Gilles Bourdouleix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Gilles Bourdouleix
Illustration.
Fonctions
Maire de Cholet
En fonction depuis le
(7 mois et 26 jours)
Élection (partielle)
Prédécesseur Lui-même
Délégation spéciale

(26 ans, 1 mois et 1 jour)
Prédécesseur Maurice Ligot
Successeur Délégation spéciale
Lui-même
Député français

(15 ans et 1 jour)
Élection
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
Circonscription 5e de Maine-et-Loire
Législature XIIe, XIIIe et XIVe
Groupe politique UMP (2002-2012)
UDI (2012-2013)
NI (2013-2017)
Prédécesseur Maurice Ligot
Successeur Denis Masséglia
Président du CNIP

(6 ans et 12 jours)
Prédécesseur Annick du Roscoät
Successeur Bruno North
Conseiller régional des Pays de la Loire

(4 ans, 4 mois et 17 jours)
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Angers (Maine-et-Loire)
Nationalité Française
Parti politique UMP
CNIP (2009-2015)
UDI (2012-2013)
DVD (depuis 2015)
Profession Avocat

Gilles Bourdouleix, né le à Angers, est un homme politique français. Il est maire de Cholet depuis 1995, député du Maine-et-Loire de 2002 à 2017 et président de l'agglomération du Choletais depuis 2017.

Il préside le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) de 2009 à 2015 après en avoir assuré le porte-parolat. Il est membre fondateur de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), qu'il quitte en 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Avocat associé et fondateur du cabinet d'avocats BM&A, il est inscrit au barreau de Paris depuis 2010[1].

Il a été chargé de cours en droit constitutionnel à l'unité de formation et de recherche (UFR) en droit et sciences sociales de l'université d'Angers.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Gilles Bourdouleix est élu maire de Cholet pour la première fois le , avec 148 voix d'avance. Il succède à Maurice Ligot, dont il est le directeur de cabinet. Il est réélu maire en 2001, après que sa liste a obtenu 61,7 % des voix au second tour. Il est également président de la communauté d'agglomération du Choletais, créée en 2001, puis de l'agglomération du Choletais, fondée en 2017.

Conseiller régional pour la Convention démocrate – Fédération des Clubs Perspectives et Réalités entre 1998 et 2002, il quitte son mandat qui est non cumulable avec son mandat de député de la 5e circonscription de Maine-et-Loire. Après avoir essuyé un échec en 1997 contre Maurice Ligot, il est élu le avec 61 % des voix face à Antoine Mouly (Parti socialiste), puis réélu, le avec 56 % des suffrages face à Laurence Adrien Bigeon (Parti socialiste).

Gilles Bourdouleix est inscrit au groupe UMP. Membre de la commission des lois, il est nommé rapporteur du projet de loi relatif à la réforme de la filiation () et du projet de loi portant fusion des professions d'avocat et d'avoué près les cours d'appel (). Il est également membre de la mission d'information sur l'optimisation de la dépense publique et membre de la mission d'information parlementaire sur la question du port du voile intégral, dès sa constitution en 2009.

Durant son mandat de député, bien que membre de la majorité, il n'hésite pas à marquer son opposition face à certaines mesures gouvernementales (réforme constitutionnelle, bouclier fiscal notamment)[réf. nécessaire]. Il vote contre le traité constitutionnel européen en 2005[2].

En 2008, la liste Cholet Passion qu'il conduit à Cholet l'emporte au premier tour, avec 51,5 % des suffrages exprimés[3].

De 2008 à 2017, Gilles Bourdouleix préside l'Association pour la gestion indépendante des réseaux de transport public (AGIR)[4], réseau de transport public indépendant qui représente un bassin de 4,7 millions d'habitants et 320 communes desservis. Il est également vice-président du Groupement des autorités responsables de transport (GART).

Il est candidat en deuxième position sur la liste du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), conduite par Annick du Roscoät dans la circonscription Île-de-France, en vue du renouvellement de 2009 du Parlement européen. Cette liste arrive en 14e position, ne réunissant que 0,42 % des voix. D' à , il est président du CNIP.

Le , il se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2012 afin d'y représenter le CNIP[5]. Il annonce le , jour du dépôt des parrainages, n'avoir obtenu que 205 signatures de maires et ne peut donc se porter candidat[6].

Il est réélu pour un troisième mandat de député le avec 51,07 % des voix[7] face à Laurence Adrien Bigeon (Parti socialiste). Il annonce le qu'il siège dans le groupe Union des démocrates et indépendants (UDI)[8]. À la suite de sa démission de l'UDI, il rejoint fin le groupe des non-inscrits[9]. En , dans le cadre du financement public des partis politiques, comme cinq autres députés, il se rattache financièrement à Debout la République[10].

Le , la liste Cholet Passion l'emporte pour la quatrième fois, avec 55,49 % des suffrages exprimés[11] au second tour face à la liste "Un nouvel élan pour Cholet", menée par Jean-Marc Vacher (PS).

Gilles Bourdouleix quitte la présidence du CNIP en 2015 sur fond de dissensions au sein du parti. Le positionnement originel du CNIP est le centre-droit, de ce qu'il était à l'époque de René Coty ou d'Antoine Pinay. Il se déclare ainsi contre tout rapprochement avec le Front national et n'exclut pas l'idée de créer un nouveau parti[12]. Bruno North, à qui il s'est opposé, est élu président du CNIP en [12].

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir à l'élection présidentielle le candidat Les Républicains, François Fillon[13]. Il change d'avis la semaine suivante[14].

En raison de la réglementation interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur, il décide de ne pas être candidat aux élections législatives de 2017. Il se présente en suppléant de Patrice Brault (divers droite), qui obtient 31,6 % des voix au second tour dans la 5e circonscription de Maine-et-Loire[15].

Le , le Conseil d'État annule les élections municipales de 2020 à Cholet, en raison d’un non-respect des dispositions du code électoral lors du second tour. De nouvelles élections sont organisées[16]. Le , Gilles Bourdouleix l'emporte au premier tour avec 56,8 % des voix, dans un contexte de forte abstention[17], il est réélu maire par le conseil municipal le .

Controverses[modifier | modifier le code]

Propos sur les gens du voyage[modifier | modifier le code]

En , en marge de la visite d'un champ occupé par des gens du voyage, Gilles Bourdouleix, excédé par des saluts nazis, des accusations de racisme ou encore les menaces de viol envers sa femme enceinte, marmonne : « Comme quoi, Hitler n'en a peut-être pas tué assez »[18]. Ces propos, rapportés par le journal Le Courrier de l'Ouest, provoquent un tollé. Pour se justifier, l'élu indique : « Vous faire traiter de Hitler, vous croyez que c’est agréable non ? On se fait injurier à longueur de temps. L'autre jour, ils me traitaient de pédophile. Alors qu’eux, la moitié des enfants sont entre pères, grands-pères , etc. »[19].

En , la cour d'appel d'Angers condamne Gilles Bourdouleix à une amende de 3 000 euros pour apologie de crime contre l'humanité (en première instance, l'amende était avec sursis)[20]. En , la Cour de cassation annule sa condamnation, estimant que les propos ont été tenus « dans des circonstances exclusives de toute volonté de les rendre publics »[21].

Enquête préliminaire sur ses indemnités[modifier | modifier le code]

Une enquête préliminaire est ouverte à son encontre à l'été 2021. Lui-même et les élus de sa majorité municipale sont soupçonnés de s'être octroyés des indemnités supérieures au plafond autorisé, pour un montant total de trois millions d'euros[22],[23]. Les élus de l'opposition ne touchent en revanche aucune indemnité[24]. Il est placé en garde à vue le [25] ainsi que le directeur général des services et la directrice générale adjointe[25]. Ils en ressortent au bout de trente-six heures sans qu’aucune mise en examen ne soit prononcée[24].

Autres enquêtes[modifier | modifier le code]

Deux autres enquêtes sont ouvertes par la suite pour des suspicions de concussion, d'infractions à la réglementation sur les armes à feu et de faux et usages de faux[23].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Gilles Bourdouleix est marié avec Natacha Poupet Bourdouleix, conseillère départementale pour le canton de Cholet-2, depuis [26]. Il est également le beau-frère de Christian Prudhomme, directeur du Tour de France[27].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gilles Bourdouleix devient avocat », Ouest-France, (consulté le ).
  2. Laurent de Boissieu, « Affaire Bourdouleix : le CNIP, entre droite et extrême droite », sur La Croix.fr, (consulté le ).
  3. « Municipales 2008 Cholet », Ouest-France (consulté le ).
  4. « Il fait l'actu Transports : Gilles Bourdouleix prend la tête de l’Agir », sur lemoniteur.fr, Le Moniteur, (consulté le )
  5. « Cholet : Gilles Bourdouleix, candidat à la présidentielle de 2012 » », Ouest-France, (consulté le ).
  6. « Présidentielle. Au moins dix candidats, peut-être onze », Ouest-France, (consulté le ).
  7. « Second tour : Résultats Cholet - Elections législatives 2012 », Le Monde.
  8. « Le Député Gilles Bourdouleix siégera au groupe de l'Union des Démocrates et Indépendants », Centre national des indépendants et paysans, (consulté le ).
  9. « Bourdouleix rejoint les non-inscrits à l'Assemblée », Le Point, (consulté le )
  10. Gilles Bourdouleix se rattache à Debout la République
  11. https://www.ouest-france.fr/municipales-cholet-gilles-bourdouleix-reelu-maire-avec-5498-2065351
  12. a et b Emmanuel Galiero, « Bruno North élu président du CNIP », sur www.lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le )
  13. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  14. « Gilles Bourdouleix soutient à nouveau François Fillon », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  15. https://www.20minutes.fr/elections/resultats/maine-et-loire/05-circonscription
  16. Yves Tréca-Durand, « Élection municipale annulée et perquisitions en série à Cholet », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le ).
  17. « Élection municipale à Cholet : Gilles Bourdouleix réélu dès le premier tour », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le )
  18. « Cholet. Retour des gens du voyage : Bourdouleix évoque Hitler », sur courrierdelouest.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
  19. Paul Larrouturou, « Le député-maire UDI Gilles Bourdouleix sur les gens du voyage : "Comme quoi, Hitler n'en a peut-être pas tué assez…" », Le Lab Europe 1, (consulté le ).
  20. « Propos anti-Roms : l'élu Gilles Bourdouleix condamné en appel », sur lefigaro.fr, 12 août 2014.
  21. « La condamnation pour propos anti-Roms de Gilles Bourdouleix annulée », sur lemonde.fr, 15 décembre 2015
  22. Anthony Torzec, « Indemnités des élus : Gilles Bourdouleix, maire de Cholet, visé par une enquête préliminaire », sur mediacites.fr, (consulté le ).
  23. a et b Jean-Loup Adenor, « Gilles Bourdouleix, maire déchu de Cholet, dans le viseur de la justice », sur marianne.net, Marianne, (consulté le )
  24. a et b Yves Tréca-Durand, « Perquisitions et garde à vue : l’enquête se poursuit contre le maire de Cholet », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le )
  25. a et b « Le maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, placé en garde à vue », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le ).
  26. « Natacha Poupet Bourdouleix », sur maine-et-loire.fr (consulté le )
  27. « Le patron du Tour de France, Bourdouleix et Poulidor », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le )
  28. Alexandre Blaise, « Cholet. Municipales : Gilles Bourdouleix, le poing sur la table, quitte à la renverser », sur ouest-france.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]