Halle Tony-Garnier

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Halle Tony-Garnier
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Façade principale de la halle
Type Salle de concert
Lieu Lyon
Coordonnées 45° 43′ 48″ nord, 4° 49′ 30″ est
Architecte Tony Garnier
Inauguration 1988 (réhabilitation)
Capacité 17 000
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1975)
Logo monument historique Patrimoine XXe s.
logo de Halle Tony-Garnier
Logo de Halle Tony-Garnier.
Géolocalisation sur la carte : Lyon
(Voir situation sur carte : Lyon)
Halle Tony-Garnier
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Halle Tony-Garnier

La halle Tony-Garnier est une salle de concert, appartenant à la ville de Lyon, située dans le quartier de Gerland. Avec une capacité de 4 416 à 5 496 places assises et une capacité totale de 17 000 places[1], avec les normes de sécurité en vigueur, elle est l'une des plus grandes de France.

Elle est inscrite à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1975, pour sauvegarder les éléments d'architecture de l'ancienne grande halle des abattoirs[2].

Situation[modifier | modifier le code]

Le bâtiment d'orientation nord-sud est situé dans le sud du quartier de Gerland et du 7e arrondissement de Lyon, bordé au nord par l'avenue Debourg, à l'est et au sud par l'allée Maryam-Mirzakhani et à l'ouest par l'avenue Tony-Garnier, du nom de l'architecte de la halle, Tony Garnier.

Historique[modifier | modifier le code]

C'est la fermeture des abattoirs de Perrache à la fin du XIXe siècle pour des raisons hygiéniques qui pousse à une réflexion sur de nouveaux abattoirs.

Dès 1905, l'architecte Tony Garnier se voit confier par Édouard Herriot, de nombreux travaux, dont celui des abattoirs de la Mouche.

Réquisitionnés pour l'effort de guerre en 1914, ils sont transformés en arsenal militaire. En 1967, quand les abattoirs déménagent à Corbas, les bâtiments des abattoirs de la Mouche sont alors désaffectés.

À l'abandon, les halles frôlent la démolition et sont sauvées par un classement aux Monuments Historiques en 1975.

En 1987, après dix années d'abandon, la Ville de Lyon, propriétaire des halles, décide de confier leur réhabilitation aux architectes Reichen et Robert. Les travaux sont colossaux : réfection du sol, création des sous-sols pour des locaux techniques, création des colonnes techniques pour un espace modulable. Un éclairage des arches métalliques type « Tour Eiffel » met en valeur la structure architecturale. Mais l'activité d'affectation n'est pas officielle.

Plusieurs idées de projet de musées sont avortées (transport, communication).

Dès , la halle rénovée devient un lieu culturel lyonnais officiel et reconnu sous le nom de « halle Tony-Garnier ». Elle accueille une programmation d'événements : tournages, concerts, salons et conventions. Les premiers concerts (Mylène Farmer et Paul Mc Cartney) lui confèrent rapidement la renommée d'une salle de spectacle internationale[3].

Sa programmation éclectique et sa situation géographique la rendent populaire. Les Lyonnais s'emparent de ce nouveau lieu de vie culturelle (Téléthon, Festival Berlioz, concerts d'artiste français ou internationaux, Festival Lumière).

Elle possède une capacité de 4 416 à 5 496 places assises et une capacité totale de 17 000 places, avec les normes de sécurité en vigueur. Elle est l'une des plus grandes de France.

Halle Tony-Garnier avant le concert de System of a Down -

En 2000, l'atelier de la Rize de l'architecte Albert Constantin [archive] détient le marché pour optimiser la modularité des lieux, l'isolation acoustique, l'installation de passerelles techniques et de gradins rétractables. Ces aménagements permettent de moderniser et perfectionner l'éclairage en vue d'une exploitation en salle de spectacle.

La salle de concert et d'exposition a vu sa renommée établie par la constitution de la première biennale européenne d'art contemporain en 1997 à Lyon par le Musée d'Art contemporain de Lyon. Cette biennale s'associe depuis 1991 aux différentes biennales de cinéma, danse, etc. en Europe.

En 2019, elle fait l'objet d'une exposition en résonance avec la célébration du 150e anniversaire de la naissance de Tony Garnier en partenariat avec les Archives municipales de Lyon intitulée « La Halle, une bête de scène »[4].

Garnier-Tony, Lyon, halle, marché aux bestiaux et abattoirs

Avant sa transformation en 1988 en salle de concerts et d'expositions, la halle Tony-Garnier abrite d'abord le marché aux bestiaux de l'agglomération. Elle reprend de manière plus industrielle le principe structurel de la « salle des Machines » créée à Paris pour l'exposition universelle de 1889. Tony Garnier et l'ingénieur Bertrand de Fontviolant s'en inspirent pour concevoir la grande halle du marché aux bestiaux des abattoirs de la Mouche. Inaugurée en 1914 pour l'exposition internationale urbaine de Lyon, elle est réquisitionnée comme usine d'armement lors de la Grande Guerre. Rebaptisée par la suite halle Tony-Garnier, elle reste la plus éloquente trace de la Cité industrielle esquissée par Tony Garnier. De tous les bâtiments des abattoirs, seule la halle fut conservée lors de la rénovation en 1988.

La halle Tony-Garnier est rénovée une seconde fois en 2000.

Logo des 100 ans de la halle Tony-Garnier.

En 2014, la halle Tony-Garnier fête ses cent ans. À cette occasion, une série de dix concerts « labellisés » ont lieu, parmi lesquels Shaka Ponk, Peter Gabriel et The Black Keys[5].

Architecture[modifier | modifier le code]

Sa superficie de 17 000  équivaut à pas moins de deux terrains de football mis bout à bout, et, prouesse technique, la charpente métallique de son édifice est d'un seul tenant, constituée de 22 fermes sans pilier central[6]. Mis au point par l'Atelier de la Rize, le scénario dispose d'une salle modulable dont les gradins et la scène peuvent adopter différentes configurations et s'escamoter entièrement en sous-sol afin de faire table rase. Décomposés en plateaux de 210 m2 (et 200 tonnes), les nouveaux gradins mobiles reposent sur des pieds repliables à deux positions.

La particularité de la halle Tony-Garnier est que pour les concerts, cette salle est modulable en fonction du nombre de spectateurs. La salle peut ainsi accueillir de 3 000 à 17 000 personnes (assis et debout confondus)[1].

Exemples de grandes manifestations[modifier | modifier le code]

Captations - Tournages DVD Live[modifier | modifier le code]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • 17 000 places en capacité maximale (grands concerts), avec un parterre (places assises ou debout)[8], le gradin arrière utilisé au maximum
  • 210 m de long, 80 m de large, 21 m de haut au faîtage
  • 17 000  sans pilier, avec une charpente métallique d'un seul tenant, constituée de 22 fermes[6].
  • 4 appentis de 100 m2 dont 2 équipés en loges/bureaux
  • 1 bâtiment de production de 1 400 m2 de stockage et de loges pour les artistes
  • de 4 416 à 5 496 places assises en gradins
  • 5 salles de réunion annexes de 15 à 60 personnes
  • les places de stationnement sur le site sont réservées aux équipes de production. 1 500 places pour les spectateurs à proximité.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Le tramway de la ligne T1, devant la halle Tony-Garnier.

La Halle est accessible en transports en commun :

  • Métro de Lyon Ligne B à l'arrêt Debourg.
  • Bus en mode C Ligne C7 à l'arrêt Place des docteurs Mérieux; Bus TCL Ligne 34 et Bus TCL Ligne 60 à l'arrêt Halle Tony-Garnier.
  • Tramway de Lyon Ligne T1 à l'arrêt Halle Tony-Garnier.
  • Stations Vélo'v: Halle Tony-Garnier, située avenue Tony-Garnier (angle rue Pierre Riboulet) ; Place de l'École (angle rue de Saint-Cloud).

Littérature[modifier | modifier le code]

Le roman policier Attentat à la Halle Tony Garnier de Bernard Domeyne (Édilivre, (ISBN 978-2-414-55904-6)) met en scène un attentat terroriste lors d'un spectacle à la Halle Tony Garnier[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Halle Tony Garnier », sur lyon.fr (consulté le )
  2. « Ancien marché aux bestiaux des abattoirs de la Mouche, actuellement salle des fêtes et salle de concert dite halle Tony Garnier », notice no PA00117810, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. J. Iaboni, « Ça s'est passé près de chez vous le 5 novembre... en 1989 », sur Le Progrès, (consulté le ).
  4. « Une série d’événements pour marquer cet anniversaire », sur Le Progrès, (consulté le ).
  5. Caroline Girardon, « Lyon: La halle Tony Garnier fête ses 100 ans », sur 20 Minutes, (consulté en )
  6. a et b Catherine Chambon (coordinatrice éditoriale), Tony Garnier : L'air du temps, Lyon, Musée urbain Tony-Garnier, , 199 p. (ISBN 978-2-9538637-3-4), p. 77-83.
  7. « Les Enfoirés sont de retour à Lyon... en toute discrétion », sur Le Progrès, (consulté le )
  8. Site de la halle Tony-Garnier avec plan : http://www.halle-tony-garnier.com/services/index.php
  9. « Attentat à la Halle Tony Garnier - Bernard Domeyne - Édilivre », sur Éditions Édilivre (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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