Boulevard Vincent-Auriol

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13e arrt
Boulevard Vincent-Auriol
Image illustrative de l’article Boulevard Vincent-Auriol
Vue sur le boulevard Vincent-Auriol.
Situation
Arrondissement 13e
Quartier Salpêtrière
Gare
Début 153, quai de la Gare
1 quai d'Austerlitz
Fin 11, place d'Italie
Morphologie
Longueur 1 410 m
Largeur 42 m
Historique
Création 1818
Dénomination 1er mars 1976
Ancien nom Boulevard de la Gare
Géocodification
Ville de Paris 9829
DGI 9853

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard Vincent-Auriol
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Le boulevard Vincent-Auriol est une voie du 13e arrondissement de Paris située dans le quartier de la Gare et celui de la Salpêtrière, qui relie la place d'Italie au pont de Bercy.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Long de 1 410 mètres, il débute à la jonction des quais d'Austerlitz et de la Gare pour finir place d'Italie. Le viaduc de la ligne (M)(6) occupe son terre-plein central, entre le pont de Bercy et la place des Alpes, où la ligne redevient souterraine.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Vincent Auriol, en 1951.

Cette voie doit son nom à Vincent Auriol (1884-1966), homme d'État français, président de la IVe République de 1947 à 1954.

Historique[modifier | modifier le code]

Le boulevard de la Gare dans les années 1900, à l'époque des omnibus de la CGO, lointain ancêtre de la RATP.

Le boulevard résulte du déplacement vers le sud en 1818 de la partie du mur des Fermiers généraux qui suivait, depuis sa création peu avant 1789, le boulevard de l'Hôpital jusqu'à l'emplacement de la rue Jenner puis entourait le domaine de l'hôpital de la Salpêtrière jusqu'à la Seine. Ce déplacement était destiné à rattacher à Paris le hameau des Deux-Moulins appelé « hameau d'Austerlitz » depuis 1806.

Ce parcours comprenait, comme pour la majeure partie de l'enceinte, un chemin de ronde intérieur (côté ville) large de 36 pieds (11,69 mètres) et un boulevard extérieur longeant le mur côté campagne de 15 toises (29,23 mètres) nommés « boulevard » et « chemin de la Gare », du quai de la Gare au chemin actuellement rue Nationale, boulevard et chemin de ronde d'Ivry, de ce chemin à la barrière de Fontainebleau (actuelle place d'Italie). Cette partie de l'enceinte comprenait, outre la barrière de Fontainebleau (ou d'Italie) existant avant l'extension de 1818, la barrière d'Ivry à l'emplacement de la place Pinel-rue Nationale et la barrière de la gare sur le quai[1].

Le boulevard a pris sa forme actuelle lors de la suppression de l'enceinte fiscale le 1er janvier 1860, suivie de la démolition du mur, et a pris le nom de « boulevard de la Gare » en 1864[2].

Un coin de la cite Doré, boulevard de la Gare (1913).

La raffinerie Say installée sur le boulevard entre la rue Nationale et la rue du Château-des-Rentiers était vers 1900 la plus importante raffinerie de sucre de canne du monde qui fonctionna de 1832 à 1968. C'était également avant 1914 la plus importante entreprise de l'arrondissement[3]. Un panneau Histoire de Paris rappelle son histoire.

Les maisons basses très dégradées et les commerces de proximité qui bordaient le boulevard ont été remplacés par de grands immeubles de logement dans les rénovations des années 1960 et 1970[4].

C'est par l'arrêté du 1er mars 1976 que le boulevard de la Gare a pris le nom de « boulevard Vincent-Auriol » en l'honneur de Vincent Auriol, président de la IVe République de 1947 à 1954.

Dans la nuit du 25 août 2005, un incendie dans un immeuble situé au no 20 fait 17 morts. Un lieu de mémoire se trouve dans le jardin James-Joyce voisin, et une plaque commémorative a été apposée sur la façade de l'immeuble[5]. Les rappeurs Médine et Seth Gueko ont tous deux évoqué ce drame dans l'une de leurs chansons.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Renaud Gagneux et Denis Prouvost, Sur les traces des enceintes de Paris, Parigramme, , 248 p. (ISBN 2840963221), p. 171-175.
  2. « Arrêté du 30 décembre 1864 », archive.org.
  3. Gilles-Antoine Langlois, 13e arrondissement. Une ville dans Paris, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, , 254 p. (ISBN 2905118474), p. 171.
  4. Gilles-Antoine Langlois, 13e arrondissement. Une ville dans Paris, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, , 254 p. (ISBN 2905118474), p. 160.
  5. « Le printemps dans le square James Joyce (Paris 13e) », pariscotejardin.blogspot.fr.