The Black Keys

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The Black Keys
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The Black Keys, au South by Southwest en 2010.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Blues rock, rock alternatif, garage rock
Années actives Depuis 2001
Labels Alive Records, Fat Possum Records, Nonesuch Records, V2 Records, Warner Bros.
Site officiel www.theblackkeys.com
Composition du groupe
Membres Dan Auerbach
Patrick Carney

The Black Keys est un groupe de blues rock américain, originaire d'Akron, dans l'État de l'Ohio[1],[2]. Le groupe est composé du chanteur et guitariste Dan Auerbach et du batteur Patrick Carney. Le nom du groupe provient d'un artiste schizophrène nommé Alfred McMoore que le duo connaissait et qui aurait laissé des messages incohérents sur le répondeur de leurs pères se référant à eux comme des «notes noires» (traduction de l'anglais black keys) quand il était en colère[3].

Le groupe sort son premier album The Big Come Up en 2002 sur le label indépendant Alive Records, label spécialisé en musique underground, fondé par Patrick Boissel. En 2003, ils rejoignent le label de blues Fat Possum Records basé dans l'État du Mississippi et rencontrent le succès mondial avec l'album Thickfreakness. The Black Keys rendent un hommage appuyé au défunt guitariste Junior Kimbrough qu'ils considèrent comme leur principale source d'inspiration. Ils ont d'ailleurs réarrangé nombre de ses morceaux, Do the Rump sur The Big Come Up ou encore Everywhere I Go sur Thickfreakness. En 2006, ils lui ont même consacré un mini album, Chulahoma, comprenant 6 reprises du guitariste. L'album Brothers, sorti le 18 mai 2010, compte plus d'un million d'exemplaires vendus[2]. Leur dernier album, Turn Blue, est sorti le 7 mai 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts et Thickfreakness (2001-2003)[modifier | modifier le code]

Le guitariste et chanteur Dan Auerbach, et le batteur Patrick Carney se rencontrent vers huit ou neuf ans dans un quartier d'Akron[4]. Auerbach et Carney ont tous deux des antécédents musicaux. Auerbach est le cousin du guitariste Robert Quine, un « vétéran de la scène avant-rock new-yorkaise. » Carney est le neveu du saxophoniste Ralph Carney, qui a joué sur plusieurs albums de Tom Waits. Pendant leurs études au Firestone High School, ils se lient d'amitié[4], même s'ils viennent de différents horizons[5] — Auerbach était capitaine de l'équipe de football du lycée, et Carney était un reclus[6]. Encouragés par leurs frères, le duo commence à jammer en 1996 ; Auerbach apprenait à jouer de la guitare en même temps, et Carney possédait un enregistreur quatre pistes et une batterie[7],[8]. Après avoir obtenus leur diplôme, ils passant brièvement à l'Université d'Akron avant leur renvoi[5],[9].

Le groupe sort son premier album, The Big Come Up, au début de l'année 2002. L'album est une jolie réussite pour un groupe de rock indépendant. Sont tirés de cet album deux singles, Leavin' Trunk et She Said, She Said. Les deux chansons sont des reprises : Leavin 'Trunk est un standard de blues traditionnel et She Said She Said est un titre des Beatles. La chanson I'll Be Your Man est, plus tard, utilisée comme thème de la série Hung sur HBO[10]. Malgré les ventes modestes de The Big Come Up, il attire l'intérêt du public et des critiques, leur permettant de signer avec le label Fat Possum Records[11].

Le groupe sort Thickfreakness en avril 2003, qui est enregistré dans la cave du batteur Patrick Carney en 14 heures sur un magnétophone 8 pistes. L'album est reçu positivement par les critiques et engendre trois singles : Set You Free, Hard Row, et une reprise de Richard Berry, Have Love Will Travel. La reprise de Junior Kimbrough est, cette fois, Everywhere I Go à l'origine de Junior Kimbrough. Time nomme plus tard Thickfreakness troisième meilleur album de l'année 2003[12]. Cette année, le duo reçoit une offre de ₤200 000 pour l'usage d'une de leur chanson sur une publicité pour une marque anglaise de mayonnaise. leur suggestion de leur agent artistique, ils rejettent l'offre de peur d'être des « vendus » et de ne plus avoir l'estime de leurs fans[13],[14],[15]. Le groupe tourne intensément en 2003, jouant ses premières dates hors des États-Unis et ouvrant notamment pour Sleater-Kinney, Beck, et Dashboard Confessional[16],[17]. Cependant, la fatigue oblige le groupe à annuler ses dates européennes[16]. En août, le groupe fait débuts télévisés au Late Night with Conan O'Brien et joue aux Reading and Leeds Festivals[17],[18]. Alors que la popularité de leurs pairs, The White Stripes, s'accroit, The Black Keys est souvent comparé à ces derniers — souvent comme groupe dérivé — les deux groupes possédant deux formations, étant originaire du Midwest, jouant des sons bluesy[6],[19].

Rubber Factory et Magic Potion (2004-2006)[modifier | modifier le code]

Auerbach avec The Black Keys en décembre 2006.

The Black Keys publie un EP, The Moan, le , avec Have Love Will Travel, comme version alternative de Heavy Soul, et deux reprises. Le groupe se retrouve en difficulté financière et a du mal à percer de nouveau auprès des radios et télévisions ; ils accumulent $3 000 de pertes de recettes pendant leur tournée européenne[6]. Frustré par ce manque de succès, le groupe décide de vendre sa musique, commençant avec Set You Free pour une publicité chez Nissan[7]. La chanson sera placé ailleurs dans les médias télévisés et même vidéoludiques[15]. Le groupe joue à plusieurs festivals de renom à la mi-2004, comme le Coachella[20] et le Bonnaroo[21].

Le groupe revient le 7 septembre 2004 avec son troisième album, Rubber Factory, enregistré dans une usine désaffectée. L'album contient les singles 10 A.M. Automatic, 'Til I Get My Way, et Girl Is on My Mind. L'album est enregistré entre février et mai 2004[22]. Il est le premier du groupe à atteindre la 143e place du Billboard 200[23]. Rubber Factory reçoit des critiques très positives et est cité parmi les meilleurs de l'année par Entertainment Weekly et The New Yorker[24]. Deux singles y sont issus, 10 A.M. Automatic et le single double face-A 'Till I Get My Way/Girl Is on My Mind. L'acteur David Cross réaliser le clip pour 10 A.M. Automatic[25]. Le duo soutient l'album avec une tournée nord-américaine, européenne, et australienne[26]. En 2005, le groupe sort son premier album live, Live, enregistré au Metro Theatre de Sydney, en Australie, le 18 mars 2005. En juillet, ils jouent au festival Lollapalooza[27].

Le 2 mai 2006, The Black Keys sortent Chulahoma: The Songs of Junior Kimbrough, un album six-titres qui comprend des reprises de chansons de Junior Kimbrough. Il est le dernier publié au label indépendant Fat Possum Records. Le groupe signera après chez la major Nonesuch Records[28]. Magic Potion est leur quatrième album, publié sur Nonesuch Records. Il est leur premier disque à ne contenir que du matériel original[28]. Publié le 12 septembre 2006, l'album est le premier du groupe publié chez Nonesuch[29].

Attack and Release et Brothers (2008-2010)[modifier | modifier le code]

Auerbach joaunt avec The Black Keys en mars 2008.

Attack and Release, le cinquième album du groupe est produit par Danger Mouse et publié le 1er avril 2008. Le disque reçoit des critiques parfois partagées mais Rolling Stone le classe à la 83e place des plus grands albums des années 2000. La chanson I Got Mine est utilisé dans la bande originale du film Homefront et sorti en 2014.

Brothers est publié le 18 mai 2010, comprenant 15 chansons. L'album a été produit par les Black Keys et Mark Neill et a été mixé par Tchad Blake. Les singles Tighten Up (produit par Danger Mouse) et Next Girl permettent à l'album de rencontrer un vif succès commercial avec plus d'un million de copies vendues à ce jour. L'album est récompensé par l'award du meilleur album dans la catégorie musique alternative. Il est aussi classé à la seconde place du classement des meilleurs albums de 2010 par le magazine Rolling Stone.

El Camino (2011-2013)[modifier | modifier le code]

Le septième album du groupe sort le 5 décembre 2011[30]. Les références à l'histoire du rock américain y sont nombreuses[31]. Porté par les singles Lonely Boy, Gold On The Ceiling et Little Black Submarines il est comme son prédécesseur un triomphe commercial, vendant plus de 200 000 copies la semaine de sa sortie aux États-Unis et se classant 2e au Billboard. En 2013 il reçoit l'award pour le meilleur album de rock.

Turn Blue (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

Le 21 mars 2014, les Black Keys annoncent la sortie de leur huitième album Turn Blue via le Twitter du boxeur Mike Tyson. Ce disque paraît le 7 mai 2014. Il est produit par Danger Mouse. Turn Blue est précédé du single Fever dévoilé le 24 mars 2014[32].

Matériels[modifier | modifier le code]

Dan Auerbach utilise du matériel vintage : guitare Harmony H78 que l'on voit le plus souvent, une Harmony Stratotone, une Thunderbird 64, une Supro Coronado blanche, une National noir. Il se branche sur deux amplificateurs ; un Marshall et un Fender. Il utilise également une pédale fuzz Big Muff de chez Electro Harmonix ou Sovtek. Les claviers sont aussi vintages : Rhode, orgue Farfisa.

Membres[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Musiciens de tournée[modifier | modifier le code]

  • Nick Movshon – basse (2010)
  • Leon Michels – claviers, percussions (2010)
  • Gus Seyffert – basse, voix (depuis 2010)
  • John Wood – claviers, guitare, chœurs, percussions (depuis 2010)

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Deschamps, « The Black Keys : en route pour la gloire », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Philippe Brochen, « The Black Keys à pleins tubes », Libération, Next,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Jim Carney, « Akron artist Alfred McMoore dies; cried for people he never met », Ohio.com,‎ (lire en ligne)
  4. a et b (en) Nishan Gopalan, « Hilarious Black Keys Drummer Patrick Carney on Not Growing a Beard, Damon Dash, and Danger Mouse », Vulture, New York Media LLC, (consulté le 22 janvier 2013).
  5. a et b (en) Andrew Leahey, « The Black Keys: Brothers In Arms », American Songwriter, (consulté le 8 décembre 2011).
  6. a, b et c Brian Hiatt, « Black Keys Rising », Rolling Stone, no 1148,‎ , p. 38–41, 66 (lire en ligne)
  7. a et b (en) « The Fresh Air Interview: The Black Keys », NPR Music, NPR, (consulté le 2 février 2012).
  8. (en) Jimmy Leslie, « Fuzz freak: the Black Keys' Dan Auerbach on the majesty of muck », Guitar Player,‎ .
  9. (en) Kevin Joy, « Retro-rock duo from Akron now playing to arena crowds », The Columbus Dispatch, The Dispatch Printing Company, (consulté le 13 mars 2012).
  10. Épisode Keeping it Primitive with The Black Keys de la série Morning Edition. Diffusé pour la première fois le 24 novembre 2006 sur le réseau NPR. Autres crédits : Inskeep, Steve. Visionner l'épisode en ligne.
  11. (en) Gary Graff, « The Black Keys hitting all the right notes », Reading Eagle, Reading Eagle Company, (consulté le 13 mars 2012).
  12. (en) Josh Tyrangiel, « Top 10 Everything 2003: Music – 3. Thickfreakness by The Black Keys », Time.com, Time Inc., (consulté le 8 juin 2012).
  13. (en) Épisode The Fresh Air Interview: The Black Keys de la série Fresh Air. Diffusé pour la première fois le 31 janvier 2011 sur la chaîne WHYY-FM du réseau NPR. Autres crédits : Gross, Terry. Visionner l'épisode en ligne.
  14. (en) Dave Simpson, « 'We've put in more hours than anyone': The Black Keys interviewed », guardian.co.uk, Guardian Media Group, (consulté le 6 février 2012).
  15. a et b (en) Épisode The Black Keys: No longer the underdogs de la série CBS News Sunday Morning. Autres crédits : Mason, Anthony. Visionner l'épisode en ligne.
  16. a et b (en) Andrew Dansby, « Black Keys Open 'Factory' », Rolling Stone, (consulté le 11 mars 2012).
  17. a et b (en) « Black Keys Unlock World Tour, New Single », Billboard.com, Prometheus Global Media (consulté le 13 février 2013).
  18. (en) « Episode dated 8 August 2003 (8 Aug. 2003) », IMDb (consulté le 13 février 2013).
  19. Ben Ratliff, « ROCK REVIEW; A Blues Duo Seeking Virtue In Plainness », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  20. {en}} (en) Simon Vozick-Levinson, « Black Keys on Their First Coachella as Headliners », Rolling Stone, (consulté le 1er mai 2013)
  21. (en) Tom Kielty, « Bonnaroo fest off to a scorching start », The Boston Globe, (consulté le 22 janvier 2013).
  22. (en) Rubber Factory - The Black Keys - manuel/notice du CD (Fat Possum Records) id=80379-2.
  23. (en) « The Black Keys – Awards », AllMusic (consulté le 22 janvier 2013)
  24. Niz Proskocil, « Black Keys retain bare-bones blues and rock combo », Omaha World-Herald,‎
  25. (en) « Black Keys Rock The Elderly In New Video », Billboard.com, Prometheus Global Media, (consulté le 17 mars 2013).
  26. (en) « Black Keys Rock The Elderly In New Video », Billboard.com, Prometheus Global Media (consulté le 13 février 2013).
  27. Jim DeRogatis, « basic PROGRAMMING // It's not an alt-rock fest anymore, but it's fan-friendly and sounds good », Chicago Sun-Times,‎ , p. 42.
  28. a et b (en) Joan Anderman, « Black Keys retexture the blues », The Boston Globe,‎
  29. (en) Joan Anderman, « Impressions: Pop Recordings », The Boston Globe,‎ (lire en ligne)
  30. Pierre Ancery, « C'est quoi, être blues en 2011? », Slate.fr,‎ (lire en ligne)
  31. « El Camino The Black Keys », 3230, sur Télérama,
  32. The Black Keys: Fever, un nouveau morceau sans âme, Eléonore Prieur, Le Figaro, 25 mars 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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