Henriette Marie de France

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Henriette Marie de France

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Henriette Marie de France

Titre

Reine consort d'Angleterre,
d'Écosse et d'Irlande


(&&&&&&&&&&&0863223 ans, 7 mois et 17 jours)

Prédécesseur Anne de Danemark
Successeur Catherine de Bragance
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon
Naissance
Palais du Louvre, Paris (France)
Décès (à 59 ans)
Château de Colombes (France)
Père Henri IV de France
Mère Marie de Médicis
Conjoint Charles Ier d'Angleterre
Enfants Charles Stuart,
duc de Cornouailles
Charles II Red crown.png
Marie Henriette Stuart,
princesse royale
Jacques II Red crown.png
Henriette Stuart
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Consorts anglais et écossais

Henriette Marie de France ( - ) fut une reine consort d'Angleterre. Fille du roi de France Henri IV et de la reine Marie de Médicis, elle épousa le roi d'Angleterre Charles Ier (1625). Elle est la mère de deux rois d'Angleterre Charles II et Jacques II. La révolution anglaise l'amena à se réfugier en France.

L'État du Maryland, au Nord-Est des États-Unis, fut baptisé ainsi en son honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Née au palais du Louvre à Paris le , Henriette Marie est le sixième enfant et la troisième fille du roi de France Henri IV et de la reine Marie de Médicis.

La princesse n'a quasiment pas connu son père, assassiné au mois de mai suivant sa naissance et est élevée avec son frère Gaston, duc d'Orléans, d'un an son aîné, par leur mère. Cela ne l'empêche pas pour autant d'hériter du caractère entreprenant, courageux de son père. Elle possède également des traits de caractère de sa mère: pieuse, généreuse, un goût prononcé pour l'art, intellectuelle[1].

Elle est baptisée le en la chapelle de la Reine au palais du Louvre en même temps que son frère Gaston, duc d'Orléans : son parrain est le Cardinal de la Rochefoucauld et sa marraine est Madame Élisabeth, sa sœur aînée[2].

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Henriette Marie est séparée de sa mère entre 1617 et 1620 (période où la reine-mère est exilée loin de Paris). Son frère le roi Louis XIII donne sa main au prince Charles Stuart, futur roi Charles Ier d'Angleterre et d'Écosse le (soit à seize ans)[3]. Grâce à son parrain, la fiancée peut épouser l'héritier du trône d'Angleterre, malgré le fait que Charles soit protestant et non catholique. Ainsi, elle part pour se marier avec un cortège de douze prêtres de l'Oratoire. C'est George Villiers de Buckingham, favori de son époux qui vient en France négocier son mariage, c'est à cette occasion qu'il courtise la reine Anne d'Autriche, ce qui provoque l'ire de son époux le roi Louis XIII (frère d'Henriette).

Le roi Charles et la reine Henriette Marie ont neuf enfants :

Ascendance[modifier | modifier le code]

Reine d'Angleterre[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1628, George Villiers de Buckingham fait barrage entre la reine et le roi, mais après l'assassinat de celui-ci, Henriette Marie peut se rapprocher de Charles Ier. La naissance de leurs enfants, à partir de 1629, rapproche les deux époux, et Henriette Marie acquiert beaucoup d'influence sur son mari. Française, elle le pousse dans le sens d'une politique autoritaire et centralisatrice, ainsi que vers une plus grande tolérance envers les catholiques. En effet, Henriette, fort pieuse et opiniâtre comme sa mère, pratique ostensiblement le catholicisme, ce qui irrite les puritains anglais, et était venue de France avec un aumônier, Jean Paumart. En outre, la Reine porte une influence sur les spectacles à la Cour. Elle devient de plus en plus impopulaire car les évangéliques la voie comme une personne voulant éradiquer le Protestantisme au profit du Catholicisme. De telle sorte que la famille royale est obligée de se réfugier à Oxford car Cromwell menace d'arrêter la souveraine et a déjà fait arrêter des fidèles du trône. En même temps que les Ecossais se rassemblent pour marcher droit sur la capitale. Lors de la guerre civile, elle profite de son voyage en 1642 dans les Provinces-Unies où elle accompagne sa fille Marie qui épouse Guillaume II d'Orange-Nassau pour réunir des fonds et une petite armée gagnée à la cause royale. Elle revient à Newcastle en février 1643, après avoir survécue à une tempête au cours de laquelle la Reine prononce une citation exprimant son courage tel que le faisait son père: "Les reines ne se noient pas." Arrivée à bon port, elle est accueillie par cinq vaisseaux rebelles à coups de canons. Afin de se protéger, elle est contrainte de passer la nuit dans un fossé sale qui la couvre de sable. Grâce à l'armée qu'elle a réuni, elle réussit à se rejoindre son mari à Oxford. Cependant, le Roi décide de diviser en deux les troupes dans le but de réprimer les rébellions. Ce qui est une erreur parce qu'il diminue la force de l'armée et fatigue pour rien ses soldats. Mais une nouvelle grossesse l'éloigne des conflits en juillet 1643. Si bien qu'elle se retire en la ville d'Exeter pour donner le jour dans une misérable chaumière à une fille: Henriette Anne.

Exil en France[modifier | modifier le code]

Malgré la fatigue due à l'accouchement, elle est déterminée à rejoindre Paris parce que le Parlement de Londres offre cinquante mille écus à quiconque rapportera la tête de la souveraine. Elle finit par trouver un navire à Plimouth et réussit à s'enfuire même avec les voiles du bateau déchirées par les boulets de canons. Voyant la fureur de ses assaillant et ne voulant point leurs être livrée vivante, elle ordonne au capitaine: "Quand vous ne pourrez plus me défendre, tuez-moi." Elle ne revit plus jamais son mari. Durant ce temps, Charles est emprisonné et condamné à mort pour être un tyran et un traitre, bien qu'il a accordé beaucoup de concessions pour satisfaire les partisans de Cromwell. Ainsi, cet épisode tragique qui clôt la vie du souverain, lui vaut le surnom du meilleur et le plus malheureux des rois". Ainsi, il fut décollé le 9 février 1649. Henriette Marie apprenant la nouvelle, est effondrée et décida de créer un couvent de la Visitation, à Chaillot, dans lequel elle se retira au plus près de Dieu tout en assurant l'éducation des ses enfants dans la foi catholique. Quelques années après, elle marie la fille qu'elle mit au monde dans la douleur, Henriette Anne, au frère du futur Louis XIV : Philippe de France, Duc d'Orléans. En dépit de la mauvaise entente d'Henriette Marie et de son gendre. Toutefois, jamais ils ne se manquent de respect. Elle a la joie de revoir ses fils Charles et Jacques, qui sont parvenus à s'enfuir d'Angleterre. Mais elle perd sa fille Elisabeth, prisonnière des puritains (septembre 1650).La reine veuve reste en France avec sa fille, tandis que le cardinal Mazarin, premier ministre du jeune Louis XIV, neveu d'Henriette, oblige Charles et Jacques à quitter le royaume (car Mazarin voulait l'alliance de la république anglaise contre l'Espagne). Henriette Marie vit près de Paris à Colombes dans une certaine précarité, restant des journées entières au lit faute de pouvoir acheter du bois pour chauffer son palais.

En 1660, elle accompagne son fils Charles II à Londres lors de sa restauration et assiste à son mariage avec la princesse catholique et richissime, Catherine de Portugal. De par ses quelques voyages en Angleterre où elle montre une grande bonté, l'ancienne souveraine anglaise parvient à reconquérir le cœur de ses ennemis de l'époque de troubles. Puis, à cause des malheurs qu'elle a subis, sa santé s'est dégradée ce qui fait qu'elle ne supporte plus le climat humide anglais. Alors, elle décide de rentrer en France dans le but de planifier sa propre mort au monastère de Chaillot. C'est en 1669, qu'elle se retire dans sa demeure de Colombes près de Paris où elle avait l'habitude d'y vivre en Automne. Mais, peu de jours après, elle tombe malade en raison d'une insomnie installée depuis un certain temps. Louis XIV lui envoie ses médecins qui veulent la soignée par de l'opium. Chose qu'Henriette Marie refuse car son médecin lui ont toujours défendu de prendre ce poison. Quelques jours plus tard, le 10 septembre 1669, ces mêmes médecins lui présentent une autre potion lui assurant qu'il n'y s'y trouve pas la moindre trace d'opium. Alors, elle accepta de la boire sans rechigner. De telle manière qu'elle tombe trois heure après dans un sommeil dont les médecins n'ont jamais pu la sortir.

Sur ordre du Roi de France et de Navarre, sa dépouille est inhumée à Saint-Denis et son cœur au couvent de la Visitation de Chaillot. De plus, elle a eu droit à une oraison funèbre de grande ampleur de la part de Bossuet conformément à la grandeur de la dame.

Le château de Colombes est aujourd'hui détruit mais une rue et une école de la ville sont dédiées à la "reine Henriette".

Titulature[modifier | modifier le code]

Armes d'Henriette Marie de France en tant que reine d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande.

Née princesse de France, Henriette Marie porta durant sa vie différents titres liés à sa situation matrimoniale.

Elle porta successivement les titres de:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.abbaye-saint-benoit.ch/bossuet/volume012/024.htm
  2. L'acte de baptême a disparu dans l'incendie des archives de Paris en 1871 mais l'information se trouve dans Henri IV, roi de cœur, Société des amis du château de Pau, 1971, p. 92
  3. (en) Frank Kitson, Prince Rupert : Admiral and General-at-Sea, Constable,‎ 1999, p. 21

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Micheline Dupuy, Henriette de France, reine d'Angleterre, Paris, Perrin, 1994, 380 pages
  • Jacqueline Duchêne, Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans, Paris, Fayard, 1995, 464 pages
  • Charles de Baillon, Henriette-Marie de France reine d'Angleterre 1609-1669, Paris, France-Empire, 2013, 244 pages
  • André Maurois, Trois portraits de femmes, Paris, Hachette-les soirées du Luxembourg, 1967, 136 pages
  • Encyclopédie Universalis, « Henriette Marie de France (1609-1669) reine d'Angleterre ».
  • htp://agora.qc.ca/thematiques/mort/documents/oraison_funebre_de_henriette_marie_de_france_reine_de_la_grandbretagne
  • http://gw.geneanet.org/lti6?lang:fr;p=henriette+marie;n=de+france

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]