Cendrey

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Cendrey
Cendrey
Pont sur la Beune à Cendrey.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Baume-les-Dames
Intercommunalité Communauté de communes du Doubs Baumois
Maire
Mandat
Gérard Faivre
2014-2020
Code postal 25640
Code commune 25107
Démographie
Population
municipale
191 hab. (2016 en augmentation de 2,69 % par rapport à 2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 17″ nord, 6° 14′ 44″ est
Altitude Min. 232 m
Max. 481 m
Superficie 5,52 km2
Localisation

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Cendrey est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sendré en1182, 1275 ; Sendrey en 1182 ; Ceneriacus au (XIIIe siècle ?) ; Cendrey (depuis le XVe siècle)[1].

Situé dans la vallée de l'Ognon, le territoire de Cendrey est assez accidenté. Le village est construit sur un éperon étroit qui domine la plaine alluviale de l'Ognon et celle du ruisseau de la Beune. Les maisons s'alignent de part et d'autre du CD 23 pour se concentrer autour de l'église et de la mairie. L'altitude à cet endroit est de 266 mètres, puis s'élève graduellement jusqu'à 468 mètres dans le Haut-Bois. Le territoire communal est traversé par le ruisseau de la Beune, qui longe l'éperon sur son versant nord-est.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La D486 qui la relie à Besançon (Les Marnières) - Thise - Marchaux - Chaudefontaine et Rougemont coupe le village dans la partie basse. La D23 (Cendrey-Baume-les-Dames) traverse le village sur toute sa longueur, tandis que la D268 (Cendrey-Germondans) relie Cendrey à Flagey-Rigney. Des chemins ruraux permettent d'atteindre Battenans-les-Mines (route carrossable) et Avilley (chemin de terre). Cendrey est situé à 16 km au nord-est de Marchaux et à 30 km au nord-est de Besançon.

Cadastre[modifier | modifier le code]

Premier cadastre établi en 1809. Territoire communal de 547 ha, dont 215 en forêt (1970).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Flagey-Rigney Larians-et-Munans
(Haute-Saône)
Ollans Rose des vents
La Tour-de-Sçay N Avilley
Battenans-les-Mines
O    Cendrey    E
S
Villers-Grélot Rougemontot

Histoire[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Ancien Régime. - Subdélégation de Vesoul, maîtrise des Eaux et Forêts de Baume-les-Dames.

Révolution. - District de Besançon, canton de Rigney.

XIXe – XXe siècles - Arrondissement de Besançon, canton de Marchaux.

Situation judiciaire[modifier | modifier le code]

Ancien régime - Présidial de Vesoul, bailliage de Vesoul, prévôté de Montbozon.

Notaires.

Étude de notaire attestée depuis 1679.

Des outils néolithiques (haches polies et aphanite, grattoirs et morceaux de meules en grès) ont été découverts en divers endroits du territoire communal et même sur l'emplacement du village actuel. Le site de Cendrey se prête admirablement à l'installation d'un village néolithique, puisqu'il s'agit d'un éperon. Des « murgers » situés à la base de cet éperons indiquent que celui-ci a sans doute été barré. Cendrey s'inscrivait ainsi dans la liste des éperons barrés qui flanquent l'Ognon sur la rive gauche.

Au lieu-dit la Combe aux Francs, des morceaux de tuiles à rebord et de céramique attestent la présence d'une construction gallo-romaine, que l'on peut dater de la fin du IVe siècle.

Au début du siècle, un curage du ruisseau la Beune a permis de mettre au jour, au lieu-dit le Pré du Taureau, deux sarcophages en pierre de l'époque mérovingienne. Il y a quelques années, un sondage très réduit, effectué sur le même lieu permettait de découvrir une tombe en pleine terre de la même époque, mais cette sépulture ne contenait aucun mobilier. Il est probable qu'un petit cimetière mérovingien se trouve là.

En 1182, Pierre, prévôt de l'abbaye du Grand-Saint-Bernard, concède à l'abbaye Saint-Paul de Besançon, moyennant un cens de 8 sols payable à la dédicace de Saint-Étienne, l'église de Cendrey. Les chanoines du Grand-Saint-Bernard se réservent un droit de gîte pour 3 ou 4 chevaux une fois par an, au cas où ils viendraient au dit lieu.

À partir de cette date l'histoire de Cendrey va se confondre avec celle de l'illustre abbaye bisontine, dont la politique semble avoir été d'agrandir le plus possible ses biens sur Cendrey, soit par des achats, soit par des reprises de fiefs. En effet, le finage de Cendrey est partagé en grand nombre de petit fiefs relevant de petits seigneurs locaux.

En 1227, Aymon, fils de Barthélemy dit Clerc de Larians, restitue à l'église de Saint-Paul le droit qu'il possédait sur l'église de Cendrey et sur ses dépendances ; par le même acte, il fait donation à l'église de Saint-Paul de tous ses biens présents et à venir à Cendrey.

En 1237, Hugues, frère d'Étienne de Larians, fait une donation en aumône à l'église de Saint-Paul, de tous les droits qu'il avait sur l'église de Cendrey et sur ses dépendances. Deux ans plus tard, c'est Étienne de Larians, dit Gaweyns, qui remet à l'église de Saint-Paul des droits qu'il avait sur l'église de Cendrey, droits qu'il déclare tenir de la dite église de Saint-Paul. En 1241, les prieurs et le chapitre de l'église Saint-Paul donnent à Humbert, dit Roguier de Cendrey, un meix situé en ce lieu avec les biens en dépendant, lequel Roguier, en raison de cette donation, se reconnaît homme et sujet des prieurs et du chapitre de Saint-Paul.

En 1265, l'abbaye Saint-Paul agrandit encore son domaine à Cendrey par deux achats. Le premier achat est fait à Jean, dit Malugard, des hommes et des sujets taillables, de leurs meix et des terres en dépensant la somme de 204 livres estevenats. Le second achat est plus modeste, puisque pour 19 livres estevenants. Renaud de Rognon, damoiseau, vend à l'abbaye un pré et un champ situés au lieu-dit « Prerepone », lesquelles pièces de terre sont appelés le Champ Saint-Pierre.

En juillet 1281, Renaud, dit Afermous, de Bavans, damoiseau, reprend en fief de Saint-Paul plusieurs sujets et leurs meix. Au mois de septembre de la même année, c'est Pierre de Verchamps, chevalier, et Clémence, sa femme, qui reprennent en fief des sujets et tout ce qu'ils possédaient à Cendrey, en raison de la succession de la dite Clémence. L'année suivante, les frères Étienne et Guy, damoiseaux, fils du seigneur de la Côte, vendent à l'abbaye tout ce qu'ils avaient à Cendrey en hommes, terres, prés, meix et forêts, pour le prix de 35 livres.

En 1285, Pierre dit Contre, damoiseau, vend à l'abbaye trois meix remplis pour le prix de 45 livres estevenants. En 1298, Vuillemin, prêtre et Jean, son frère donnent à l'abbaye en perpétuelle aumône la 9e partie des grosses et menues dîmes de Cendrey et de son finage, la 15e partie des fruits qui parviendra à l'avenir dans la corvée de Renaud de Sorans, située au finage de Cendrey, la 15e partie de ceux de la corvée situé contre le bief de Cendrey.

Ventes et reprises et fiefs se succèdent au XIIe siècle, permettant ainsi à l'abbaye Saint-Paul d'accroître ses biens à Cendrey. En 1306, l'abbé de Saint-Paul et le curé de Cendrey conviennent que l'abbaye aurait les 2/3 des oblations et aumônes faites à ladite église et généralement de tous ses biens.

Huges de Besnans, damoiseau, en 1333, reprend en fief d'Henri de Sauvagney, abbé de Saint-Paul, tout ce qu'il tenait à Cendrey mouvant du fief de ladite abbaye. En 1348, c'est au tour d'Henri de Verchamps, damoiseau, de se reconnaître vassal de Saint-Paul pour tout ce qu'il tient à Cendrey.

1349 est une année terrible pour la communauté de Cendrey, durement frappée par la peste noire, qui emporte plus du tiers des habitants. L'année suivante, la maladie sévit à nouveau et c'est encore le tiers des survivants qui disparaît. En 1360, Philippe, duc de Bourgogne, vend à l'abbaye Saint-Paul trente livres de terre à Cendrey pour de 800 florins.

Au XVe siècle, la mairie de Cendrey, qui regroupe les biens de l'abbaye de Saint-Paul dans les villages de la Tour-de-Sçay, la Bretenière, Rougemontot, Battenans-les-Mines, Ollans, Avilley, Montussaint, Flagey-Rigney, et Gesans, est, de très loin, la plus importante des mairies instituées par l'abbaye. En tant que patron de l'église, l'abbaye présente un candidat et garde les 2/3 des revenus paroissiaux, ce qui représente, à la fin du XVe siècle, 200 sous et 10 livres de cire ; quant aux dîmes elles rapportent à la même époque 46 bichots de grain.

C'est au début du XVe siècle que fut construit sur le ruisseau la Beune, le moulin de l'Oiselet.

En 1595, le village de Cendrey est incendié par les bandes de Tremblecourt à la solde de Henri IV.

En 1609, les officiers de la mairie de Cendrey portent plainte auprès de l'abbé de Saint-Paul pour avoir été battus et mal traités en exerçant la justice dudit abbé.

Le 12 avril 1616, Jeanne Perreguey, veuve de Claude Dumont, est condamné à avoir la tête tranchée et séparée du corps pour crime d'infanticide et immoralité. Un lieu-dit la Combe de la Femme sans Tête rappelle encore aujourd'hui ce tragique fait divers sans que l'on puisse savoir s'il indique le lieu de l'exécution, ou une terre exploitée par cette femme.

En 1690, les moines de l'abbaye de Bellevaux prélèvent des dîmes sur la Pré d'Oye.

L'abbé de Saint-Paul institue François Bougeot, maire de Cendrey en 1754.

La fin du XVIIIe siècle est marqué par de nombreux procès qui opposent l'abbé de Saint-Paul à Charles, Marie, François, Joseph, marquis de Franchet, seigneur de Rans et de Cendrey, conseiller au Parlement de Besançon, à propos de leurs droits réciproques sur la seigneurie de Cendrey. En 1769, Louis XV ordonne, par l'intermédiaire du Parlement de Besançon, qu'une enquête soit menée pour mettre fin à ces différents litiges.

Les principales activités de Cendrey sont la polyculture et l'élevage. On dénombre en 1688 : 10 chevaux, 64 bêtes à cornes, 26 porcs et 13 moutons. Le village compte 14 maisons, occupées par 92 habitants. Au milieu du XVIIIe siècle, la population a plus que doublé, elle comprend 80 hommes, 85 femmes, 24 garçons et 35 filles. Cette population, entièrement paysanne, exploite 620 ouvrées de champ, 62 faux de près et 128 ouvrés de vigne, dont 23 seulement donnent un vin de bonne qualité. Le cheptel est constitué par 12 chevaux, 3 juments, 50 bœufs, 40 vaches et 20 veaux et génisses, 135 porcs, 80 moutons, alors que 18 charrues sont mis en œuvre pour les labours. Les porcs sont marqués au feu de la lettre "C" à l'épaule gauche. De 1762 à 1769, leur nombre varie de 62 à 212.

Familles existant au XVIIIe siècle (1750)[modifier | modifier le code]

Allemand, Alin, Babey, Barbey, Barbey, Bassot, Beaulieu, Bougeot, Bousson, Bouvot, Carisey, Carra, Chanet, Chofardet, Coste, Gallet, Goguely, Guillemin, Guyotguillain, Jovillain, Merceret, Meura, Mieget, Mignot, Minary, Monneret, Moutelle, Moussus, Narey, Oudot, Oudry, Pageot, Pelletier, Ravillard, Roche, Rouhier, Tatu, Thomas, Tirole, Tribouley, Veyrat d'Urbet, Vichot, Vuillier.

Histoire religieuse[modifier | modifier le code]

Situation ecclésiastique

Ancien Régime. - Doyenné de Baume-les-Dames, paroisse de Cendrey. Église sous le vocable de saint Rémi. Collateur : abbaye Saint-Paul de Besançon.

Actuellement. - Zone pastorale des plateaux de Vesoul. Doyenné de Montbozon - Rioz. Paroisse de Cendrey.

La donation faite par l'abbaye du Grand-Saint-Bernard à celle de Saint-Paul atteste qu'une église existait à Cendrey en 1181, mais on ne connaît pas sa date de construction ; il est cependant certain qu'elle s'élevait au même endroit que l'église actuelle ; on ignore aussi comment cette première église a disparu. En 1448, comme l'indique la pierre de dédicace enchâssée dans le mur du chœur, fut édifiée une seconde église. De cette église, ne subisse aujourd'hui que le chœur polygonal de style gothique flamboyant. Le chœur est flanqué à droite d'une chapelle latérale voutée en anse de panier. Les culots des arêtes représentent des têtes de personnages satiriques : un fou agitant sa marotte, une femme mitrée. À l'extérieur, la fenêtre centrale de l'abside comporte, sur un meneau, la sculpture mystérieuse de trois salamandres. Le sculpteur se serait-il inspiré d'une légende locale prétendant qu'un souterrain reliait l'église au château d'Ollans et que ce souterrain était gardé par un dragon ? Au-dessus de cette fenêtre, un arceau repose sur des têtes de « foultots » aux grandes oreilles. Ils étaient là, paraît-il, pour chasser les démons.

. En 1774, sur les plans dressés par Ch. Colombot, la nef de l'église fut reconstruite ainsi que le clocher et la sacristie, sans que l'on sache le motif de cette reconstruction. Le montant des travaux s'éleva à 20.415 livres. Le clocher flanque le vaisseau sur son côté sud, alors que l'ancien était près du chœur. Ces travaux ont nécessité un creusement de la cour de l'église, dans laquelle se trouvait le cimetière paroissial et qui, à cette occasion, fut transféré à son emplacement actuel. L'église de 1774, la troisième, a une façade au pignon aigu ; le portail à fronton triangulaire est d'ordre dorique. La chaire est remarquable par ses flancs en bois sculpté représentant les évangélistes avec leur symbole et au centre saint Rémi recevant l'ampoule du Saint-Chrême portée par une colombe. Une pietà du XVIIIe siècle présente un certain intérêt. En 1970, l'autel baroque fut démoli et remplacé par un autel plus dépouillé, mieux adapté à la liturgie actuelle.

Quelques sépultures se trouvent dans la nef. En 1704, Claude Thomas notaire, et sa femme, Marguerite Bouvot, obtiennent une concession à perpétuité située au bas de l'église du côté du couchant à 4 pieds des fonts baptismaux. Ils y furent enterrés, moyennant un paiement annuel à perpétuité de 3 livres 6 sols et 8 deniers. En 1706, les habitants de Cendrey ont un procès avec leur curé, d'Andresson de Waguener, à propos de toiles de corporaux et de ferrures pour la sacristie. Les habitants furent contraints de payer. En 1720, le même curé est en procès avec le maître d'école Guyotguillain pour troubles apportés au maître par le curé. Le curé veut renvoyer le maître, mais celui-ci est soutenu par la population. Le curé doit le garder encore un an, car le maître a un contrat de 3 ans.

Un maître d'école est attesté à Cendrey depuis le XVIIe siècle, mais nous connaissons le contrat qui, en 1771, liait pour 3 ans le maître d'école Lallemand avec la paroisse. Le maître d'école devait éduquer la jeunesse, assister le curé, sonner l'angélus en cas de menace d'orage, apprendre le catéchisme aux enfants deux fois par semaine, alimenter la lampe du tabernacle à condition qu'on lui fournisse l'huile. Pour cela il percevait 200 livres royales à la Saint-Martin. Quant aux écoliers, ils devaient payer 5 sous par mois pour apprendre à lire, 6 sous par mois pour apprendre à lire et à écrire, 8 sous par mois pour apprendre à lire, à écrire et à compter et 10 sous par mois pour apprendre à lire, à écrire, à compter et à chanter. Le maître devait se loger à ses frais tant qu'on n'aurait pas bâti une maison. Il était exempt des quarts de four au cas où il serait obligé d'en payer au seigneur d'Avilley.

Pendant la Révolution, Cendrey fut le centre de la résistance religieuse. L'église de Cendrey fut fermée parce que cette église ne servait qu'à « une fraction des habitants trop célèbre pour son fanatisme » et qu'ils attiraient à leurs cérémonies un grand nombre de fanatiques des environs. Les prêtres réfractaires Faivre, Pourchet et Triboulet étaient ouvertement protégés par les habitants de Cendrey.

En 1864 était édifié un petit oratoire de la Vierge au bas du village. En 1884, au lieu dit « La Côte Gaillard », fut érigé un calvaire de mission. Au pied de la croix, se trouvent les statues de la Vierge et de saint Jean avec les inscriptions Ecce mater tua - Ecce filius tuus.

Lors des inventaires consécutifs à la loi de la séparation des Églises et de l'État (1905), les habitants de Cendrey, toujours animés d'une foi ardente, s'étaient barricadés dans l'église pour empêcher ces inventaires. Il fallut faire venir une escouade du Génie pour forcer la porte de l'église qui, aujourd'hui encore, porte les traces de cette effraction. Autre conséquence de cette loi de 1905, le conseil municipal d'0llans ne voulut pas être « le complice d'un vol » et demanda que la commune ne fasse plus partie de la paroisse de Cendrey, ce qui lui fut accordé par le ministre de l'Intérieur. Ce qui fait qu'aujourd'hui, 0llans, village sans église, n'appartient à aucune paroisse.

Équipement[modifier | modifier le code]

Maison commune construite en 1834 (architecte Barthe). Acquisition d'une maison d'école en 1854. Lavoir public en 1829 et en 1836. Construction d'une machine élévatoire pour l'eau, 1838 (architecte Painchaux). Monuments aux morts, 1992. Électrification, 1910. Adduction d'eau, 1962. Assainissement, station d'épuration, 1967. Cabine téléphonique, 1980.

Cendrey possède aussi un « château », en réalité, belle maison bourgeoise construite en 1666 par un notaire, Vichot. Cette grande bâtisse, au toit à quatre pans très en pente, domine le village. Deux pièces du rez-de-chaussée (ancienne cuisine) sont voûtées en croisée d'arète. La charpente du bâtiment est un chef-d'œuvre de couverture. Plusieurs maisons du village possèdent des linteaux de fenêtre ou de porte en accolade, typiques du XVIIe siècle franc-comtois.

Folklore[modifier | modifier le code]

Les gens de Cendrey passent pour être fiers : « Il n'y a qu'un Paris, comme il n'y a qu'un Cendrey » disent-ils en parlant de leur village. Pour eux, à Cendrey tout est mieux qu'ailleurs. Aussi ceux des villages voisins lancent-ils ce quolibet injurieux, qui s'applique aux filles de Cendrey : « Les vaches de Cendrey que n'en point de pé » (qui n'ont point de pis).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1754 - François Bougeot    
1970 1980 Noël Chatrenet    
1980 1988 Roger Perfetti    
1988 Mars 2001 Josette Faivre    
mars 2001 2008 Jacques Faivre    
mars 2008 2014 Gérard Marcand[2]    
mars 2014 En cours Gérard Faivre SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2016, la commune comptait 191 habitants[Note 1], en augmentation de 2,69 % par rapport à 2011 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
294369366307457490445442452
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
356393397383352315301311316
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
307319298229252254228239217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
215187213203175188180186191
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population en 1657 : 53 ; 1688 : 92 ; 1790 : 354 habitants.

Pertes subies au cours des dernières guerres :

1914 - 1918 : 13 ;

1939 - 1945 : 1.


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La fontaine-lavoir-abreuvoir.
  • La fontaine-lavoir-abreuvoir au carrefour de la D486 et la D23.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Guide des A.D., II, p. 103-104. Bibliographie. — Bichez (R.), Racontottes de Franche-Comté, Besançon 1978, p. 47.
  • Lhomme (A.), Peste noire et grandes compagnies dans la seconde moitié du XIVe siècle, Mémoire de maîtrise, Fac. des Lettres de Besançon, 1978. Peyen (L.),
  • Le poète Armand Barthet, dans Acad. de Besançon, 1898, p. 24-138.
  • Dictionnaire des Communes du département du Doubs, partie Cendrey rédigée par Roger Perfetti, Tomme 2, Cêtre Besançon 1986 - (ISBN 2-901040-31-4)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE,
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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