Noyal-Muzillac

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Noyal-Muzillac
Image illustrative de l'article Noyal-Muzillac
Blason de Noyal-Muzillac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Muzillac
Intercommunalité Communauté de communes Arc Sud Bretagne
Maire
Mandat
Patrick Beillon
2014-2020
Code postal 56190
Code commune 56149
Démographie
Gentilé Noyalais, Noyalaise
Population
municipale
2 530 hab. (2014)
Densité 52 hab./km2
Population
aire urbaine
14 875 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 33″ nord, 2° 27′ 19″ ouest
Altitude 40 m (min. : 7 m) (max. : 87 m)
Superficie 48,89 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Noyal-Muzillac [nwajal myzijak] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Elle fait également partie des 12 communes de l'intercommunalité Arc Sud Bretagne et de l'arrondissement de Vannes.

En 1999, la commune a obtenu le label « Bourg du Patrimoine Rural de Bretagne » de l'association des Communes du Patrimoine Rural de Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Nuial en 1066, Nuial Plebs au XIIe siècle[1], Noéal en 1252, Nuail prope Misuilhac en 1287[2] et Noyal au XVe siècle.

Noal-Muzilheg en breton.

Dérive du breton insulaire Novios, devenu nevez (nouveau) en breton contemporain. Noyal-Muzillac pourrait, en son temps, avoir été une ville nouvelle par rapport à un habitat plus ancien situé dans la région.

Ce toponyme est antérieur à l'arrivée des Bretons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles effectuées au XIXe siècle ont mis au jour des sites de la Préhistoire et de la période romaine comme des voies et des éléments d'une villa.

Après la chute de l'empire romain, lors des migrations bretonnes, les premières paroisses apparaissent. C'est probablement à cette époque que naîtra la paroisse avec pour patron saint Martin de Tours.

La période féodale verra de nombreux seigneurs s'implanter sur les terres noyalaises. Manoirs et maisons de notables vont être érigés en campagne comme dans le bourg.

La période révolutionnaire conduira assez tôt les Noyalais à soutenir le partie des Blancs et plus particulièrement la Chouannerie. Les troupes de Le Batteux viendront d'ailleurs punir ces habitants lors d'une expédition punitive sanglante en 1793.

En 1802 est né à Noyal-Muzillac Julien Daniélo, littérateur qui se fera connaître dans le milieu littéraire parisien. Il sera le dernier secrétaire de François-René de Chateaubriand (1768-1848). Julien Daniélo décèdera à Paris en 1869.

Des apparitions mariales ont été rapportées près du village de Kerio en 1874[3]. Une chapelle a été élevée sur le site.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Noyal-Muzillac (Morbihan).svg

Les armoiries de Noyal-Muzillac se blasonnent ainsi :

Mi-tranché : au un, de gueules au léopard lionné d’hermine, au deux d’argent à trois fasces de sable.
(Armes des familles de Muzillac Blason Famille Muzillac.svg et de Noyal Blason fam es Fortia (selon Gelre).svg.)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Patrick Beillon[4]   Agriculteur
mars 2001 mars 2014 Yvon Bernard DVG  
1983 2001 Paul Laudrain    
1971 1983 Henri Surzur    
1944 1971 François Laudrain    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 530 habitants, en augmentation de 4,98 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 977 2 653 2 300 2 369 2 329 2 378 2 273 2 347 2 395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 343 2 385 2 420 2 409 2 415 2 435 2 454 2 368 2 345
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 278 2 272 2 250 2 076 2 130 2 102 2 008 1 890 1 838
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 781 1 682 1 640 1 772 1 864 1 920 2 193 2 480 2 530
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin, qui conserve de l'époque romane quelques voûtes datées du XIe siècle. La période gothique du XVe siècle est également très présente avec d'imposantes arcades ogivales et des chapiteaux aux motifs variés. La nef et le chœur sont enrichis de remarquables tableaux du XVIIe siècle. Sa chapelle du Rosaire, au sud, possède également un imposant tableau de 1819.
  • Le bourg conserve de nombreuses résidences nobiliaires et de notables des XVIe et XVIIe siècles aux imposantes lucarnes Renaissance dont la Maison du Patrimoine édifiée en 1602 par maître François Mourault, notaire de la juridiction de Cohignac en Berric.
  • Chapelle de Benguë : elle est désignée au XVIIIe siècle comme Notre-Dame-de-la-Bénédiction. Cet édifice rectangulaire est agrémenté d'une sacristie à trois pans accolée au sud et datée de 1768. En 1793, la chapelle a été incendiée par le républicain Le Batteux lors d'une expédition punitive contre des actes de chouannerie. La chapelle conserve un retable en pierre blanche caractéristique du XVIIIe.
  • Chapelle de Brangolo : son nom « Brangolo », peut se traduire par « les lumières sur la colline ». Cet édifice porte, au nord, la date de 1590 et a connu des travaux également au XVIIe siècle. L'intérieur conserve des statues et des peintures murales des XVIIe et XVIIIe siècles probablement.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Seigneurie de Branféré, Noyal-Muzillac, aveu et dénombrement, bail, 1599-1779, cote 14 J 36 > Fonds Freslon de la Freslonnière, Archives I&V, fonds 14 J.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans le cartulaire de Redon
  2. Dans les archives du Chapitre de Vannes
  3. [1]
  4. « Municipales à Noyal-Muzillac. Patrick Beillon, maire, a 6 adjoints », ouest-France, 31 mars 2014.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .