Sophie de France (1786-1787)

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Sophie de France
Description de cette image, également commentée ci-après
Sophie Beatrix de France, ébauche par Élisabeth Vigée Le Brun.
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Sophie Hélène Beatrix de France
Surnom « Madame Sophie »
Naissance
Versailles (France)
Décès (à 0 an)
Versailles (France)
Sépulture Nécropole de Saint-Denis
Père Louis XVI de France
Mère Marie-Antoinette d’Autriche
Religion Catholicisme
Sophie de France endormie dans son berceau, pastel de Mme Vigée Le Brun, collection Georges de Lastic, château de Parentignat

Sophie Hélène Beatrix de France, née à Versailles le , morte à Versailles le , dite « Madame Sophie », fut le dernier des quatre enfants du roi de France Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette.

Naissance et baptême[modifier | modifier le code]

L'annonce d'une nouvelle grossesse avait été pour la reine une réelle surprise : elle venait tout juste d'offrir un second fils à la France (le futur Louis XVII) et semblait ne plus désirer d'enfants, ayant déjà donné deux « mâles » aux Bourbons. Dès sa naissance, la petite princesse, de taille supérieure à la normale, fut la fierté de ses parents et un réconfort pour sa mère, attaquée de tous côtés.

La petite Sophie est baptisée le , jour de sa naissance, dans la chapelle du château de Versailles par Louis-Joseph de Montmorency-Laval, évêque de Metz, Premier Baron chrétien, grand aumônier de France, en présence d'Aphrodise André Jacob, curé de l'église Notre-Dame de Versailles : son parrain est Ferdinand, archiduc d'Autriche, frère de la reine Marie-Antoinette, représenté par Louis Stanislas Xavier de France, futur Louis XVIII, et sa marraine est Madame Élisabeth, sœur du roi Louis XVI[1].

Extrait du baptême de Sophie de France, registre de la paroisse Notre-Dame-de-Versailles, Archives départementales des Yvelines

Mort à Versailles[modifier | modifier le code]

Malgré l'hypothèse d'une santé fragile ou d'une atteinte de la tuberculose ou d'une malformation crânienne[réf. souhaitée] sur les causes de son décès, aucun témoignage d'époque ne permet de s'orienter vers une hypothèse plus probante l'une que l'autre. Le témoignage laissé sur la mort de la Dauphine dans les Mémoires de Madame la Duchesse de Tourzel ne mentionne rien de la sorte, seulement une mort subite du nourrisson, parti dans une constitution normale à sa promenade en landau, et ramené mort[réf. souhaitée] dans les bras de Madame de Tourzel au château, alors première gouvernante de Louis-Charles. Les gouvernantes, toutes réunies dans les appartements de la Dauphine après la catastrophe, ne sauront comment annoncer la nouvelle à la Reine qui adorait sa fille, la surnommant dans ses lettres "mon fol amour". Madame de Tourzel expliqua dans ses mémoires qu'elle eut ces mots "quelque soit la manière dont on lui annoncera, elle ne s'en remettra jamais ! ", avant de voir arriver la Reine en courant et en pleurs, venue car ayant eu un terrible pressentiment, bien que personne n'avait encore communiqué sur la mort de l'enfant. En voyant toutes ses dames et gouvernantes réunies choquées et pleurant dans la chambre de sa fille, sans un mot Marie-Antoinette comprit et perdit immédiatement connaissance. Les mémoires et lettres de Madame de Tourzel, qui constituent le témoignage authentique le plus fiable, expliquèrent que la Reine lui confia avoir sentie sa fille mourir en elle. C'était le au château de Versailles. La petite Dauphine fut inhumée le à la basilique Saint-Denis[2].

Marie-Antoinette se verra inconsolable de la perte de sa « petite Sophie » et entra dans une dépression profonde au point d'écrire dans une lettre à Madame de Tourzel datée de 1788, "Si je n'avais pas eu mes autres enfants adorés, j'aurais souhaité mourir".

Bien que l'on prétende que Louis XVI fut profondément attristé de la mort de sa fille, aucun témoignage d'époque ne permet de vérifier de telles affirmations. La correspondances de Madame la Princesse de Lamballe, les correspondances et mémoires de Madame la baronne d'Oberkirch[3], de Madame la Duchesse de Tourzel[4], ou de Madame Campan[5], femme de chambre de la Reine, ne mentionnent nullement un quelconque amour paternel du Roi pour Louis-Charles et Marie-Sophie, ne semblant avoir de préoccupation et de réelle affection que pour ses deux aînés, longuement attendus.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Les Princes du malheur - Le destin tragique des enfants de Louis XVI et Marie-Antoinette, Philippe Delorme, Éditions Perrin (Paris)
  • 2016 : Louis XVII La Biographie, Philippe Delorme, Via Romana (Versailles)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Registre des baptêmes (1786) de l'église Notre-Dame de Versailles, Archives départementales des Yvelines
  2. Registre des sépultures (1787) de l'église Notre-Dame de Versailles, Archives départementales des Yvelines
  3. Madame la baronne d'Oberkirch, Mémoires sur la cour de Louis XVI et la société française avant 1789, Paris, Mercure de France, (ISBN 2-7152-2227-0)
  4. Madame Madame la duchesse de Tourzel, Mémoires, Mercure de France, (ISBN 2-7152-2475-3)
  5. Madame Campa,, Mémoires, Mercure de France, (ISBN 2-7152-2181-9)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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