Étudiants musulmans de France

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Étudiants Musulmans de France
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901, Syndicat étudiant
But Aider, Servir, Défendre et Représenter l'étudiant
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1989
Origine France
Identité
Siège Paris
Structure Assemblée Générale, Conseil d’Administration, Bureau Exécutif
Affiliation européenne FEMYSO
Site web [1]

Étudiants Musulmans de France (EMF) est une association étudiante française créé en 1989 sous le nom Union islamique des étudiants de France (UISEF) avant de prendre son nom actuel lors de son congrès national du au à Limoges[1],[2].

Cette association loi de 1901, compte, selon ses déclarations, aujourd'hui 26 sections[3].

L'EMF a compté des élus dans les CROUS voire dans certains conseils universitaires en particulier en 2002 où elle a compté jusqu'à 11 élus.

Objectifs affichés par les EMF[modifier | modifier le code]

  • L'EMF se consacre à l'amélioration de la vie étudiante. Elle s'efforce à veiller au bien-être et à l'épanouissement de tous les étudiants, en les guidant et en les soutenant, sans aucune distinction.
  • De vocation socioculturelle, l'EMF inscrit son action au sein du campus sans pour autant négliger le rayonnement sur la ville et les questions liées à la société. Elle prône le dialogue et l'ouverture pour créer un climat de confiance.
  • L'EMF est ouverte à tous sans condition de religion.
  • L'EMF a su prouver sa valeur sur le terrain à travers des actions destinées aux étudiants. Notamment des distributions de colis alimentaires dans toute la France, des sorties culturelles, une représentation et une défense de l'étudiant au sein des différentes entités (Crous, universités, résidences) reliées directement à l'étudiant.

Élections CROUS[modifier | modifier le code]

En 2002, les élections des représentants des étudiants dans les CROUS avaient vu une nette percée d'EMF, qui depuis sa création avait entre zéro et 5 élus.

En 2002, ils revendiquaient 6,4 % des votants (passant de 1 942 voix et 1,6 % à 7 191 voix).

La présence de l'EMF aux élections 2004 des CROUS fut médiatisée. Des organisations comme l'UNI ou la FEDER dénoncèrent l'apparition de cette liste. Les listes EMF ont obtenu 7 512 voix (4,45 %) et 2 élus à Grenoble et Créteil (contre 11 en 2002), soit moins d'élus pour un nombre de voix légèrement supérieur en raison de la nette hausse de la participation.

En 2006, elle a obtenu 5 sièges sur l'ensemble des CROUS de France.

En 2008, elle obtient un élu dans le CROUS d'Amiens.

En 2010, elle n'obtient aucun élu.

En 2016, elle obtient 2 sièges au sein du CROUS à l'Université de Lille, un sur la liste Bouge ton CROUS et l’autre sur la liste UNEF.

Anciens dirigeants[modifier | modifier le code]

Charafeddine Mouslim est un ancien président de l'EMF[4].

Critiques[modifier | modifier le code]

Michèle Tribalat s'interroge sur le sens que donne l'EMF à la laïcité ; un journaliste de L'Express s'interroge sur un éventuel double discours pratiqué par cette association[5].

L'EMF est pointé du doigt par le militant féministe et laïc Naëm Bestandji pour ses liens supposés avec les Frères musulmans[6]. Selon Wally Bordas du Figaro, l'EMF est proche des Frères musulmans[7] et des Musulmans de France (ex UOIF)[8]

Elle a été partiellement financée par des fonds provenant d'Arabie saoudite (10 000  en 2003)[9].

Affaire Ahmed Ghlam[modifier | modifier le code]

Le Canard enchaîné a indiqué en 2015 qu'EMF aurait aidé Sid Ahmed Ghlam, suspect de meurtre et d'attentat terroriste, à se loger dans une résidence étudiante. Le directeur du CNOUS, Guillaume Houzel, a précisé que Sid Ahmed Ghlam a bien été logé dans une résidence étudiante, vu qu'il répondait aux critères sociaux d'obtention d'un logement, mais n'a bénéficié pour cela d'aucune intervention politique[10]. Le rédacteur en chef du Canard enchaîné maintient toutefois ses affirmations au sujet d'un « coup de pouce ».

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1993-1995 : L'Événement estudiantin (revue)[11].
  • 2009 : Qu'est-ce que l'EMF ? : 20 ans au service de l'étudiant, Paris, L'Archipel, coll. « L'information citoyenne », 120 p. (ISBN 978-2-8098-0193-4).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mohammed Telhine, L'Islam et les musulmans en France : une histoire de mosquées, Paris, Harmattan, coll. « Histoire et perspectives méditerranéennes », , 370 p. (ISBN 978-2-296-12257-4, lire en ligne), p. 241.
  2. Bernard Godard et Sylvie Taussig, Les Musulmans en France : Courants, institutions, communautés, un état des lieux, Paris, Hachette littératures, coll. « Pluriel », , 454 p. (ISBN 978-2-01-279446-7), p. 420.
  3. Les sections de l'EMF
  4. http://www.animafac.net/assets/PDF/Publications/Factuel3-emf.doc
  5. Sébastien Lebourcq, « Les étudiants musulmans se comptent », L'Express, (consulté le 29 septembre 2020).
  6. Voir entre autres Naëm Bestandji, «La dérive de l'UNEF, un mouvement de fond qui touche une partie de la gauche», Le Figaro, .
  7. Wally Bordas, « Ces syndicats étudiants qui pactisent avec les mouvements islamistes », Le Figaro, .
  8. Wally Bordas, « L’Unef dans la tourmente après une nouvelle polémique sur l’islam », Le Figaro, .
  9. Cécilia Gabizon, « Les étudiants musulmans entrouvrent les portes du Cnous », Le Figaro, , copie sur le site de l'UNI.
  10. Matteo Maillard, « L'UNEF dément avoir aidé le suspect des attentats déjoués en Ile-de-France à se loger », Le Monde, .
  11. Gilles Couvreur, Musulmans de France : Diversité, mutations et perspectives de l'islam français, Éditions de l'Atelier-Éditions ouvrières, , 111 p. (ISBN 2-7082-3384-X), p. 59 [lire en ligne].

Liens externes[modifier | modifier le code]