Mouvement des étudiants

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Mouvement des étudiants
Logo de l’association
Cadre
But Défense des droits et des intérêts matériels et moraux des étudiants et des lycéens[1]
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 23 décembre 2009[1]
Identité
Président Antoine Diers [2]
Membres environ 8000[3].
Site web www.mouvementdesetudiants.fr
Dissolution
Dissolution 2015

Le Mouvement des étudiants (UNI-MET)[4] est une organisation étudiante française, généralement considérée comme un syndicat étudiant orienté à droite et au centre droit sur l'échiquier politique, bien que l'organisation rejette explicitement le terme de syndicat[5],[6] et affirme son indépendance de tout courant politique. De 2010 à 2015, il est reconnu comme représentatif des étudiants par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. La perte de représentativité en 2015 est contestée, l'organisation dénonçant des fraudes lors des élections au CNESER. Depuis les élections CROUS 2012, l'organisation se présente sous l'étiquette « UNI-MET ».

Historique[modifier | modifier le code]

En , l'UNI décide de se réorganiser au sein d'une nouvelle organisation appelée le Mouvement des étudiants[7].

Le MET est composé de l'UNI et de 25 organisations indépendantes de l'UMP[2],[3]. L'organisation se donne pour objectif d'être une vraie alternative à l'UNEF[8]. Une autre ambition affichée est de prendre de la distance avec l'UMP notamment financièrement. Toutefois « la création de ce syndicat est “quelque chose que l’UMP a regardé d’un œil bienveillant” »[9]. Rémi Martial, alors président du MET, a affirmé la volonté d'indépendance du MET mais a confirmé que les jeunes adhérents à l'UMP constituent « à peu près la moitié » du Bureau national du Mouvement des étudiants[10].

Selon l'ancienne section UNI de Tours, la nouvelle entité serait au contraire plus dépendante de l'UMP que l'UNI et les négociations pour la fondation du MET auraient même eu lieu à l'Élysée[11]. La dénonciation de cette dépendance par ceux-ci est à l'origine de la création d'une organisation dissidente, l'UNI-SU[12].

Pour plus de cohérence est pour bien faire comprendre que le MET est une partie intégrante de la fédération UNI, le mouvement des étudiants se nomme depuis 2011 UNI-MET.

Logos[modifier | modifier le code]

Valeurs et principes[modifier | modifier le code]

Orientation politique[modifier | modifier le code]

Le MET affirme son indépendance de tout parti ou courant politique et entend défendre des valeurs qui lui sont propres[13], alors qu'il est globalement considéré comme la déclinaison étudiante de l'UMP. Il affiche comme volonté principale de lutter contre les mobilisations étudiantes entrainant des perturbations de cours par des blocages[14].

Son principal discours est axé sur l'insertion professionnelle. Aux élections aux conseils centraux de 2014, l'UNI-MET déposait souvent des listes « UNI-MET : des études pour un emploi » et portait la question des stages. L'UNI-MET s'est notamment opposée à la loi d'encadrement des stages qui serait un « frein aux stages » et défend la création de banques de stages dans toutes les universités de France.

Projet[modifier | modifier le code]

Dans son projet pour les étudiants, le MET se donne quatre priorités[15] :

  • Améliorer l'insertion professionnelle des étudiants,
  • Exiger des diplômes et conditions d'études de qualité,
  • Innover dans les aides sociales, pour mieux accompagner les étudiants, notamment ceux des classes moyennes,
  • Faire respecter la liberté et la démocratie.
  • Instaurer la sélection à l'Université

Programme du MET[modifier | modifier le code]

Le programme du MET s’oriente autour de quatre priorités[16] :

  • L’insertion professionnelle
  • Les diplômes et les conditions d’études de qualité
  • Le développement des services aux étudiants
  • La liberté et la démocratie

Depuis sa création, le MET a fait campagne pour la mise en place du vote électronique et la création d'un ticket restaurant étudiant en complément des repas offerts par le CROUS[17]. Le MET s'est également opposé à la suppression du cumul APL/demi-part fiscal proposé par le gouvernement en 2010[18]. Le projet a finalement été abandonné par le gouvernement. Le MET milite pour l'extension des horaires des bibliothèques universitaires, ou encore pour une plus grande prise en compte des volontés des entreprises par les universités et le développement encore plus poussé des stages, ce qui, pour le MET, prépare les étudiants à la vie professionnelle[19].

Représentativité[modifier | modifier le code]

Au niveau national[modifier | modifier le code]

Lors des élections nationales auxquelles le MET se présente, le nombre total de sièges à pourvoir est de onze au CNESER, et de huit au CNOUS[20]. Le Mouvement des étudiants a remporté 15 sièges sur 196 aux élections des CROUS en 2012, se plaçant ainsi en troisième position au niveau national derrière l'UNEF et la FAGE[21].

En conséquence, le mouvement n'obtient aucun élu CNOUS en 2010[22]. Il conserve toutefois un des deux sièges de l'UNI au CNESER, ce qui lui permet d'être reconnu comme une organisation étudiante représentative.

Les élections CROUS de 2012 (et CNOUS 2013) marquent une nette progression de l'UNI-MET (passant de 5 sièges CROUS à 15).

Lors des élections aux CNESER en 2015 l'UNI-MET perd son élu et son statut d'organisation représentative mais conteste le résultat en évoquant des fraudes[23],[24].

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Le Mouvement des étudiants est actuellement bien représenté à l'Institut d'études politiques de Paris[25],[26]. Il est aussi bien représenté dans les universités de Paris 1, Assas, Bordeaux IV, Strasbourg, Bourgogne[27] et Versailles Saint - Quentin (UVSQ)[28].

Organisation[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

  • Rémi Martial (2009-2011) ;
  • Antoine Diers (2011-2015).

Au niveau national, le MET est dirigé par un bureau composé de représentants interrégionaux.

Sections régionales[modifier | modifier le code]

Le Mouvement des étudiants s'organise au niveau local en 6 sections inter-régionales pour le territoire métropolitain. La Guyane et la Réunion où le MET est présent sont des sections à part entière.

Associations rattachées au Mouvement des étudiants[modifier | modifier le code]

Lors de sa fondation, le Mouvement des étudiants a été soutenu par une grande partie des associations qui soutenaient déjà l'ancienne UNI. Ont notamment signé sa charte fondatrice I love Lyon 3, UVSQ - Entreprise de l'Université Versailles Saint Quentin en Yvelines, Le Réseau des Étudiants en École de Commerce, Poletudiant, FEAF (Fédération des Étudiants Africains de France), ASEAF (Association des Stagiaires et Étudiants Africains en France), Bde Histoire Vauban; Bde Bachelor « ESC Clermont », Fed’Mouv, Cqfd(Ce qu’il faut défendre, dire, démontrer), CES (Collectif des Étudiants en Santé), Génération Jeunes - Campus du Mans, Les Étudiants en Cap d’Avenir (ECA), Nouvelle donne, Poletudiant (Les étudiants et la politique)

Le Mouvement des étudiants a également été rejoint par des organisations étudiantes locales déjà constituées[29] ou d'autres associations telles que Comité Universités-Entreprises, Promotion Grandes Écoles, Action IUT, Les Jeunes Asiatiques de France, l'AREF (Association pour le Rayonnement des Étudiants de France)[30].

Des associations qui soutenaient auparavant l'UNI n'ont pas souhaité rejoindre le Mouvement des étudiants, comme l'Association LIBRE, proche du mouvement politique Alternative libérale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Déclaration au Journal Officiel
  2. a et b Inès Charles-Lavauzelle, « Antoine Diers élu président du Mouvement des Étudiants (MET) », sur UNI, .
  3. a et b L'UNI fournit environ 8 000 membres et les autres associations étudiantes quelque 7 000. Parmi celles-ci figurent notamment la Fédération des étudiants africains de France (Feaf), Fed mouv (implantée aux Antilles), le Collectif des étudiants en santé, le Reec (Réseau des étudiants en école de commerce), Nouvelle donne ou la récente Fédération des étudiants en enseignement libre (Feel).
  4. Le Mouvement des étudiants est déclaré au Journal officiel sous le nom Le Nouveau Mouvement étudiant puis MET, le Mouvement des étudiants.
  5. « Un nouveau syndicat étudiant de droite pour remplacer l'UNI », L'Express, 15 janvier 2010.
  6. http://www.letudiantautonome.fr/wp-content/uploads/2011/03/LEA_15_decjan.pdf
  7. Minute, 16 décembre 2009
  8. L'UNI fait place à un nouveau syndicat étudiant de droite
  9. Les étudiants ont un nouveau syndicat
  10. Le syndicat étudiant Mét accepte un débat public avec l'Unef
  11. Des anciens de l'UNI de Tours refusent le Mét et décident de créer l'UNI-SU
  12. La droite estudiantine désUNIe, article de Marianne paru le 23 mars 2010
  13. Syndicat étudiant : adieu l'Uni, bonjour le Mét (Mouvement des étudiants)
  14. Programme du mouvement : lutter contre le blocage systématique des facultés sans concertation avec l'ensemble des étudiants et des autres parties prenantes
  15. Nos 4 priorités (site officiel du mouvement)
  16. « Nos 4 priorités » sur mouvementdesetudiants.fr
  17. Les étudiants veulent des tickets resto
  18. Aide au logement étudiant : réactions syndicales unanimes contre la suppression du cumul APL et demi part fiscale
  19. « Insertion professionnelle » sur mouvementdesetudiants.fr
  20. Les élections au CNOUS sont des élections auxquelles seules les représentants élus aux CROUS peuvent voter.
  21. Élections étudiantes : la droite fait une percée
  22. CNOUS: Résultats des élections
  23. L'étudiant : La bipolarisation Unef - Fage se confirme
  24. Le Monde : Le syndicat étudiant FAGE talonne l’UNEF, l’UNI recule
  25. Vie étudiante (site de l'IEP Paris)
  26. Les résultats des élections étudiantes (Newsletter de SciencesPo sur le site de l'IEP Paris)
  27. Résultats électoraux prometteurs pour le MET sur le site du mouvement
  28. Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines - UVSQ - Le portail des étudiants - Résultats des élections pour le renouvellement du conseil de la faculté de droit et de science politique
  29. Comme le syndicat de Sciences Po Paris auto-revendiqué centriste Nouvelle Donne mais également Fac+ et la F.E.E.L (Fédération des Étudiants en Enseignement Libre) très présente dans les établissements d'enseignement supérieur catholiques
  30. « Un bulletin de vote pour des élections étudiantes à Paris 1. », (consulté le 27 septembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]