux statuts des associations régies par la loi du .

PDE regroupait quatre associations nationales monodisciplinaires :

  • le BNEI (Bureau national des élèves ingénieurs) ;
  • la FENEPSY (Fédération nationale des étudiants en psychologie) ;
  • l'UNEAP (Union nationale des étudiants en architecture et paysage) ;
  • l'UNEDESEP (Union nationale des étudiants en droit, AES, gestion, sciences économiques et politiques) ;

Histoire[modifier | modifier le code]

Logo de PDE jusqu'en 2009.

Création[modifier | modifier le code]

La création de PDE résulte de la volonté d'associations monodisciplinaires, alors fédérées au sein de l'association Défense Des Étudiants (DDE), d'êtres représentées dans les instances nationales au travers d'une structure ne rassemblant que les unions monodisciplinaires, jugeant que les problématiques de formations ne peuvent être menées que par les filières concernées et non par des fédérations de Ville. Ainsi, l'ANEPF, la FNEB et l'UNEDESEP présentent aux élections étudiantes de 1994 une liste au Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) intitulée « Promotion & Défense des Étudiants », et créent l'association PDE en .

La FAGE propose alors aux autres monodisciplinaires d'adhérer en faisant évoluer ses statuts qui jusqu'alors ne fédéraient que les associations locales étudiantes.

Les associations fondatrices de PDE sont :

  • l'ANEPF (Association nationale des étudiants en pharmacie de France) ;
  • la FNEB (Fédération nationale des étudiants en biologie) ;
  • l'UNEDESEP (Union nationale des étudiants en droit, gestion, sciences économiques et politiques).

Représentation étudiante[modifier | modifier le code]

PDE est présent (comme les autres organisations étudiantes nationalement représentatives) dans plusieurs instances nationales afin d'assurer la représentation des étudiants[2], notamment :

PDE est représenté au sein du CNESER dès 1994 et au sein du conseil d’administration du CNOUS de 1998[7], à 2015.


En 1997, PDE tente un rapprochement avec la FAGE. Après de nombreuses discussions, la FAGE refuse d'abandonner son mode de fonctionnement démocratique, associant fédérations d'associations locales et de filières, et rejette la proposition de PDE quant à la création d'une structure dénommée UNAME (Union Nationale des monodisciplinaires étudiantes).

En 2000, PDE et la FAGE souhaitent présenter une candidature commune aux élections du CNOUS et créent ainsi le CFAEOUS (Centre de Formation des Élus Associatifs aux Œuvres Universitaires et Scolaires). Les élections sont un échec, le nombre de voix attendu n'est pas là et certaines associations locales ne se reconnaissent pas dans cette structure commune : le discours faisant la promotion d’une unité associative nationale, soutenue par la base locale, est donc démenti par les faits.

Aux élections 2004, PDE dispose de deux élus au CNESER et progresse en nombre de voix au CNOUS tout en gardant un élu.

Lors des élections des représentants étudiants de 2010, PDE atteint un seuil historique de voix obtenues aux élections CNESER (soit +46 %) gagnant un second siège et accédant pour la première fois à la Section Permanente du Cneser. Elle conserve son siège au Conseil d'Administration du CNOUS. Dépassant largement la Cé et le MET, PDE est la 3e organisation étudiante représentative. Elle confirme en 2012 son statut de 3e organisation en conservant ses 2 élus au CNESER et son élu au CNOUS. À la suite de la décision du tribunal administratif, les élections CNESER 2012 sont annulées et PDE perd son second élu lors des nouvelles élections en 2013. En 2015, PDE perd son siège au CNOUS au profit de la FAGE.

Année 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2013 2015 2017
Cneser 1 1 1 1 1 2 1 1 2 2 1 1 0
Cnous - - 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0


Le , PDE annonce sa « mise en veille » , estimant que l'association « ne permet plus de répondre aux besoins des étudiants ».

Mise en veille[modifier | modifier le code]

PDE annonce sa « mise en veille » le , estimant que l'association « ne permet plus de répondre aux besoins des étudiants ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les principales organisations étudiantes représentatives », Studyrama,‎ (lire en ligne)
  2. Rouguyata Sall, « Que représentent les organisations de jeunesse ? », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. « La FAGE confirme sa place de première organisation étudiante, devant l’UNEF », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. GRESS
  5. OVE
  6. CAJ
  7. « Universités : huit représentants des étudiants ont été élus au conseil d'administration du Centre national des oeuvres universitaires et scolaires », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]