Rougemont (Doubs)

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Rougemont
Rougemont (Doubs)
Vue générale.
Blason de Rougemont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Vallées Vertes
Maire
Mandat
Thierry Salvi
2020-2026
Code postal 25680
Code commune 25505
Démographie
Population
municipale
1 035 hab. (2019 en diminution de 13,39 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 55″ nord, 6° 21′ 21″ est
Altitude Min. 245 m
Max. 305 m
Superficie 18,33 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Baume-les-Dames
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Rougemont
Liens
Site web rougemont-doubs.fr

Rougemont est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Rubrimontains et Rubrimontaines[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Rougemont est situé à la frontière entre le Doubs et la Haute-Saône. Il est localement situé dans le territoire de l'Ognon, affluent du Doubs. La ville la plus proche est Baume-les-Dames. Le village de Rougemont borde la rivière du Drigeon dont la source provient des Roches de Nans.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rougemont est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (59,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (43,9 %), forêts (32,4 %), terres arables (12 %), zones urbanisées (4 %), prairies (3,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,5 %), eaux continentales[Note 2] (1,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Paysage[modifier | modifier le code]

Du fait du manque d'industrialisation, Rougemont est resté un bourg sans urbanisation récente majeure. La cité construite sur la butte conserve une allure moyenâgeuse et authentique. Les pourtours de la cité adoptent une architecture plus récente. Plusieurs demeures ont un style très élaboré.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rubeomonte en 1090 ; Rubeimonte en 1189 ; Rogemont en 1276 ; Roigemont en 1292 ; Rougemont en 1314. Le ont été ajoutées les communes de Chazelot (depuis 1278) - Montferney (Montfernier devant Rougemont en 1339 ; Montferney en 1394 ; Montfarney en 1584) - Morchamps (Grangia de Morencens en 1141 ; Mulchans en 1174 ; Morchens en 118 ; Curiam de Morchans en 1196 ; Morchant en 1392 ; Mortchamp en 1394 ; Mourchamps au XVe siècle ; Morchamps depuis 1776)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'activité humaine ont été mises au jour lors de fouilles dans les environs. Il s'agit d'un site préhistorique de Gondenans-les-Moulins. Des sépultures gallo-romaines ou mérovingiennes ont été découvertes dans la cité[10]. L'histoire de Rougemont est marquée par la construction d'un château dont il ne reste aucune ruine aujourd'hui. Par la suite, une citadelle est dressée sur la colline au XVIe siècle. Elle avait un donjon central, et quatre tours d'angle carrées, et était entourée d'un fossé[11]. La chapelle seigneuriale se situait à l'emplacement de l'actuelle église. En 1439, Philibert de Mollans fonde dans ce village la confrérie de Saint-Georges. En 1450, faute d'avoir un descendant mâle, la famille des Rougemont disparut, et les terres changèrent plusieurs fois de mains. Rougemont fut également un lieu religieux grâce au couvent des cordeliers.

Gilbert Cousin aborde brièvement Rougemont dans sa Description de la Franche-Comté: "Rougemont, place opulente autrefois, maintenant presque détruite où tous les ans à la fête de Saint-Georges, les nobles de toute la Bourgogne s'assemblent et passent ce jour-là dans les cérémonies religieuses et dans les plaisirs. Cette fête a été instituée vers l'an 1370."[12]

Le château fut démoli, car inhabité et non entretenu, en 1809[13]. Par la faute d'une industrialisation quasi inexistante, Rougemont est resté un bourg agricole, et n'a ainsi pas pu croître.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1789 Léonard Chichet   1er maire élu
  prairial IV Claude Ignace Bournois    
  ventôse V Jean Pierre Duvernet    
germinal V (mars 1797) ventôse VI Xavier Simon    
ventôse VI ventôse VI (février 1798) Nicolas Chaudot    
germinal an VI (mars 1798) an VIII François Linet    
thermidor an VIII (juillet 1808) février 1808 Jean Baptiste Briseux    
février 1808 août 1814 Jean Pierre Duvernet    
juin 1815 avril 1816 Félix Mercier    
mai 1816 1831 Claude François Guillemin    
1832 9 septembre 1839 Félix Mercier   mort en exercice
1840 1845 Joseph Guérin    
décembre 1845 février 1846 Jean-François Pourtier    
mars 1846 juin 1850 Claude François Chaudot    
août 1851 septembre 1853 Hyppolite Coulon    
décembre 1853 juillet 1865 Jean-François Bontront    
octobre 1865 novembre 1869 Jean Baptiste Charles Duvernet    
décembre 1869 1875 Marie-Léonard Guillemin    
mars 1878 1881 Jean Pierre Emile Revilliard    
avril 1881 1902 Louis Guérin    
avant 1988 ? Lucien Clerc    
mars 2001 juillet 2007
(décès)
Bernard Burtz    
septembre 2007 mars 2008 Philippe Gouverne    
mars 2008 En cours
(au 1er juin 2020)
Thierry Salvi[14],[15]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVG Fonctionnaire

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2019, la commune comptait 1 035 habitants[Note 3], en diminution de 13,39 % par rapport à 2013 (Doubs : +2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2001 1651 1071 1441 4531 4251 3721 3401 350
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2391 2721 3341 2421 2731 1601 1541 1461 118
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1701 2001 1589749521 097989984948
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
8789161 1101 1791 2001 2331 2321 2461 229
2014 2019 - - - - - - -
1 1761 035-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école et un collège sont présents sur le territoire communal.

Services et équipements publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un bureau de poste et d'une caserne de pompiers.

Sport et loisir[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux terrains de football (l'un en gazon et l'autre stabilisé), d'un gymnase, d'un plateau d'EPS, d'un dojo, de deux courts de tennis (dont l'un est couvert)[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Rougemont bénéficie du label de Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Monuments militaires[modifier | modifier le code]

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • La Maison d'Autrefois, une bâtisse paysanne présentant la vie paysanne et des petits vignerons locaux.
  • Manoirs et maisons anciennes.
  • L'ancienne gare.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gérard de Rougemont, évêque de Besançon au XIIIe siècle.
  • Humbert de Precipiano, archevêque de Malines (Belgique) aux XVIIe et XVIIIe siècles.
  • Justin Paillot, pharmacien et botaniste du XIXe siècle.
  • Charles-Émilien Thuriet, Magistrat et écrivain. Auteur de l'ouvrage « Étude Historique sur le bout de Rougemont (Doubs) », édition originale, 1877, imprimerie de Dodivers, 94 pages.
  • Robert Bichet, homme politique et écrivain. Auteur de l'ouvrage « Histoire de Rougemont », édition originale, 1973, imprimerie de Persan-Beaumont, 274 pages.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rougemont Blason
D’or à l’aigle de gueules becquée et couronnée d’azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Habitants.fr qui fait référence
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, 4, 5, Besançon, Cêtre, 1983, 1985, 1986.
  10. Dépliant "Rougemont, petite cité comtoise de caractère" 3e paragraphe.
  11. Dépliant "Rougemont, petite cité comtoise de caractère" 1er paragraphe, lignes 16 à 18
  12. « Livre Description de la Franche-Comté / par Gilbert Cousin », sur Gallica (consulté le ).
  13. Dépliant "Rougemont, petite cité comtoise de caractère" 1er paragraphe, lignes 20 à 22
  14. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. « Equipement de sport Rougemont » (consulté le ).
  21. « Église paroissiale de la Nativité de Notre-Dame, dite église du Crotot », notice no IA25000794, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Chapelle Notre-Dame de Montaucivey », notice no IA25000873, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Couvent de cordeliers », notice no IA25000792, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Lavoir », notice no IA25000777, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Fontaine, abreuvoir de la mairie », notice no IA25000776, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]