Maurice Ligot

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Maurice Ligot
Illustration.
Fonctions
Député de la 5e circonscription de Maine-et-Loire

(13 ans, 11 mois et 26 jours)
Élection 5 juin 1988
Réélection 28 mars 1993
1er juin 1997
Législature IXe, Xe et XIe
Groupe politique UDF (1988-1993)
UDFC (1993-1997)
UDF (1997-2002)
Prédécesseur Lui-même (indirectement)
Successeur Gilles Bourdouleix

(7 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 12 mars 1978
Réélection 14 juin 1981
Législature VIe et VIIe
Groupe politique UDF
Prédécesseur Jean Huchon
Successeur Lui-même (indirectement)
Député de Maine-et-Loire
scrutin proportionnel à un tour

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Législature VIIIe
Groupe politique UDF
Prédécesseur Scrutin proportionnel
Successeur Scrutin proportionnel
Secrétaire d'État auprès du Premier ministre
chargé de la Fonction publique

(1 an, 7 mois et 2 jours)
Président Valéry Giscard d'Estaing
Premier ministre Raymond Barre
Gouvernement Barre I et II
Prédécesseur Gabriel Péronnet
Successeur Jacques Dominati
Député de la 5e circonscription de Maine-et-Loire

(3 ans, 5 mois et 25 jours)
Élection 11 mars 1973
Législature Ve
Groupe politique UC
Prédécesseur René Le Bault de La Morinière
Successeur Jean Huchon
Biographie
Date de naissance (92 ans)
Lieu de naissance Niort, Deux-Sèvres
Nationalité Française
Profession Administrateur civil retraité
Résidence Cholet, Maine-et-Loire

Maurice Ligot, né le à Niort (Deux-Sèvres), est un homme politique français. Il est député centriste du Maine-et-Loire de 1973 à 2002 et maire de Cholet de 1965 à 1995. De 1976 à 1978, il est secrétaire d'État à la fonction publique dans le premier gouvernement Barre puis dans le second. En 1988, il est le co-fondateur avec Jean Auroux, ancien ministre et maire de Roanne, de la Fédération des maires des villes moyennes, devenue Fédération des villes de France en 2014[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Maurice Ligot est le fils de Maurice Alexandre Ligot (1894-1951), né à Cholet (Maine-et-Loire) et de Madeleine Rousseau (1897-1990), née à Angers, fille de Guillaume Rousseau, industriel de la tannerie. Il étudie à l'Institut d'études politiques de Paris puis à l'École nationale d'administration (ENA).

Il est chargé de mission à la présidence de la République pour les affaires africaines et malgaches, auprès de Jacques Foccart, un des plus proches conseillers de Charles de Gaulle. Ensuite, il exerce la fonction de chef de cabinet du ministre de l'Intérieur, Roger Frey. Appelé au gouvernement par le président Valéry Giscard d'Estaing, auprès du Premier ministre Raymond Barre, il œuvre en qualité de secrétaire d'État chargé de la fonction publique de 1976 à 1978. Maire de la ville de Cholet de 1965 à 1995, il siège à l'Assemblée nationale comme député du Maine-et-Loire de 1973 à 2002[2].

À la fin du XIXe siècle, Célestin Port fait remarquer que Cholet ne possède ni musée ni bibliothèque. Il a fallu un siècle, selon Geoffrey Ratouis, pour que la ville de Cholet se dote d'une bibliothèque. Après Léon Pissot, la question est toujours d'actualité quand Maurice Ligot accède au poste de maire. En 1976 la nouvelle mairie ouvre ses portes, face au jardin du mail. En 1969 le parc Perroteau accueille les premiers livres ; en 1975, le premier bibliobus sillonne la ville ; c'est en 1984 que plus de trente mille titres sont mis à disposition dans la nouvelle médiathèque-bibliothèque municipale Élie Chamard, contigüe au nouvel hôtel de ville. Va suivre le nouveau musée d'art et d'histoire de Mail2[3].

L'ancien hôpital-hospice de la rue Tournerit à Cholet, enregistre le départ des dernières religieuses en 1970 . Très attendu, le nouveau centre hospitalier est inauguré, rue de Marengo, par le député-maire Maurice Ligot le [4].

Mandats et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

  • mandat du (élections générales) au (nomination au gouvernement) ;
  • mandat du (élections générales) au (fin de législature) ;
  • mandat du (élections générales) au (fin de législature) ;
  • mandat du (élections générales) au (fin de législature) ;
  • mandat du (élections générales) au (fin de législature) ;
  • mandat du (élections générales) au (fin de législature) ;
  • mandat du (élections générales) au (fin de législature) ;
  • membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, du au  ;
  • membre de la commission des affaires étrangères, du au  ;
  • membre et rapporteur spécial de la commission des finances, de l'économie générale et du Plan, du à 2002 ;
  • membre de la commission de contrôle de la gestion du fonds d'action sociale, du au  ;
  • membre de la commission de contrôle sur le fonctionnement et le devenir des premiers cycles universitaires, du au  ;
  • membre de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi d'orientation (no 1581) relatif à l'administration territoriale de la République, du au  ;
  • délégué de l'Assemblée nationale pour l'Union et les communautés européennes ;
  • vice-président, du au .

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

  • secrétaire d'État à la Fonction publique dans le premier gouvernement Barre du au  ;
  • secrétaire d'État à la Fonction publique dans le second gouvernement Barre du au .
Le mouchoir rouge de Cholet, dont l'usage a été notamment popularisé par Maurice Ligot[6].

Publications[modifier | modifier le code]

Maurice Ligot a aussi écrit quelques articles pour le Bulletin de la société des sciences, lettres et arts de Cholet (SLA)[7], dont :

  • L'abbé Luçon, curé de la Jubaudière (1932, pages 49 à 70) ;
  • L'enfance et la jeunesse vendéenne du Cardinal Luçon (1934, pages 289 à 301) ;
  • La commune rurale, ses origines, son histoire (1936, pages 97 à 123) ;
  • Maire de campagne (1941, pages 13 à 38) ;
  • Stofflet ( 1945-46-47, pages 25 à 55) ;
  • La situation économique et sociale des industries angevines et choletaises sous la monarchie de juillet et durant l'année 1848 (1948-49, pages 93 à 101) ;
  • La SLA, un élément essentiel de la promotion culturelle de notre région (1981-83, pages 9 à 10).

Hommages[modifier | modifier le code]

Florence Ganivet lui rend hommage en 2004[8] en ces termes : Maurice Ligot déclare « Cholet est un peu comme mon enfant ». Il n'en est plus maire mais sa passion pour la ville qu'il a administrée pendant trente ans semble toujours aussi grande. Pour preuve, il publie — après son retrait de l'hôtel de ville (1965-1995) — L'Audace d'une ville : Cholet et Osez entreprendre, un ouvrage à l'attention des acteurs potentiels du développement local. « J'avais fait ma première campagne, en 1965 » en expliquant que Cholet ressemblait à un orchestre de talent auquel il manquait un chef. « Petit à petit, le Cholet moderne est né », explique Maurice Ligot, en guise de compte rendu de mandature. À 76 ans, l'ancien député UDF du Maine-et-Loire préside encore l'Association pour la route Nantes-Poitiers-Limoges, ainsi que le Club des grands aménageurs qu'il a fondé pour faire bouger Cholet.

Maire de Cholet de 1965 à 1995, après Victor Marie Baudry (lui en plusieurs périodes), il détient, le record de fidélité continue des Choletais, avec ses trente années d'affilée comme maire de Cholet[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 30 ans villes de France », sur vimeo.com (consulté le 6 janvier 2020)
  2. « Cholet Maurice Ligot raconte Édouard Corniglion-Molinier », sur www.courrierdelouest.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le 7 septembre 2019)
  3. a et b Cholet : Portraits de nos maires d'alors
  4. Jean-Claude Michon, « Cholet. Histoire locale : La difficile laïcisation de l’hôpital de Cholet », sur ouest-france.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le 17 juillet 2020)
  5. « Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 12 mars 2018)
  6. Jean-Joseph Chevalier 2013, p. 94.
  7. Société des sciences, lettres et arts de Cholet et de sa région, Tables analytiques générales, Cholet, Atelier d'animation ville de Cholet, , 192 p., p. 52
  8. Florence Ganivet, « Vie locale : Maurice Ligot », sur lexpress.fr, l'Express, (consulté le 17 juillet 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Joseph Chevalier, Le mouchoir rouge de Cholet : Histoire d'un tissu à message(s), Brissac-Quincé, Éditions du Petit Pavé, , 111 p. (ISBN 978-2-84712-364-7, notice BnF no FRBNF43569771) . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • André-Hubert Hérault (préf. Maurice Ligot), Maulévrier dans les guerres, Maulévrier, Hérault, , 238 p. (ISBN 978-2-7407-0332-8, notice BnF no FRBNF45171434)

Liens externes[modifier | modifier le code]